Politique d'utilisation de la bibliothËque des Classiques


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LIVRE SECOND

CHAPITRE I

De toutes [les] sortes de RÈpubliques en gÈnÈral, et s'il y en a plus de trois.

CHAPITRE II

De la Monarchie Seigneuriale.

CHAPITRE III

De la Monarchie Royale.

CHAPITRE IV

De la Monarchie Tyrannique.

CHAPITRE V

S'il est licite d'attenter ‡ la personne du tyran et, aprËs sa mort, [d'] annuler et [de] casser ses ordonnances.

CHAPITRE VI

De l'Ètat Aristocratique.

CHAPITRE VII

De l'Ètat populaire.

LIVRE TROISI»ME

CHAPITRE I

Du SÈnat et de sa puissance.

CHAPITRE II

Des Officiers et Commissaires.

CHAPITRE III

Des Magistrats.

CHAPITRE IV

De l'obÈissance que doit le Magistrat aux lois et au Prince souverain.

CHAPITRE V

De la puissance des Magistrats sur les particuliers.

CHAPITRE VI

De la puissance que les Magistrats ont les uns sur les autres.

CHAPITRE VII

Des Corps et CollËges, …tats et CommunautÈs.

LIVRE QUATRI»ME

CHAPITRE I

De la naissance, accroissement, Ètat florissant, dÈcadence et ruine des RÈpubliques.

CHAPITRE II

S'il y a moyen de savoir les changements et ruines des RÈpubliques ‡ l'avenir.

CHAPITRE III

Que les changements des RÈpubliques et des lois ne se doivent faire tout ‡ coup.

CHAPITRE IV

S'il est bon que les officiers d'une RÈpublique soient perpÈtuels.

CHAPITRE V

S'il est expÈdient que les officiers d'une RÈpublique soient d'accord.

CHAPITRE VI

S'il est expÈdient que le Prince juge les sujets, et qu'il se communique souvent ‡ eux.

CHAPITRE VII

Si le Prince Ës factions civiles se doit joindre ‡ l'une des parties†; et si le sujet doit Ítre contraint de suivre l'une ou l'autre, avec les moyens de remÈdier aux sÈditions.

LIVRE CINQUI»ME

CHAPITRE I

Du rËglement qu'il faut tenir pour accommoder la forme de [la] RÈpublique ‡ la diversitÈ des hommes, et le moyen de connaÓtre le naturel des peuples.

CHAPITRE II

Les moyens de remÈdier aux changements des RÈpubliques.

CHAPITRE III

Si les biens des condamnÈs doivent Ítre appliquÈs au fisc, ou employÈs aux œuvres pitoyables, ou laissÈs aux hÈritiers.

CHAPITRE IV

Du loyer et de la peine.

CHAPITRE V

S'il est bon d'armer et aguerrir les sujets, fortifier, les villes, et entretenir la guerre.

CHAPITRE VI

De la s°retÈ et droits des alliances et traitÈs entre les Princes.

LIVRE SIXI»ME

CHAPITRE I

De la censure, et s'il est expÈdient de lever le nombre des sujets, et [de] les contraindre de bailler par dÈclaration les biens qu'ils ont.

CHAPITRE II

Des Finances.

CHAPITRE III

Le moyen d'empÍcher que les monnaies [ne] soient altÈrÈes de prix, ou falsifiÈes.

CHAPITRE IV

Comparaison de trois formes de RÈpubliques, et des commoditÈs et incommoditÈs de chacune, et que la Monarchie Royale est la meilleure.

CHAPITRE V

Que la Monarchie bien ordonnÈe ne tombe en choix, ni en sort, ni en quenouille, [mais] qu'elle est dÈvolue par droit successif au m‚le le plus proche de l'estoc paternel et hors partage.

CHAPITRE VI

De la justice distributive, commutative, et harmonique, et laquelle des trois est propre ‡ chacune RÈpublique.

[p. 57]

Le Premier Livre

de la RÈpublique

CHAPITRE I

Quelle est la fin principale

de la RÈpublique bien ordonnÈe

Retour ‡ la table des matiËres

RÈpublique est un droit gouvernement de plusieurs mÈnages, et de ce qui leur est commun, avec puissance souveraine. Nous mettons cette dÈfinition en premier lieu, parce qu'il faut chercher en toutes choses la fin principale, et puis aprËs les moyens d'y parvenir. Or, la dÈfinition n'est autre chose que la fin du sujet qui se prÈsente†: et si elle n'est bien fondÈe, tout ce qui sera b‚ti sur [elle] se ruinera bientÙt aprËs. Et [bien que] celui qui a trouvÈ la fin de ce qui est mis en avant, ne trouve pas toujours les moyens d'y parvenir, non plus que le mauvais archer, qui voit le blanc et n'y vise pas, nÈanmoins, avec l'adresse et la peine qu'il emploiera, il y pourra frapper, ou approcher, et ne sera pas moins estimÈ, s'il ne touche au but, pourvu qu'il fasse tout ce qu'il doit pour y atteindre. Mais qui ne sait la fin et dÈfini-[p. 58] tion du sujet qui lui est proposÈ, celui-l‡ est hors d'espÈrance de trouver jamais les moyens d'y parvenir, non plus que celui qui donne en l'air sans voir la butte. DÈduisons donc par le menu les parties de la dÈfinition, que nous avons posÈe.

Nous avons dit en premier lieu, droit gouvernement, pour la diffÈrence qu'il y a entre les RÈpubliques et les troupes des voleurs et pirates, avec lesquels on ne doit avoir part, ni commerce, ni alliance, comme il a toujours ÈtÈ gardÈ en toute RÈpublique bien ordonnÈe. Quand il a ÈtÈ question de donner la foi, traiter la paix, dÈnoncer la guerre, accorder ligues offensives, ou dÈfensives, borner les frontiËres, et dÈcider les diffÈrends entre les Princes et Seigneurs souverains, on n'y a jamais compris les voleurs, ni leur suite, si peut-Ítre cela ne s'est fait par nÈcessitÈ forcÈe, qui n'est point sujette ‡ la discrÈtion des lois humaines, lesquelles ont toujours sÈparÈ les brigands et corsaires d'avec ceux que nous disons droits ennemis en fait de guerre, qui maintiennent leurs Ètats et RÈpubliques par voie de justice, de laquelle les brigands et corsaires cherchent l'Èversion et [la] ruine. C'est pourquoi ils ne doivent jouir du droit de guerre commun ‡ tous peuples, ni se prÈvaloir des lois que les vainqueurs donnent aux vaincus. Et mÍme la loi n'a pas voulu que celui qui tomberait entre leurs mains, perdÓt un seul point de sa libertÈ, ou qu'il ne p°t faire testament, et tous actes lÈgitimes, que ne pouvait celui qui Ètait captif des ennemis, comme Ètant leur esclave, qui perdait sa libertÈ et la puissance domestique sur les siens. Et si on dit que la loi veut qu'on rende au voleur le gage, le dÈpÙt, la chose empruntÈe, et qu'il soit ressaisi des choses par lui occupÈes injustement sur autrui, s'il en est dÈpouillÈ par violence, il y a double raison†; l'une, que le brigand mÈrite qu'on ait Ègard ‡ lui, quand il vient faire hommage au magistrat, et se [p. 59] rend sous l'obÈissance des lois pour demander et recevoir justice†; l'autre que cela ne se fait pas tant en faveur des brigands, qu'en haine de celui qui veut retenir le sacrÈ dÈpÙt, ou qui procËde par voie de fait ayant la justice en main. Et quant au premier, nous en avons assez d'exemples, mais il n'y en a point de plus mÈmorable que d'Auguste l'Empereur, qui fit publier ‡ son de trompe qu'il donnerait quinze mille Ècus ‡ celui qui prendrait Crocotas, chef des voleurs en Espagne. De quoi averti, Crocotas se reprÈsente lui-mÍme ‡ l'Empereur, et lui demande quinze mille Ècus. Auguste les lui fit payer, et lui donna sa gr‚ce afin qu'on ne pens‚t point qu'il ne voul°t lui Ùter la vie pour le frustrer du loyer promis, et que la foi et s°retÈ publique f°t gardÈe ‡ celui qui venait en justice, [alors] qu'il pouvait procÈder contre lui, et lui faire son procËs. Mais qui voudrait user du droit commun envers les corsaires et voleurs, comme avec les droits ennemis, il ferait une pÈrilleuse ouverture ‡ tous vagabonds de se joindre aux brigands, et assurer leurs actions et ligues capitales sous le voile de justice. Non pas qu'il soit impossible de faire un bon Prince d'un voleur, ou d'un corsaire un bon Roi. Et tel pirate y a, qui mÈrite mieux d'Ítre appelÈ Roi, que plusieurs qui ont portÈ les sceptres et diadËmes, qui n'ont excuse vÈritable, ni vraisemblable, des voleries et cruautÈs qu'ils font souffrir aux sujets, comme disait DÈmÈtrius le corsaire au Roi Alexandre le grand, qu'il n'avait appris autre mÈtier de son pËre, ni hÈritÈ pour tout bien que deux frÈgates. Mais quant ‡ lui, qui bl‚mait la piratique, il ravageait nÈanmoins, et brigandait avec deux puissantes armÈes, par mer et par terre, encore qu'il e°t de son pËre un grand et florissant Royaume, ce qui Èmut Alexandre plutÙt ‡ un remords de conscience, qu'‡ venger le juste reproche ‡ lui fait par un Ècumeur, qu'il fit alors capitaine en chef d'une lÈgion. Comme [p. 60] de notre ‚ge, Sultan Suliman appela ‡ son conseil les deux plus nobles corsaires de mÈmoire d'hommes Ariadin Barberousse et Dragut Reis, faisant l'un et l'autre Amiral et Bascha, tant pour nettoyer la mer des autres pirates, que pour assurer son Ètat, et le cours du trafic. Ce moyen d'attirer les chefs des pirates au port de vertu est et sera toujours louable, non seulement afin de ne rÈduire point tels gens au dÈsespoir d'envahir l'Ètat des Princes, [mais] aussi pour ruiner les autres, comme ennemis du genre humain. Et quoiqu'ils semblent vivre en amitiÈ et sociÈtÈ, partageant Ègalement le butin, comme on disait de Bargule et de Viriat, nÈanmoins, cela ne doit Ítre appelÈ sociÈtÈ, ni amitiÈ, ni partage en termes de droit, [mais] conjurations, voleries, et pillages†: car le principal point, auquel gÓt la vraie marque d'amitiÈ, leur [fait] dÈfaut, c'est ‡ savoir, le droit gouvernement selon les lois de nature.

C'est pourquoi les anciens† appelaient RÈpublique, une sociÈtÈ d'hommes assemblÈs, pour bien et heureusement vivre†; laquelle dÈfinition toutefois a plus qu'il ne faut d'une part, et moins d'une autre, car les trois points principaux y manquent, c'est ‡ savoir, la famille, la souverainetÈ, et ce qui est commun en une RÈpublique†; [et] aussi que ce mot, ´†heureusement†ª, ainsi qu'ils entendaient, n'est point nÈcessaire, autrement la vertu n'aurait aucun prix, si le vent ne soufflait toujours en poupe, ce que jamais homme de bien n'accordera. Car la RÈpublique peut Ítre bien gouvernÈe, et sera nÈanmoins affligÈe de pauvretÈ, dÈlaissÈe des amis, assiÈgÈe des ennemis, et comblÈe de plusieurs calamitÈs, auquel Ètat CicÈron [lui-]mÍme confesse avoir vu tomber la RÈpublique de Marseille en Provence, qu'il dit avoir ÈtÈ la mieux ordonnÈe, et la plus accomplie qui fut [jamais] en tout le monde sans exception. [Au] [p. 61] contraire, il faudrait que la RÈpublique, fertile en assiette, abondante en richesses, fleurissante en hommes, rÈvÈrÈe des amis, redoutÈe des ennemis, invincible en armes, puissante en ch‚teaux, superbe en maisons, triomphante en gloire, f°t droitement gouvernÈe, [alors] qu'elle f°t dÈbordÈe en mÈchancetÈs, et fondue en tous vices. Et nÈanmoins il est bien certain que la vertu n'a point d'ennemi plus capital qu'un tel succËs qu'on dit trËs heureux, et qu'il est presque impossible d'accoler ensemble deux choses si contraires. Par ainsi, nous ne mettrons pas en ligne de compte, pour dÈfinir la RÈpublique, ce mot ´†heureusement†ª†; [mais] nous prendrons la mire plus haut pour toucher ou, du moins, approcher au droit gouvernement. Toutefois nous ne voulons pas aussi figurer une RÈpublique en IdÈe sans effet, telle que Platon et Thomas le More Chancelier d'Angleterre ont imaginÈ, mais nous contenterons de suivre les rËgles Politiques au plus prËs qu'il sera possible. En quoi faisant, on ne peut justement Ítre bl‚mÈ, encore qu'on n'ait pas atteint le but o_ l'on visait, non plus que le maÓtre pilote transportÈ de la tempÍte, ou le mÈdecin vaincu de la maladie ne sont pas moins estimÈs, pourvu que l'un ait bien gouvernÈ son malade, et l'autre son navire.

Or, si la vraie fÈlicitÈ d'une RÈpublique et d'un homme seul est tout un, et que le souverain bien de la RÈpublique en gÈnÈral, aussi bien que d'un chacun en particulier, gÓt [dans les] vertus intellectuelles et contemplatives, comme les mieux entendus† ont rÈsolu, il faut aussi accorder que ce peuple-l‡ jouit du souverain bien, quand il a ce but devant les yeux, de s'exercer en la contemplation des choses naturelles, humaines, et divines, en rapportant la louange du tout au grand Prince de nature. Si donc nous confessons que cela est le but principal de la vie [p. 62] bienheureuse d'un chacun en particulier, nous concluons aussi que c'est la fin et fÈlicitÈ d'une RÈpublique. Mais d'autant que les hommes d'affaires, et les Princes, ne sont jamais tombÈs d'accord pour ce regard, chacun mesurant son bien au pied de ses plaisirs et contentements, et que ceux qui ont eu mÍme opinion du souverain bien d'un particulier n'ont pas toujours accordÈ que l'homme de bien et le bon citoyen soient tout un, ni que la fÈlicitÈ d'un homme et de toute la RÈpublique f°t pareille, cela fait qu'on a toujours eu variÈtÈ de lois, de coutumes et desseins, selon les humeurs et passions des Princes et gouverneurs. Toutefois, puisque l'homme sage est la mesure de justice et de vÈritÈ, et que ceux-l‡ qui sont rÈputÈs les plus sages demeurent d'accord que le souverain bien d'un particulier et de la RÈpublique n'est qu'un, sans faire diffÈrence entre l'homme de bien et le bon citoyen, nous arrÍterons l‡ le vrai point de fÈlicitÈ, et le but principal, auquel se doit rapporter le droit gouvernement d'une RÈpublique. [Et cela, bien] qu'Aristote [ait] doublÈ d'opinion, et tranchÈ quelquefois le diffÈrend des parties par la moitiÈ, couplant tantÙt les richesses, tantÙt la force et la santÈ avec l'action de vertu, pour s'accorder ‡ la plus commune opinion des hommes†; mais quand† il en dispute plus subtilement, il met le comble de fÈlicitÈ en contemplation. [Ce] qui semble avoir donnÈ occasion ‡ Marc Varron de dire que la fÈlicitÈ des hommes est mÍlÈe d'action et de contemplation†; et sa raison est ‡ mon avis que d'une chose simple, la fÈlicitÈ est simple, et d'une chose double, composÈe de parties diverses, la fÈlicitÈ est double†: comme le bien du corps gÓt en santÈ, force, allÈgresse, et en la beautÈ des membres bien proportionnÈs. Et la fÈlicitÈ de l'‚me infÈrieure, qui est la vraie liaison du corps et de l'intellect, gÓt en l'obÈis-[p. 63] sance que les appÈtits doivent ‡ la raison, c'est-‡-dire en l'action des vertus morales. Tout ainsi que le souverain bien de la partie intellectuelle gÓt aux vertus intellectuelles, c'est ‡ savoir, en prudence, science, et vraie religion, l'une touchant les choses humaines, l'autre les choses naturelles, la troisiËme les choses divines. La premiËre montre la diffÈrence du bien et du mal†; la seconde, du vrai et du faux†; la troisiËme, de la piÈtÈ et impiÈtÈ, et ce qu'il faut choisir et fuir, car de ces trois se compose la vraie sagesse, o_ est le plus haut point de fÈlicitÈ en ce monde. Aussi peut-on dire, par comparaison du petit au grand, que la RÈpublique doit avoir un territoire suffisant, et lieu capable pour les habitants, la fertilitÈ d'un pays assez plantureux, et quantitÈ de bÈtail pour la nourriture et vÍtements des sujets†; et, pour les maintenir en santÈ la douceur du ciel, la tempÈrature de l'air, la bontÈ ‡ des eaux†; et pour la dÈfense et retraite du peuple, les matiËres propres ‡ b‚tir maisons et places fortes, si le lieu de soi n'est assez couvert et dÈfensable. Voil‡ les premiËres choses, desquelles on est le plus soigneux en toute RÈpublique, et puis on cherche ses aisances, comme les mÈdecines, les mÈtaux, les teintures†; et pour assujettir les ennemis, et allonger ses frontiËres par conquÍtes, on fait provision d'armes offensives†; et d'autant que les appÈtits des hommes sont le plus souvent insatiables, on veut avoir en affluence, non seulement les choses utiles et nÈcessaires, [mais] aussi plaisantes et inutiles. Et tout ainsi qu'on ne pense guËre ‡ l'instruction d'un enfant qu'il ne soit ÈlevÈ, nourri, et capable de raison, aussi les RÈpubliques n'ont [-elles] pas grand soin des vertus morales, ni des belles sciences, et moins encore de la contemplation des choses naturelles et divines, qu'elles ne soient garnies de ce qui leur fait besoin, et se contentent d'une prudence mÈdiocre, pour assurer leur Ètat contre les Ètrangers, [p. 64] et garder les sujets d'offenser les uns les autres ou, si quelqu'un est offensÈ, rÈparer la faute.

Mais l'homme se voyant ÈlevÈ et enrichi de tout ce qui lui est nÈcessaire et commode, et sa vie assurÈe d'un bon repos, et tranquillitÈ douce, s'il est bien nÈ, il prend ‡ contrecœur les vicieux et mÈchants, et s'approche des gens de bien et vertueux et, quand son esprit est clair et net des vices et passions qui troublent l'‚me, il prend garde plus soigneusement ‡ voir la diversitÈ des choses humaines, les ‚ges diffÈrents, les humeurs contraires, la grandeur des uns, la ruine des autres, le changement des RÈpubliques, cherchant toujours les causes des effets qu'il voit. Puis aprËs, se tournant ‡ la beautÈ de la nature, il prend plaisir ‡ la variÈtÈ des animaux, des plantes, des minÈraux, considÈrant la forme, la qualitÈ, la vertu de chacun, les haines et amitiÈs des uns envers les autres, et la suite des causes enchaÓnÈes, et dÈpendantes l'une de l'autre puis, laissant la rÈgion ÈlÈmentaire, il dresse son vol jusqu'au ciel avec les ailes de contemplation, pour voir la splendeur, la beautÈ, la force des lumiËres cÈlestes, le mouvement terrible, la grandeur et hauteur [de celles-ci], et l'harmonie mÈlodieuse de tout ce monde. Alors, il est ravi d'un plaisir admirable, accompagnÈ d'un dÈsir perpÈtuel de trouver la premiËre cause, et celui qui fut auteur d'un si beau chef-d'œuvre, auquel Ètant parvenu, il arrÍte l‡ le cours de ses contemplations, voyant qu'il est infini et incomprÈhensible en essence, en grandeur, en puissance, en sagesse, en bontÈ. Par ce moyen de contemplation, les hommes sages et entendus, ont rÈsolu une trËs belle dÈmonstration†, c'est ‡ savoir, qu'il n'y a qu'un Dieu Èternel et infini†; et de l‡ ont quasi tirÈ une conclusion de la fÈlicitÈ humaine [I-7].

[p. 65]
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