417. — A louise de marillac, a angers


télécharger 2.28 Mb.
page2/67
typeDocumentos
exemple-d.com > droit > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   67

422. — A LOUISE DE MARILLAC

De Paris, ce 31 janvier 1640.

Mademoiselle,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Celle que vous m’avez écrite par une main empruntée et qui me fut rendue hier et me parle de la diarrhée qui vous est survenue, m’a mis en peine non petite pour le mal que vous souffrez. Béni soit Dieu de ce que c’est son bon plaisir ! J’espère de sa bonté qu’il vous redonnera là santé et fais redoubler les prières pour cela. Mais que me dites-vous de revenir par eau, Mademoiselle ! O Jésus ! il s’en faut bien garder ! Je vous prie de faire faire un brancard et de louer ou acheter plutôt deux bons chevaux, nous baillerons ici ce qu’ils coûteront, et de vous en venir de la sorte. J’en ai fait une fois autant, et l’air me remit si bien qu’en moins de trois jours je me portai si bien que je me mis dans le carrosse de feu Madame la générale (I) si me semble. M. Grandnom en écrit, comme vous verrez par sa lettre, à un homme de qualité d’Angers.

M. du Fresne m’a dit par lui-même et sans que je lui en parlasse, qu’il est bon que vous m’envoyiez un reçu des deux mille livres qu’il a à vous et un mot de lettre pour lui, par laquelle vous lui mandiez de mettre cette somme entre nos mains ou de tel autre qu’il vous plaira.

Cette image est la dernière de celles que reproduit M. Georges Goyau dans son livre sur Les Dames de la Charité de Monsieur Vincent, Paris, 1918.

Lettre 422. — L. a. — Original à Dourdan (Seine-et-Oise) chez les Filles de la Charité.

1). Madame de Gondi, épouse de Philippe-Emmanuel de Gondi, général des galères.

- 12 -

M. votre fils s’offrait hier de vous aller trouver à Angers ; mais je ne l’ai pas jugé nécessaire ; mandez-m’en votre sentiment.

Vos filles font bien. Anne l’ancienne m’a dit que Marie (2) est trop exacte. Oh ! que nous avons grand besoin ici de vous pour le général des affaires ! J’espère de la bonté de Dieu qu’il vous ramènera en santé. Au nom de Dieu, Mademoiselle, faites tout ce que vous pourrez à cet effet et d’être la plus gaie qui vous sera possible.

Je rends grâces à Dieu de ce que notre chère sœur Isabelle (3) se porte mieux, et remercie très humblement notre chère Mère la supérieure de la Visitation Sainte-Marie (4) du ressouvenir qu’elle a de moi. Je m’en vas célébrer la sainte messe pour elle et pour toute sa sainte communauté. Bon jour, Mademoiselle. Je vous prie derechef d’avoir soin de votre santé. Je suis, en l’amour de Notre-Seigneur, votre très humble et obéissant serviteur.

VINCENT DEPAUL.

Il y a quelque temps que j’ai reçu les deux lettres ci-incluses.

Suscription. A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras, directrice des filles de la Charité de l’Hôtel-Dieu d’Angers, à Angers.

2) Probablement Marie Joly.

3) Élisabeth Martin.

4) Claire-Madeleine de Pierre, précédemment religieuse au premier monastère de Paris, où elle avait fait profession le 28 mai 1623 et qu’elle avait quitté en 1626 pour entrer au second monastère, lors de sa fondation. Elle fut mise à la tête des couvents d’Angers, de Tours et de Saumur. C’est dans cette dernière ville qu’elle mourut en 1674, âgée de 71 ans.

- 13 -

423. — A LOUIS LEBRETON

De Paris, ce 1er de février 1640.

Monsieur

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Je viens de recevoir la vôtre du 3 de janvier, et [ai] vu par icelle les bénédictions que Notre-Seigneur donne a vos travaux, dont je le remercie, et le prie de vous conserver longues années pour sa gloire et pour le bien de cette petite congrégation. Et vous, Monsieur, je vous supplie de faire pour cela ce que vous pourrez, de modérer à cet effet vos travaux et de vous nourrir. La petite indisposition que vous venez d’avoir vient faute de cela, à ce que je crains.

J’ai acquitté la lettre de change des cent livres que vous avez prises de M. Marchand il y a deux mois ou environ, ensemble les cinquante livres du change, et en ferons de même, Dieu aidant, de tout ce que vous prendrez. Je vous prie, Monsieur, de ne vous pas faudre (1) de prendre ce qu’il vous faudra.

Je loue Dieu de ce que le R. P. assistant (2) et vous approuvez le dernier projet que je vous ai envoyé, et respecte les modifications que vous y apportez. Je considérerai cela plus particulièrement et vous en écrirai au premier jour. Je pense, Monsieur, que vous ferez bien de travailler incessamment à l’établissement dans Rome et de louer, à cet effet, quelque petit logement, voire même d’acheter

Lettre 423. — L. a. — Dossier de Turin, original.

1). Ancien infinitif du verbe faillir.

2) Le Père Etienne Charlet, de la Compagnie de Jésus, assistant de France.

- 14 -

quelque petite maison, s’il s’en trouve, pour trois ou quatre mille livres, si petite et en quelque endroit que ce soit, dummodo sit sanus. Qu’importe que ce soit dans l’un des faux bourgs, puisque nous ne voulons pas faire des actions publiques dans la ville ! Le quartier de dehors du Vatican n’est pas fort éloigné. Je m’assure tant à la bonté de M. Marchand qu’il vous fera bailler cette somme, que nous rendrons de deçà à point nommé. Il est nécessaire que nous soyons habitués en ce lieu-là, je dis dans la ville ou dans l’un des faux bourgs.

Je m’en vas envoyer vos lettres à M. de Trévy, et à M. votre cousin la sienne et les trois brefs de Rome.

Nos missionnaires, cinq en nombre, pour le diocèse de Genève, partirent il y a trois jours (3). Il y en a un à dessein de le vous envoyer, si vous obtenez l’établissement.

Et pour le regard de la bulle de notre affermissement en la dernière manière, je vous prie de m’en envoyer le projet abrégé que je vous ai envoyé. Dans huit ou dix jours je vous écrirai s’il s’en faut tenir à ce dernier, selon lesdites modifications, sans attendre l’abrégé, et vous enverrai pareillement l’ordre que la Providence a tenu dans l’institution de notre compagnie. Je n’en ai voulu rien faire écrire jusques à présent ; mais il me semble que c’est la volonté de Dieu que nous en usions de la sorte, puisqu’elle nous est notifiée d’une si bonne part.

Je suis cependant, en l’amour de Notre-Seigneur et de sa sainte Mère, votre très humble et très obéissant serviteur.

VINCENT DEPAUL.

Suscription. A Monsieur Monsieur Lebreton, prêtre de la Mission, à Rome.

3). Par le contrat du 3 juin 1639, saint Vincent s’était engagé à donner deux prêtres et un frère ; et par celui du 26 janvier 1640, à doubler ce nombre. Les cinq missionnaires dont il est ici question

- 15 -

424. — A JACQUES THOLARD, PRÊTRE DE LA MISSION, A ANNECY (1)

De Saint-Lazare-lez-Paris. ce 1er février 1640.

Monsieur,

La grâce de. Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

J’ai reçu la votre avec une joie si sensible que je ne la vous puis exprimer, et cela sans autre raison sinon que c’était une lettre de M. Tholard, que mon cœur chérit plus que je ne puis dire ; mais certes j’ai été également affligé en lisant ce que vous me dites de votre croix, à laquelle la Providence vous a attaché, non pas certes pour vous perdre, ainsi que vous craignez, mais à ce que, comme en saint Paul, virtus tua in infirmitate perficiatur ; à quoi la grâce que Dieu Lui donna au fort de ses tentations ayant suffi, vous aurez sujet d’espérer la même suffisance en celle qu’il vous donne et qui paraît dans la pureté d’intention dans laquelle vous commencez les confessions, dans la crainte que vous avez d’offenser Dieu là-dedans, dans les remords que vous avez lorsque la violence de la tentation vous ayant ôté la liberté, fait

sont Bernard Codoing, Pierre Escart, Jacques Tholard, Duhamel et Bourdet

Lettre 424. — L. a. — Dossier de Turin, original Le sujet traité dans cette lettre est si délicat que nous avons dû omettre quelques passages. (cf. II. p. 98, sur la tentation)

Voir le texte entier à la fin du présent volume ; source, exemplaire de Coste de R. CHALUMEAU.

1) Jacques Tholard, né à Auxerre le 10 juin 1615, reçu dans la congrégation de la Mission le 20 novembre 1638, ordonné prêtre le 17 décembre 1639, mort après 1671 Il montra toute sa vie, à Annecy (1640-1646), Tréguier, où il fut supérieur (1648-1653), Troyes (1658-1660) Saint-Lazare, Fontainebleau et ailleurs les qualités d’un excellent missionnaire. La province de France et celle de Lyon l’eurent comme visiteur sous le généralat de René Alméras.

- 16 -

succomber la nature, vacando rei licitae, et enfin la constante résolution que vous avez d’aimer mieux mourir que de faire volontairement le mal.

Comme vous savez, le péché est tellement volontaire que, si le consentement n’y intervient, il n’y a point de péché dans les actions auxquelles matériellement il semble qu’il y en ait…

Je connais un saint ecclésiastique qui ne confesse jamais ou rarement qu’il ne tombe dans ces pauvretés ; et, quoique cela soit ainsi, il ne s’en confesse jamais qu’en sa confession annuelle, en laquelle il s’accuse, non pas de la substance de la chose, mais de n’avoir pas assez détesté le plaisir que la misérable carcasse y prend et de peur que sa volonté n’ait contribué en quelque façon à l’acte. Et si vous me croyez, Monsieur, vous ne vous en confesserez jamais qu’au même temps et en la manière que fait celui-ci, qui est un des meilleurs et des plus fervents ecclésiastiques que je connaisse sur la terre ; et, qui plus est, il est reconnu tel d’un chacun.

Oui ; mais ce n’est pas de même ; celui-là a peut-être quelque marque par laquelle il reconnaît qu’il n’avait pas la liberté quand il s’est emporté à cela par la violence de la nature ; mais moi je n’en suis pas là, car il me semble que je m’en pourrais empêcher. Non, Monsieur, ne le croyez pas ; parce que ce mouvement ni son effet ne dépendent point de votre volonté, elle ne les saurait empêcher, dans l’agitation de la nature ; et par conséquent la chose n’est point volontaire en vous, non plus qu’en lui, ni aucun autre…

Oui ; mais ne vaudrait-il pas mieux que je m’abstienne tout à fait de confesser ? O Jésus ! nenni, Dieu vous a appelé en la vocation que vous êtes ; il vous y a donné bénédiction ; il vous a conservé ; vous avez par ce moyen beaucoup étendu l’empire de Dieu et sauvé

- 17 -

quantité d’âmes et ferez tout cela ci-après avec plus de grâce et de succès, comme j’espère.

O Jésus ! Monsieur, et comment pourriez-vous réparer le déplaisir et le dommage que vous porteriez à la gloire de Dieu et aux âmes qu’il a rachetées de son précieux sang, si vous quittiez là ce que vous faites ? Ressouvenez-vous, Monsieur, qu’il ne se recueille point de roses qu’au milieu des épines et qu’on ne fait les actions héroïques de vertu que dans l’infirmité. Saint Paul ne quitta point l’œuvre de Dieu pource qu’il était tenté, ni l’on ne quitte le christianisme pource qu’on y souffre de grandes et horribles tentations, et qu’il ne nous est pas loisible de laisser de vivre pource que notre vie réside dans la concupiscence de la chair, en celle de la vue et en la superbe de la vie…

Il sera bon que vous passiez par-dessus ces matières-là. le plus légèrement que vous pourrez. Voilà le premier avis qu’on donne communément, et qu’on ne se mette pas en peine…

Voilà, Monsieur, ce que je vous dois dire devant Dieu et en la vue de la doctrine et de l’enseignement des saints.

Ne vous mettez pas en peine de ce que vous me dites que vos confesseurs vous disent sur ce sujet ; ils ne sont pas assez éclairés et n’ont point assez d’expérience de cela. Ne vous en confessez point pour tout qu’en la manière que je vous ai dite. Je m’offre de répondre à Dieu pour vous, qui suis, en l’amour de Notre-Seigneur, votre très humble serviteur.

VINCENT DEPAUL.

- 18 -

425. — A LOUISE DE MARILLAC

De Paris, ce 4 février 1640.

Mademoiselle,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Vous pouvez bien penser la joie que mon âme a reçue, voyant votre lettre du 28 de janvier, mais non pas la sentir. O Jésus ! Mademoiselle, que je rends grâces volontiers à Dieu de ce que vous vous portez mieux, et que je le prie de bon cœur qu’il vous redonne des forces pour revenir bientôt !

Oh ! très volontiers, Mademoiselle, nous recevrons ce bon gentilhomme parmi les ordinands et le logerons et servirons le mieux qui nous sera possible, en la vue du bon Monsieur l’abbé de Vaux, qui vous en a parlé. et en la reconnaissance des obligations que vous lui avez, et nous tous à cause de vous.

Monsieur Lambert me mande qu’il vous allait envoyer vos filles de Richelieu dans la charrette de la maison. Si Notre-Seigneur vous donne quelque vue sur Barbe (I) pour la direction (2) disposez-en et envoyez quelqu’autre à sa place.

Nos bonnes filles d’ici font bien, Dieu merci. Je les confessai avec consolation il y a trois jours.

J’ai été fort occupé ce matin, à l’oraison, d’un logement à la Villette (3) et y trouve quantité d’avantages. Monsieur le curé offre sa cure ; nous verrons.

Lettre 425. — L. a. — Original chez les Filles de la Charité de la rue de Monceau à Paris.

1) Barbe Angiboust, de la maison de Richelieu.

2) Pour la direction de l’hôpital d’Angers. (Voir la lettre 481 et, dans la correspondance autographiée de Louise de Marillac, les lettres 103 et 108) 3). La Villette était alors, comme La Chapelle, hors de l’enceinte de Paris. Ce sont aujourd’hui deux quartiers populeux de la capitale.

- 19 -

Que ferons-nous de la sœur de Marie, de Saint-Germain, qui est bègue ? Elle paraît assez bonne fille ; mais je ne sais pas si elle a de l’esprit. Sa bonne sœur nous presse de la prendre.

Vous ne me dites rien à ce que je vous ai mandé touchant le brancard.

L’on m’ôte la plume de la main pour aller à la messe qui se va dire à Notre-Dame pour la Charité de Lorraine. Bon jour, Mademoiselle. Je suis, Mademoiselle, votre très humble serviteur.

VINCENT DEPAUL.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras, directrice des Filles de la Charité, étant de présent à l’Hôtel-Dieu, à Angers.
426. — A LOUISE DE MARILLAC, A ANGERS

De Saint-Lazare, ce 10 février 1640.

Mademoiselle,

J’ai reçu la vôtre du 27 du mois passé, qui m’a apporté tant de consolation que rien n’a été capable de me contrister depuis. Béni soit Dieu de ce que vous voilà donc en meilleure santé et de ce que vous minutez votre retour ! Oh ! que vous serez la bien reçue et qu’on vous attend avec grand désir ! Je loue Dieu de ce que les dames de cette bonne ville-là témoignent agréer l’exercice de la Charité de l’Hôtel-Dieu, et le prie qu’il fasse réussir cette sainte entreprise à son honneur (l).

Lettre 426. — Manuscrit Saint-Paul, p. 63.

1). Il s’était formé à Angers une association de dames de la Charité sur le modèle de celle de Paris.

- 20 -

Vous ai-je pas envoyé les mémoires des dames d’ici, Mademoiselle ? Je pense l’avoir fait et que vous les avez à présent reçus ; sinon, nous les enverrons à votre retour ; et ne laisserez pas de les mettre en la pratique. Nous en faisons souvent de la sorte pour les Charités des champs ; car le temps est court pour vous en faire faire une copie ; le messager part dans quatre jours.

Vos filles font bien, Dieu merci. Nous en avons reçu deux, que nous pourrons mettre avec les autres dans deux jours. Il y a longtemps que je les remets, attendant votre retour.

Ces bonnes Lorraines ne résistent point.

J’attends dans six heures la fille de M. Cornuel (2) qui a laissé six mille livres de rente aux forçats, pour traiter de la manière de les assister (3),

Je suis étonné de ce que vous ne me dites rien de vos filles de Richelieu ; elles vous sont allées trouver.

Or sus, je finis avec des nouvelles actions de grâces, que je rends ici derechef à Dieu de ce que, par sa grâce, nous vous verrons bientôt. Je suis, en attendant cette chère journée, en l’amour de Notre-Seigneur…

2). Claude Cornuel, ancien intendant des finances et président de la Chambre des comptes.

3). Saint Vincent se donna bien du mal pour avoir cette succession, que revendiquaient les héritiers. Il supplia, insista, fit agir Mathieu Molé, alors procureur général, et obtint enfin qu’un capital capable d’assurer la rente de six mille livres serait remis entre les mains de ce dernier et administré par lui et ses successeurs dans sa charge. On prit sur ce revenu les fonds nécessaires pour entretenir les Filles de la Charité qui furent mises au service des forçats, et pour rémunérer convenablement les prêtres de Saint-Nicolas qui remplissaient les fonctions d’aumôniers. (Cf. Abelly, op. cit, t I, chap. XXVIII, p. 128.)

- 21 -

427. — UN PRÊTRE DE LA MISSION A SAINT VINCENT

Bar-le-Duc, février 1640.

A chaque distribution de pain, des habits ont été donnés a vingt-cinq ou trente pauvres.

Depuis peu, j’en ai habillé de compte fait deux cent soixante Mais ne vous dirai-je pas, Monsieur, combien j’en ai habillé tout seul. spirituellement par la confession générale et par la sainte communion ? Dans l’espace d’un mois seulement, j’en ai compté plus de huit cents J’espère que, ce carême, nous en ferons encore davantage. Nous donnons à l’hôpital une pistole et demie tous les mois pour les malades que nous envoyons ; et parce qu’entre eux il y en a environ quatre vingts qui sont plus malades que les autres, nous leur donnons du potage, de. la viande et du pain.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   67

similaire:

417. — A louise de marillac, a angers iconAdresse a le draaf pays de la Loire/FranceAgriMer a l’attention de...






Tous droits réservés. Copyright © 2017
contacts
exemple-d.com