L’hospitalisation des mineurs


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L’hospitalisation des mineurs

Au terme de la loi, le mineur est “l’individu de l’un ou l’autre sexe qui n’a point encore l’âge de 18 ans accomplis”.

L’autorité parentale c’est une fonction qui s’impose aux père et mère. L’autorité parentale survit au couple conjugal.

L’autorité peut être exercée par d’autres personnes dans le cadre de délégation (placement judiciaire).

Si l’admission d’un mineur à l’hôpital se déroule dans la très grande majorité des cas avec la bonne collaboration des parents, le médecin peut se trouver confronté à des situations difficiles, du fait de l’absence des parents, voire de leur opposition aux soins proposés.

La minorité s’étend de la naissance à dix-huit ans. Durant cette période, tout individu est soumis à l’autorité de ses parents. Un espace d’autonomie juridique commence toutefois à se développer pour l’adolescent, des textes en date du 4 mars 2002 insistent sur le fait que la participation du mineur aux prises de décision le concernant doit être adaptée à son degré de maturité.

L’admission du mineur est habituellement prononcée à la demande des pères et mères, du tuteur légal ou de l’autorité judiciaire.

Chez l’enfant scolarisé, le proviseur de l’établissement est habilité à demander l’admission. Les mineurs placés dans un établissement d’éducation peuvent être hospitalisés à la demande du directeur de l’établissement (ou du gardien). Enfin, les enfants relevant du service de l’Aide sociale à l’enfance peuvent être admis à la demande de ce service.

En l’absence d’urgence, le titulaire de l’autorité parentale doit donner son autorisation à toute intervention chirurgicale jugée nécessaire (article 28, alinéa 2, décret 14 janvier 1974).

Lorsque les parents sont mariés, l’autorité parentale est exercée de façon conjointe par les parents. S’il s’agit d’un acte usuel, l’accord d’un seul parent suffit, chacun des parents étant réputé agir avec l’accord de l’autre. En revanche, s’il s’agit d’un acte grave, car potentiellement mutilant ou présentant des risques, l’assentiment des deux parents est indispensable. Il appartient à la jurisprudence d’apprécier, au cas par cas, s’il s’agit d’un acte usuel ou d’un acte grave.

Selon les circonstances, une même intervention peut être qualifiée d’usuelle (circoncision médicalement justifiée) ou de grave (circoncision rituelle). Si un des deux parents est absent, injoignable et/ou incapable de signifier son accord, il est privé de l’autorité parentale.

Lorsque les parents sont séparés, les principes énoncés restent les mêmes, sauf si l’exercice de l’autorité parentale a été confié à l’un des deux parents par le juge.

Le parent privé de l’autorité parentale garde – sauf exceptions pour motifs graves - un droit de visite et d’information mais ne peut s’opposer à un acte thérapeutique.

Enfin, lorsque l’enfant est confié à des gardiens de fait, les actes importants exigent l’accord du ou des représentants légaux.
Deux situations très différentes doivent être détaillées selon que la survie de l’enfant est menacée ou non.

Lorsque la survie de l’enfant n’est pas menacée, mais qu’il existe un risque de dégradation de son état, l’exécution de l’acte médical nécessite le consentement des titulaires de l’autorité parentale. Dans l’hypothèse où les parents s’opposent aux traitements proposés, une procédure peut être engagée auprès du procureur de la République, après avoir tenté de raisonner les parents et s’il existe un danger avéré pour la santé de l’enfant. En effet, le praticien est le défenseur de l’enfant lorsqu’il estime que l’intérêt de sa santé est menacé ou mal préservé par son entourage (article 43 du Code de déontologie médicale).

Lorsque la survie de l’enfant est menacée, le médecin doit toujours s’efforcer de prévenir ses parents et d’obtenir leur consentement. Toutefois, il est admis qu’il donne les soins d’urgence, quand bien même les parents sont injoignables ou s’opposent aux actes nécessités par l’urgence vitale (article L. 1111-4 du Code de la santé publique modifié par la loi de 2002).
Lorsqu’une mineure souhaite avoir recours à l’IVG, la loi du 4 juillet 2001 pose toujours comme une priorité l’obtention d’un consentement d’un des titulaires de l’autorité parentale. Toutefois, cette priorité n’est plus une obligation, la mineure pouvant souhaiter garder le secret et être accompagnée par la personne majeure de son choix. Prélèvements d’organes et de moelle osseuse chez un donneur vivant – Seul le prélèvement de moelle osseuse peut être réalisé sur une personne vivante mineure, au bénéfice de son frère ou de sa sœur, sous réserve du consentement de chacun des titulaires de l’autorité parentale.

Recherche biomédicale – La participation d’un mineur à une recherche biomédicale exige le consentement des deux parents. Le consentement du mineur doit également être systématiquement recherché.



  1. information du mineur et des titulaires de l’autorité parentale


les informations concernant la santé d'un mineur et les soins qu'il requiert sont délivrées aux titulaires de l'autorité parentale.

➢ Principes : la loi fait obligation au professionnel de santé d'informer le mineur sur son état de santé, quelque soit l’âge du mineur.

Le mineur a le droit de refuser d’être informé.

Les parents ne peuvent pas s’opposer à la délivrance de l’information à leur enfant.

➢ Principes : le mineur peut demander à ce que ses parents ne soient pas informés du traitement ou de l'intervention. Le médecin apprécie l'opportunité de ce refus.

Il doit tenter de convaincre le mineur de revenir sur sa décision. Si le mineur s’oppose à l’information de ses parents, il doit être accompagné d’une personne majeure de son choix. (Voir recommandations page suivante *)
Recommandations : Toutefois, cette information doit se faire de manière adaptée à son degré de maturité (vocabulaire adapté, prise en compte de la notion de temps…).

Dans le cas où le médecin estime que la délivrance de l’information au mineur est contraire aux intérêts de ce dernier, charge à lui d’apprécier le moment opportun pour l’informer dans le souci de maintenir le lien, la relation de confiance et ce conformément aux intérêts à court et long terme du mineur.
Recommandations

En pratique, lorsque les deux titulaires de l’autorité parentale ne sont pas présents, l’information est donnée à l’un des deux parents seulement.

Les informations données par téléphone concernant la santé d’un mineur ne peuvent être délivrées qu’aux titulaires de l’autorité parentale (aucune exception n’est faite pour les grandsparents ou tout autre membre de la famille du mineur). Cette information par téléphone doit être limitée au strict minimum ; elle reste subsidiaire à l’information donnée en personne.
Recommandations :

Le refus par le mineur de l'information de ses parents n'est possible qu'en cas de finalité thérapeutique (et non préventive). Celle-ci est appréciée par le médecin.

Le médecin doit consigner ce refus dans le dossier médical et en faire part au personnel paramédical et administratif concerné (bureau des entrées).

En pratique, si les parents appellent ou se rendent à l’hôpital alors que l’hôpital ne les a pas avertis et que le mineur ne souhaitait pas les informer, il convient de ne pas mentir et d’indiquer la présence du mineur.

Si le mineur qui a refusé que ses parents soient informés, refuse par la suite les soins, il rompt le contrat qui avait une finalité thérapeutique. Dès lors, il convient d’informer les parents.

Il n’y a presque jamais urgence à révéler l’information, il convient surtout de veiller à maintenir la confiance du mineur.

Facturation : les soins ne peuvent être facturés aux parents. Mais le mineur à partir de 16 ans dispose de sa propre carte vitale.

(*) La personne majeure doit justifier de sa majorité (identité), et peut se limiter à un rôle d’accompagnement. Elle peut donner des informations sur le mineur mais ne peut exiger d’en recevoir. Elle ne peut être une personne salariée de l’hôpital.

Seuls les titulaires de l’autorité parentale ont accès au dossier médical de leur enfant, sauf dans le cas où le mineur a refusé que ses parents soient informés. Dans ce cas, le droit d’accès est réservé au mineur et à lui seul.

De plus, à la demande du mineur, l’accès au dossier par les titulaires de l’autorité parentale peut avoir lieu par l’intermédiaire d’un médecin désigné par l’un d’entre eux.



  1. consentement et autorisations


Il s’agit du consentement écrit des titulaires de l’autorité parentale et/ou du consentement du mineur qui est requis pour la prise en charge en hospitalisation du mineur.

Les modalités du consentement varient selon la nature de l’acte.

LES ACTES USUELS

Premier cas : l’autorisation d’hospitalisation.

➢ Principes : elle est donnée par l’un des titulaires de l’autorité parentale. En cas d’urgence (appréciée par le médecin), cette autorisation n’est pas requise pour délivrer les soins. Aucune autorisation fournie par des tiers (sauf délégation judiciaire de l’autorité parentale ou placement à l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance)) n’est juridiquement valable.

Elle est donnée de manière tacite dès lors qu’un des titulaires de l’autorité parentale amène l’enfant à l’hôpital.

Recommandations : au bureau des entrées, demander une photocopie de la pièce d’identité, voire du livret de famille (si nom différent), voire du jugement de divorce (si modalités spécifiques, comme autorité parentale exclusive ou interdiction de droit de visite de l’un des parents).

En cas d’absence des parents :

- le bureau des entrées tente de les joindre et d’obtenir un écrit de l’un des deux.

- si les parents ne sont pas joignables :

>urgence : les soins sont effectués.

> non urgence : il convient d’attendre qu’un des parents soit joignable.
Deuxième cas : les autres actes usuels

- Autorisation des titulaires de l’autorité parentale
Principe : l’autorisation est tacite pour les actes usuels (poursuite d’un traitement, vaccinations obligatoires).

La définition de l’acte usuel est appréciée par le médecin en fonction des critères précédents.

- Principes : il s’agit des actes considérés comme lourds (hospitalisation prolongée, traitement lourd, décision d’arrêt de soins, acte invasif, anesthésie, opération chirurgicale). L’autorisation est écrite et donnée par les deux titulaires de l’autorité parentale, même en cas de séparation. En effet, le couple parental survit au couple conjugal.

Cette information et le formulaire d’autorisation correspondant doivent être donnés aux parents par un membre du corps médical.

Recommandations : il convient de tenter de recueillir le consentement des 2 titulaires de l’autorité parentale, même en cas de séparation.

L’éloignement d’un des parents ne le dispense pas de son accord pour la réalisation des soins, sauf difficultés pour l’hôpital de le joindre (absence d’adresse, parent hors d’état de s’exprimer).

Lors de la consultation d’anesthésie, il est important de préciser aux titulaires de l’autorité parentale qu’ils doivent remettre leur consentement écrit. A défaut, l’intervention pourra éventuellement être annulée.

Il convient d’être particulièrement attentif dans le cas de situations conflictuelles (divorce ou séparation difficile).

Dans la fiche d’admission administrative (actuellement la fiche orange), il convient de ne pas faire remplir la case “autorisation d’opérer”, qui devra être supprimée dans les prochains imprimés
LE CONSENTEMENT DU MINEUR

Principe : le consentement du mineur n’est pas obligatoire pour la réalisation des soins

Recommandation : cependant, l’accord du mineur sera recherché en fonction de son aptitude (âge), et de son degré de maturité.


  1. violence sur mineur


Recommandations : en cas de suspicion (par l’un des acteurs du service, souvent l’accueil urgence), le médecin senior du service ou de garde est alerté.

Le médecin senior du service peut décider de l’hospitalisation (cf.1) ou non (cf.2). L’enfant peut par ailleurs déjà être hospitalisé pour un autre motif (cf.3).

Cette période d’évaluation peut ensuite dans tous les cas de figure être suivie de la mise en œuvre du protocole de maltraitance du site.


  1. La décision d’hospitalisation est prise (elle a pour objet, notamment, la poursuite de l’évaluation de la violence dont a été victime le mineur).

Si les parents s’opposent à l’hospitalisation qui est cependant nécessaire pour soustraire le mineur au danger immédiat, il convient de faire appeler le procureur par le médecin de garde (Modalités pratiques : numéro direct en journée du substitut de permanence 04-72-60-74-10 – numéro du portable du substitut la nuit et le week-end 06 73

98 29 84). En cas de difficultés, le directeur de garde sera saisi.

Si la décision d’hospitalisation concerne un mineur de 15 ans ou plus et qu’il n’y a pas de motif médical d’hospitalisation, il est recommandé d’avoir son accord. En cas de désaccord, il convient de lui fournir les coordonnées nécessaires pour reprendre contact avec le service s’il le souhaite.


  1. la décision d’hospitalisation n’est pas prise (pas de motif médical et absence de danger immédiat).

Il est recommandé de :

• Prendre contact avec les intervenants extérieurs (travailleurs sociaux, PMI, médecin traitant) en informant les parents.

• Proposer une autre consultation aux parents.

Si les prises de contact ultérieures confirment la notion de danger, le signalement administratif ou judiciaire doit être mis en œuvre.
3 - le mineur est déjà hospitalisé pour une raison médicale

a/ en maternité et néonatologie : si la situation familiale et/ou sociale fait craindre un risque pour l’enfant, il convient de :

- en cas de risque grave, contacter le procureur de la République.

  • en cas de risque léger, contacter la Protection Maternelle Infantile et le pédiatre pour organiser un suivi rapproché de l’enfant au retour à domicile.

b/ pour les enfants hospitalisés pour d’autres raisons médicales et dont la situation de danger est mise en évidence pendant l’hospitalisation : mise en œuvre du protocole de maltraitance de l’établissement.
4 - La mise en œuvre du protocole de maltraitance du site

Au terme de l’évaluation médicale et psycho-sociale, plusieurs décisions peuvent êtres prises selon l’importance des lésions et l’évaluation du danger pour l’enfant :
> soit un signalement judiciaire auprès du procureur de la république, dans les situations de danger grave

Ce dernier, au terme d’une enquête judiciaire, décidera de la transmission du dossier au juge des enfants chargé de mettre en œuvre des mesures de protection si nécessaire, voire un placement transitoire et au juge d’instruction s’il faut envisager des mesures pénales vis à vis des adultes maltraitants.

Le signalement judiciaire donne lieu à une saisine du procureur par le médecin, sous la forme d’une demande d’ordonnance de placement provisoire (OPP).

La formulation de la demande d’OPP est la suivante : “demande d’ordre de placement provisoire de l’enfant auprès du service d’aide à l’enfance qui confie dans un premier temps l’enfant à l’hôpital”.

En cas de violences sexuelles, l’accord du mineur de plus de 15 ans est obligatoire pour tout signalement.

Le directeur ou le directeur de garde doit être prévenu du signalement et de la demande d’OPP dans un délai raisonnable (copie de l’OPP dans le service et au bureau des entrées).

> soit un signalement administratif auprès de l’inspecteur de l’aide sociale à l’enfance au niveau du Conseil Général dans le cas où le danger n’est pas avéré mais que la famille a besoin d’une assistance éducative et qu’elle est d’accord pour accepter cette aide.

> Soit un suivi médico-social rapproché par le médecin traitant ou par la Protection Maternelle

Infantile ou au niveau du Centre Médico Psychologique en cas de nécessité d’une prise en charge psychologique.


  1. violence par le mineur


VIOLENCE ENVERS AUTRUI, ACTES DELICTUELS


  • La violence doit être caractérisée : violence physique volontaire envers un autre malade ou un membre du personnel, ou un tiers qui ne lui est pas familier (exemple visiteur d’un autre patient)

• Dégradations et vols

• Menaces de violence

• Autres pratiques incompatibles avec le fonctionnement de l’hôpital (exemple : organisation d’un trafic de drogue)


  • Les faits doivent faire l’objet d’un rapport écrit.

Le rapport est adressé au directeur sous couvert du chef de service avec mention des personnes présentes et pouvant témoigner des faits.


  • Le directeur décide de l’opportunité du dépôt de plainte.

En cas de violence sur un agent de l’établissement, l’agent peut déposer plainte et l’employeur, en l’espèce les Hospices Civils de Lyon, peut se constituer parte civile. Le dépôt de plainte est fait selon les procédures habituelles. La plainte est effectuée contre le mineur et ses responsables légaux. Le droit prévoit en effet la responsabilité civile des parents et la responsabilité pénale du mineur.

Si l’agent ne souhaite pas déposer plainte, l’employeur peut se rendre au commissariat ou à la gendarmerie afin de relater les faits, ce qui pourra enclencher une enquête.


  • Le médecin référent ou le médecin de garde doit être sollicité sur l’opportunité de la poursuite du séjour du mineur dans le service.

• Si le médecin confirme que l’état de santé permet la sortie, la sortie simple est faite par le médecin. En cas de difficultés, le directeur prend la décision administrative de sortie. La suite des soins est assurée en ambulatoire.

• Si l’état de santé n’est pas compatible avec la sortie, l’enfant est transféré dans un service adapté. En cas de problème de psychiatrie, l’avis du pédopsychiatre (sur place ou psychiatre de garde HEH-Pavillon N) est sollicité.

• Si la famille refuse la poursuite du séjour ou n’est pas présente, il est recommandé de saisir le procureur, en vue de l’orientation (famille, placement.).


  1. violence envers lui-même


Caractéristique : Les HCL sont considérés comme un établissement non spécialisé en pédopsychiatrie, y compris les services de pédiatrie qui prennent en charge les patients de pédopsychiatrie.
1- FUGUE
La responsabilité de l’hôpital est engagée à partir du moment où la décision d’hospitalisation est effective.

En consultation, la fugue n’existe pas.

Compte tenu de la jurisprudence, la responsabilité de l’établissement sera engagée si le risque était prévisible et s’il n’y a pas eu de mesure de surveillance adaptée.

Inversement, si le risque n’était pas prévisible ou si en cas de risque, les mesures nécessaires ont été prises, la responsabilité n’est pas engagée. Le risque de fugue doit être évalué, et notamment au moment de la décision d’hospitalisation.

Le médecin prescrit les mesures de surveillance adaptées (exemple : maintien dans la chambre et/ou en pyjama, surveillance rapprochée).

Dès que la disparition du mineur est constatée, il est procédé à sa recherche sur le site par le personnel de l’établissement (service, encadrement, garde…).

En cas de recherche infructueuse, le directeur de garde et la famille (ou le représentant légal dont le directeur du foyer) sont avertis rapidement.

La procédure de déclaration de fugue (cf fiche HCL) est instruite et transmise au commissariat ou à la gendarmerie.
Lorsque le mineur est retrouvé, les différents interlocuteurs doivent être avertis (directeur, commissariat, famille…). Il est également recommandé de réévaluer l’indication de l’hospitalisation et le lieu de l’hospitalisation (intervention du médecin).
2- TENTATIVE DE SUICIDE
Tout patient qui entre à l’hôpital pour tentative de suicide doit être évalué selon le protocole de l’ANAES de 1994 ou 1998/évaluation médicale, psychiatrique, sociale (examen par un médecin psychiatre dans les 24 heures - voir conditions de mise en œuvre suivant les sites).

Le médecin prescrit les mesures adaptées de surveillance.

L’évaluation doit être répétée régulièrement.

En cas de tentative de suicide dans l’établissement, la prise en charge médicale et les procédures administrative et médico-légale sont mises en œuvre.
3- SUICIDE

Mise en œuvre des procédures administrative et médico-légale déclenchées avec l’appel du directeur et du médecin de garde.



  1. le droit de visite


Principes : toute visite parentale doit être encouragée (circulaire du 23 novembre 1998). Cependant, ces visites doivent se faire en accord avec le règlement intérieur du service.

Tout mineur a le droit de s’opposer aux visites.

Recommandations : toute visite peut être interdite ou restreinte pour raison médicale, ou pour des raisons d’organisation ayant un impact sur la qualité des soins, par le chef de service.

L’opposition du mineur est soumise à l’appréciation du médecin.

Situations complexes à gérer

Le droit de visite ne pose en règle générale pas de difficultés, mais certaines situations peuvent être complexes à gérer.
1/ en cas de conflit parental

Principes : en cas de divorce ou de séparation avec jugement, si l’un des parents veut restreindre le droit de visite de l’autre au motif d’une décision judiciaire, il doit impérativement fournir cette décision.

En dehors d’une décision judiciaire, le droit de visite d’un des parents ne peut être restreint, sauf décision médicale.

Recommandation : en dehors de ce document judiciaire, on peut conseiller au parent de saisir le Juge aux affaires familiales s’il souhaite une restriction du droit de visite de l’autre parent.
2/ en cas de placement de l’enfant (en famille d’accueil ou en foyer)

Principes

- placement administratif

Ce placement étant à l’initiative des parents, ces derniers exercent normalement leur droit de visite.

  • placement judiciaire

Il convient de se référer au jugement, ou aux services de l’aide sociale à l’enfance, ou à l’établissement qui a la charge de l’enfant (foyer…).
3/ en cas de conflit familial, notamment avec les grands-parents

Principes : en l’absence de jugement et en cas de conflit entre grands-parents et parents, ces derniers ne peuvent s’opposer aux visites des grands-parents. En effet, “les père et mère ne peuvent, sauf motifs graves, faire obstacle aux relations personnelles de l’enfant avec ses grands-parents” (article 371-4 du Code civil).

Recommandations : dans le cadre de l’hôpital, les motifs graves justifiant l’interdiction de visite ne peuvent être que d’ordre médical et/ou psychologique.

En cas de conflit majeur, il est conseillé aux parents de s’adresser au Juge aux affaires familiales, que ce soit pour la visite des grands-parents ou pour celle de tout autre membre de la famille.
4/ en cas de conflit par rapport à des visites par des tiers

Principes : les visites par les tiers sont à la discrétion des parents.

Sauf opposition de l’un des parents, leur accord par rapport à des visites de tiers est considéré comme tacite.

En cas d’opposition de l’un des parents, cette opposition prévaut et s’impose à l’hôpital. Recommandation : il peut être conseillé au tiers “refusé” par les parents de saisir le Juge aux affaires familiales afin de se voir accorder un droit de visite (art 371-4 du Code civil).


  1. sortie

• Consultation

Principe : il n’existe pas de principe en la matière.

Recommandation : si le mineur est seul ou se retrouve seul après la consultation, il convient de prévenir les parents. Si les parents n’ont pu être joints et si le mineur est sortant, il convient de saisir le directeur qui apprécie en fonction des éléments donnés si le mineur est apte à rentrer seul ou non. Dans le cas contraire, celui-ci juge au cas par cas des mesures à prendre.
• Hospitalisation

Principe : dans le formulaire de fiche d’admission du bureau des entrées, il existe une case “mineur à remettre…”. Il convient de remettre le mineur aux personnes mentionnées dans cette case.

Ce formulaire sera supprimé et remplacé par une “fiche mineur” consacrée à la sortie du mineur.

- si la case “mineur à remettre…” est vide, le mineur sera remis exclusivement à l’un des titulaires de l’autorité parentale.

- si aucun des titulaires de l’autorité parentale n’est présent, il convient d’avertir le directeur de garde qui décidera au cas par cas.

- enfin, on doit demander aux parents systématiquement à l’entrée l’autorisation d’ajouter dans cette case les ambulanciers, dans le cas d’un transfert vers un autre établissement.

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