Du Drame «Me faras cossoul, te faré marguillé»


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admiration religieuse devant Brutus, je vote pour la mort de Louis le Dernier ». Ce donneur de leçons, mourra comme une épave alcoolique quelques années plus tard, ignoré de tous. Il n’aura pas vécu assez longtemps pour supplier le successeur de Louis le Dernier de lui accorder une pension, comme presque tous les régicides l’ont fait.

  • In A.D.H. 9EDT1D1.On ne peut que signaler l’extrême misère de ces Archives municipales laissées souvent à l’abandon par des maires incompétents et complètement ignorants des trésors qu’ils possèdent. C’est ainsi que, pour les quelques recherches que j’ai pu faire, je me suis trouvé à Anglès confronté à des archives pillées en totalité (sauf les registres d’état civil qui ne sont pas encore microfilmés…  !), à Conques sur Orbiel, à la disparition du volume le plus important, celui des délibérations communales sous la Terreur et, à La Livinière, au désastre de l’incendie.

  • Le décret du 22 décembre 1789 partageait les Français en citoyens actifs et citoyens passifs. Pour être citoyen actif, c’est à dire être électeur et éligible, il fallait : « 1° être Français ;2° être majeur de vingt cinq ans accomplis ;3° être domicilié de fait dans le canton, au moins depuis un an ;4° payer une contribution directe de la valeur locale de trois journées de travail ;5° n’être point dans l’état de domesticité, c’est à dire de serviteur à gages ». In Aulard, Histoire politique de la révolution française, chap. III, § III.

  • Délibérations communales. In A.D.H. 91EDT 1D/1.

  • In A.N. Ba 55 et B III 92. Cité par J.P. Donnadieu : Les Etats Généraux dans l’Hérault. Université Paul Valery. Librairie du Bicentennaire. Page 514. 

  • Ainsi l’argumentaire des ménagers de Béziers pour la suppression des dîmes mérite que l’on s’y arrête quelque peu. Dans l’article 7° ils s’expriment ainsi : « Il (le droit de dîme) n’est ni divin, ni de droit, ni positif. Et tandis que les juifs la (dîme) payaient en compensation du prix de l’abandon que la tribu de Levy fit de la part qui devait leur revenir sur la terre de Chanaan, on ne trouve nulle part dans la nouvelle Loi aucun précept qui assujettissent les Chrétiens au payement de cette dîme ». In ouvrage sur les Etats Généraux dans l’Hérault. J.P. Donnadieu. Université Paul Valery. Librairie du Bicentennaire. La Noblesse dans sa majorité avait voté l’abolition des dîmes et la suppression des vœux. Le Clergé ne l’oublia pas au moment de l’abolition des privilèges seigneuriaux. Cf. Michelet : Histoire de la Révolution Française. Tome 1, page 361. Edit. de la Pléïade.

  • In Benjamin Guérard, Cartulaire de Notre Dame de Paris. Cité par Maurice Agulhon, Pénitents et Francs-Maçons de l ‘ancienne Provence. Page 19.Fayard 1984. B. Guerard oublie un des aspects les plus importants qui donne à l’église son symbole communautaire. C’est le lieu où sont enterrés sous les dalles tous les parents des principales familles. Voir in fine le testament d’Izabeau Granel en 1638: voulant et ordonnant qu’après son dict décès son corps soit ensevely en l’église paroissielle Saint Estienne dudict La Livinière au tombeau de ses prédecesseurs. (cf. Documents Annexes. Document N° 1).

  • Ainsi la sétérée, mesure de surface, varie dans les différents villages du même canton. Dans les communes de Félines et la Livinière elle est de 864 cannes (mesure de Montpellier) et à Siran, village le plus proche elle est de 676 cannes de la même mesure tandis qu’à Cassagnoles et à Ferrals, villages tout aussi proches, elle vaut 1024 cannes (même mesure).

  • In A.D.H. Doc. PAR 1600.

  • In Anglès et son Terroir de Jean Aymeric. 1988.

  • Cette famille de la JUGIE était la famille seigneuriale de la Livinière depuis 1350. Saint Louis avait cédé le fief de la Livinière à Raymond de Saverdun. Les héritiers de ce dernier le vendirent en 1350 à Nicolas de la Jugie, fils de Jacques et d’une sœur du pape Clement vi, le bâtisseur du beau palais d’Avignon. Les vignerons du village ont donné depuis quelques années, ce nom de la Jugie à la cuvée de prestige de leur cave coopérative. Un jour de sa prime jeunesse dans les années 1890, ma mère Paule Granel, revenait, en tilbury d’Azillanet vers Tholomiers avec son oncle et parrain Armand-Stephen Bertrand, érudit local et généalogiste hors pair, lorsqu’ils doublèrent sur la route une très vieille et pauvre femme portant des fagots de sarments. « Tu vois cette femme, dit mon grand-oncle à ma mère, elle est la dernière descendante des seigneurs de la Jugie, et elle ne s’en doute même pas ». On dirait un épisode de Tess d’Uberville de Thomas Hardy !

  • Il faudrait peut-être étudier de plus près, les conséquences de cet article 8, du titre 3, pour voir si ce décret n’a pas favorisé une extension importante de la vigne dans cette région.

  • Ce conventionnel régicide exalté, descendant direct des ducs de Joyeuse, finira pourtant ses jours à l’ombre de l’un de ces clochers, celui d’Epervans en Saône-et- Loire, dans la misère la plus noire, après avoir passé de nombreuses années en prison pour dettes et demandé vainement à Louis XVIII, pourtant peu rancunier, la croix de saint Louis.

  • La chasse aux prêtres s’est faite, à quelques exceptions près, avec peu de sévérité dans l’Hérault. On verra dans un chapitre suivant combien les luttes religieuses antérieures dues à la Révocation de l’Edit de Nantes entraînèrent, ailleurs, par un effet de balancier, une répression plus sévère sous la Révolution. Les autorités du Tarn se plaignirent plusieurs fois de la mollesse de Montpellier à poursuivre les non-jureurs.

  • In Evangile de St.-Jean. XIV, 5.

  • On l’avait appelé le plus grand ami des juifs et des nègres. Profondément hostile à la peine de mort il s’arrangea pour ne pas être là au moment de la condamnation de Louis XVI qu’il voulait épargner. Il s’opposa de toutes ses forces à l’occupation des états du Pape par les troupes françaises et à la déportation de PIE VII. Tout cela suffit sans doute à lui faire pardonner son point de vue un peu particulier sur la définition du génie : D’ailleurs j’oserais le dire vraiment, presque toujours le véritable génie est sans-culotte. Admirons le presque et le véritable.

  • Ce Michel Segonne, docteur en théologie, était curé de la paroisse depuis 1747. C’était un proche de notre famille. En effet le 30 août 1774, peu après le mariage Granel-Fabre, le frère de Marie-Jeanne, Raymond Fabre de Siran se marie avec Marianne Segonne d’Azillannet, fille de Joseph Segonne. Ce dernier, peut-être le frère de Michel, dans un testament établi le 24 décembre suivant, sans doute dans le but d’effacer quelques misères, inscrira une commande de 300 messes de Réquiem à 8 sols chacune. In 2E 91/90. Me Locamus. Très âgé il se retirera définitivement à la Livinière où il achètera une petite vigne et jouira d’une pension de 500 livres auxquelles s’ajouteront un secours de 400 livres. Mais, logique avec lui-même, à la fermeture des églises, il déclare renoncer à sa pension. Les renseignements fournis à la Préfecture feront état d’un homme calme et sans histoire. In A.D.H. Doc. L5302.

  • C’est le même qui refusait les médecins ne parlant pas latin. Cette partie des registres des délibération communales d’Andillac est citée dans l’ouvrage d’Emile BARTHES, Eugènie de Guerin, Tome 1, page14. Edition Lecoffre et Gabalda. Paris 1929.

  • Notre Dame des Palmes est ainsi nommée, car la statue de la Vierge fort ancienne et apportée dit-on de Jérusalem par les seigneurs de la Jugie, a sur les épaules deux mains (palmas en languedocien), celles de saint Jean, qui la retiennent, au moment, où vaincue par la douleur, elle va s’effondrer au pied de la Croix. Le sanctuaire occupe un beau terrain boisé au bas du village et attirait énormément de pèlerins venus de tout le Minervois. Quand nous étions enfants, nous nous y rendions parfois à bicyclette. On doublait d’immenses files de villageois assis dans leurs grandes charrettes fleuries, toutes préparées pour les vendanges prochaines. Michel Segonne, dés son arrivée comme curé de la paroisse en 1747 a fait un Mémoire Historique regroupant toutes les attestations de miracles depuis 1669. Le premier miracle signalé date du 8 septembre 1669 et l’attestation est signée par le curé de la paroisse et par un de nos aïeux Salauze. La cinquième datant du 18 octobre 1693 est signée par un Granel Une controverse sémantique, dans laquelle je ne veux pas entrer, oppose les partisans de N.D des Palmas à ceux qui tiennent à N.D. d’Espaïmé, de l’Evanouissement. Il existe en Provence, à Sanary, un sanctuaire dédié à Notre Dame d’Espaïmé, mais l’origine en est tout à fait différente. L’Evanouissement rappelé est celui d’une mère après l’assassinat de ses sept fils par des pirates barbaresques. Notre grand-père Armand Granel, après la mort de sa femme Marie-Alix avait fait don au sanctuaire, dans les années 1900, de tous les bijoux de son épouse pour constituer une très belle couronne. L’archevêque de Montpellier, après le flop et la faillite d’un journal, le Sud, qu’il avait financé pour faire échec à l’Eclair jugé par lui trop à droite, a vendu ces bijoux, dans un réflexe simoniaque resté insupportable à mon grand-père qui, par ce don, avait sans doute voulu éteindre le remords dont j’ai parlé au début du chapitre. Une délibération municipale de la Livinière, datée du 11 juillet 1829, montre qu’une somme de 450 francs fut allouée pour acheter le terrain attenant au sanctuaire afin d’accueillir les nombreux fidèles du pèlerinage. Cette statue si ancienne, a malheureusement été volée ces dernières années.

  • C’est le cas du Club les Amis de la Liberté et de l’Egalité de Marseille. In L. de Cardenal : La Province pendant la Révolution. Payot Edit. Paris 1929. Page 171.

  • En juin 1793, l’assignat a perdu 60% de sa valeur. ( cf. Le 18ème siècle. Mousnier et Labrousse. PUF. p. 410.

  • Le greffier écrit curieusement : Aujourd’huy 7 juillet 1793, l’An Second de la République Française, mêlant peut être à dessein les deux calendriers pour faire plaisir à tout le monde. De toute façon, il ne faudrait pas croire que ce calendrier républicain ait pris naissance une fois pour toutes. L’an Premier est très difficile à localiser quand il s’agit des débuts de la Révolution. Il y a plusieurs décrets qui en fixent le jour. L’An 1 a été successivement 1789, 1790, 1791 et 1792. Les pauvres plumitifs des mairies avaient bien du mal à s’y reconnaître.

  • A.D.H. Doc.L5302.
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