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LES MEDECINS DANS LA REVOLUTION



L'EXEMPLE DE TOULOUSE



ELEMENTS DE BIBLIOGRAPHIE


BAKER K M. The political culture of the old régime.

FOUCAULT M. Naissance de la clinique.

GELF AND T. Professionalizing modern medicine.

GOUBERT JP, REY R. Médecine et santé. Atlas de la révolution française (T 7).

IMBERT J. Histoire des hôpitaux.

RAMSEY M. Professional and popular medicine in France (1770-1830).

TACKETT T. Par la volonté du peuple.
* BAKER K M. THE POLITICAL CUL TURE OF THE OLD REGIME
F FURET. LA MONARCHIE ET LE REGLEMENT ELECTORAL DE 1789 (Ch 19, pp 374-386)

Les élections sont, en règle générale, des parents pauvres de l'historiographie de la Révolution française...

Les élections du printemps 1789 sont, il est vrai, dans une situation un peu différente... les députés qui sortent des urnes en mars-avril sont ceux qui vont s'approprier la souveraineté nationale, si bien que le scrutin lui-même peut s'en trouver auréolé de la gloire de l'événement fondateur .

La question qu'il- 1789 - pose à l'historien n'est pas de comprendre la rupture entre l'Ancien Régime et la Révolution, mais la manière dont l'Ancien Régime produit la Révolution à travers les Etats-généraux. Dès lors, il ne suffit plus d'interroger les fameux cahiers de doléances, pour y chercher un hypothétique état de l'opinion en France à la veille des grand événements: car ces textes, quelle que soit la valeur documentaire qu'on leur prête, ne constituent en tout état de cause

qu'un témoignage statique sur les esprits et les idées des français à la fin de l'hiver 1789. Ils ne disent rien, et ne peuvent rien dire sur les hommes, les institutions et les mécanismes qui ont assuré si vite le passage de la monarchie absolue à la souveraineté du peuple: pour éclairer Les élections sont, en règle générale, des parents pauvres de l'historiographie de la Révolution française...

Les élections du printemps 1789 sont, il est vrai, dans une situation un peu différente... les députés qui sortent des urnes en mars-avril sont ceux qui vont s'approprier la souveraineté nationale, si bien que le scrutin lui-même peut s'en trouver auréolé de la gloire de l'événement fondateur .

La question qu'il- 1789 - pose à l'historien n'est pas de comprendre la rupture entre l'Ancien Régime et la Révolution, mais la manière dont l'Ancien Régime produit la Révolution à travers les Etats-généraux.

Dès lors, il ne suffit plus d'interroger les fameux cahiers de doléances, pour y chercher un hypothétique état de l'opinion en France à la veille des grand événements : car ces textes, quelle que soit la valeur documentaire qu'on leur prête, ne constituent en tout état de cause qu'un témoignage statique sur les esprits et les idées des français à la fin de l'hiver 1789. Ils ne disent rien, et ne peuvent rien dire sur les hommes, les institutions et les mécanismes qui ont assuré si vite le passage de la monarchie absolue à la souveraineté du peuple: pour éclairer cette question, l'historien doit porter ses regards au-delà des cahiers, sur l'élection elle-même, c'est-à-dire le choix des députés, et en amont de l'élection. sur ses modalités juridiques, qui n'ont été si ardemment débattues que parce qu'elles impliquaient à la fois des enjeux de pouvoir et une mutation du droit public.
* NAISSANCE DE LA CLINIQUE (M Foucault)
"Cette solitude peuplée, ce désespoir perturbent, avec les réactions saines de l'organisme, le cours naturel de la maladie; il faudrait un médecin d'hôpital bien habile "pour échapper au danger de la fausse expérience qui semble résulter des maladies artificielles auxquelles il doit donner ses soins dans les hôpitaux. En effet aucune maladie d'hôpital n'est pure1."
Pour échapper à l'engrenage infernal de la maladie et de la misère, D de N de faire remarquer : " il faut bien que quelqu'un mange la viande dont on lui aura fait un bouillon; et en chauffant sa tisane, il n'en coûte pas plus de chauffer aussi ses enfants2."
"Il faudrait concevoir une médecine suffisamment liée à l'Etat pour qu'elle puisse de concert avec lui, pratiquer une politique constante, générale, mais différenciée, de l'assistance ; la médecine devient tâche nationale, et Menuret au début de la Révolution rêvait de soins gratuits assurés par des médecins que le gouvernement désintéressait en leur versant les revenus ecclésiastiques3. Par le fait même, il faudrait sur ces médecins eux-mêmes exercer un contrôle ; il faudrait empêcher les abus proscrire les charlatans, éviter, par l'organisation d'une médecine saine et rationnelle, que les soins à domicile ne fassent du malade une victime et n'exposent son entourage à la contagion. La bonne médecine devra recevoir de l'Etat témoignage de validité et protection légale; à lui "d'établir qu'il existe un vrai art de guérir"4.

La médecine de la perception individuelle, de l'assistance familiale, des soins à domicile, ne peut trouver appui que sur une structure collectivement contrôlée, et qui recouvre l'espace social dans son entier.

Au début de la Révolution, Cantin propose que ce travail d'information soit assuré dans chaque département par une commission élue parmi les médecins5 ; Mathieu Géraud demande la création en chaque chef-lieu d'une "maison gouvernementale salubre", et celle, à Paris, d'une cour de salubrité", siégeant auprès de l'Assemblée nationale, centralisant les informations, les communicant d'un point à l'autre du territoire, posant les questions qui demeurent obscures, et indiquant les recherches à faire6. Mathieu Géraud voudrait qu'on crée un tribunal de Salubrité où un accusateur dénoncerait "tout particulier qui, sans avoir fait la preuve de capacité, s'ingère sur autrui, ou sur l'animal qui ne lui appartient pas, de tout ce qui tient à l'application directe ou indirecte de l'art salubre"7.

L'idée d'une médecine agissante se fait jour à l'extrême fin du XVIlIeme, sous la plume de Vicq d'Azyr par exemple8.

* HISTOlRE DES HOPITAUX (J IMBERT)
En 1789, les hôpitaux subissent le contre coup de la crise générale qui sévit dans le royaume. D'ailleurs, les années précédentes, les corporations font un effort pour venir en aide à la misère, en offrant, à l'occasion de1a fête de leur saint patron, des denrées aux pauvres.

P 274 : "Plus d'aumônes, plus d'hôpitaux"

Les cahiers de doléances rédigés pour la tenue des Etats généraux de 1789 proclament dans le domaine qui nous intéresse, quelques idées magnanimes mais ne mentionnent généralement aucun moyen pour les méttre en oeuvre. L'exemple type de cette phraséologie semble être le cahier du Tiers-Etat de Nemours qui affirme que "tout homme dans l'état d'enfance, impuissance, caducité, infirmité, a droit à des secours gratuits de la part des autres hommes". Les cent quarante deux cahiers qui abordent le problème hospitalier considèrent implicitement ou expressément que l'assistance doit désormais constituer un véritable service public.

Les rares cahiers qui abordent les problèmes financiers sont ceux du Tiers-Etat et de la noblesse: ils préconisent - tels ceux de Meudon, de Montlhér, de Mâcon, de Lille - la suppression des monastères inutiles et l'emploi de leurs biens pour "augmenter les revenus des hôpitaux créés ou à fonder". Les évêques seraient obligés de procéder à ces opérations "à peine d'y être contraints par la saisie de leur temporel" ( cahiers de Besaryçon, de Nérac, du Boulonnais).

Le Comité de Mendicité de l’Assemblée Constituante

En janvier 1790, Bailly organise une quête à Paris, en faveur d'une infinité "d'honnêtes ouvriers... réduits au désespoir" par manque de travail, et Barnave propose à l'Assemblée Constituante la nomination de quatre commissaires pour recevoir les dons que les membres de l'assemblée seraient "disposés à faire en faveur des pauvres de la capitale". Le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, soutenant la proposition de Barnave, fait adopter par amendement que les membres de ce comité charitable soient également chargés de présenter à l'Assemblée des vues sur le moyen de détruire la mendicité: il devient président de ce "comité de mendicité", et y joue un rôle prépondérant.(...)

Désormais, la notion du devoir moral de charité et les réflexes de défense des communes ou de l'Etat contre les vagabonds, doivent faire place à la notion d'obligation sociale: "Tout homme à des droits sur la société.
* POPULAR AND PROFESSIONAL MEDICINE (M Ramsey)
Réforme médicale, 1789-1791.(pp 72-75)

L'inadéquation des structures de soins était à l'ordre du jour de la révolution. En 1789, les cahiers de doléances rapportaient l'absence de praticiens qualifiés à la campagne, et certains avaient émis le souhait que l'on instaure des praticiens salariés pour les pauvres (ce qui existait au demeurant ndrl) Par ex : registres du clergé de Montargis, de la noblesse de Troyes, de Wassigny (baillage de Vitry le François).

Les premières années de la révolution virent une floraison de propositions pour réformer la constitution médicale de la France en même temps que son régime politique; beaucoup ne furent pas publiées et dorment au fond des archives de la société royale de médecine ou des assemblées révolutionnaires. Percheron de la Galézière : Plan de règlement sur l'exercice de la médecine et de la chirurgie dans les campagnes. Certaines sont conservatrices, par ex ClaudeMarie Devaulx, un médecin de Roanne qui plaidait pour une séparation rigoureuse de la médecine, de la chirurgie et de la pharmacie (1790).

Pour Foucault, le désir de réforme puisait dans deux courants distincts, l'un rousseauiste, incarné par le médecin Lanthenas (v 1740-1799) pour qui la régénération sociale et le retour à l'état de nature rendraient la médecine inutile; l'autre pour qui la médecine prendrait place dans un vaste système de protection sociale publique qui rendrait la médecine accessible à tous. Le deuxième courant connut une vogue importante. Le médecin parisien Noël Retz (1758-1807), éditeur des Nouvelles ou Annales de l'art de guérir proposait un système libéral aux Etats généraux. Le médecin toulousain et futur régicide Jean-Marie Calès (1757-1834), dans un mémoire rédigé pour la société royale de médecine, appelait à la création d'un médecin public par arrondissement et un mémoire de Michel-Augustin Thouret (1749-1810) un des fondateurs de la Société et frère de l'illustre Jacques-Guillaume suggérait d'appointer un chirurgien par canton à la campagne; dans un rapport au comité, le président, le duc de La Rochefoucalud-Liancourt, soutint un système plus complet avec un médecin et un chirurgien par canton. Pour résoudre le problème Ut, la rémunération Sabarot de L'Avernière proposait que les docteurs reçoivent une portion congrue comme les curés, alimentée par la confiscation des biens de l'Eglise. Tous ce programmes avaient en commun de déshospitaliser les soins en particulier ceux des pauvres qui pourraient être soignés à leur domicile.
* PAR LA VOLONTE DU PEUPLE (T T ACKETT)

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