Les différents sig marge commerciale


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Les soldes Intermédiaires de gestion

Rappel : Compte de résultat : Définition

Le compte de résultat est un document comptable synthétisant l'ensemble des charges et des produits d'une entreprise ou autre organisme ayant une activité marchande, pour une période donnée, appelée exercice comptable.

Les soldes intermédiaires de gestion :

Définition

Un solde intermédiaire de gestion (SIG) est un des éléments intermédiaires du compte de résultat utilisé pour apprécier les performances des entreprises de manière plus fine et pour pouvoir comparer les entreprises les unes avec les autres. On en distingue plusieurs : la marge commerciale, la production de l'exercice, la valeur ajoutée, l'excédent brut d'exploitation, le résultat d'exploitation, le résultat courant avant impôts, le résultat exceptionnel et le résultat net (soit 8 soldes intermédiaires de gestion)

L'image suivante donne un aperçu de différents soldes intermédiaires de gestion et de leur méthode de calcul communément admise. Bien entendu, les proportions de chaque poste sont spécifiques à chaque, de même la méthode de calcul de ces différents soldes intermédiaires de gestion (en particulier la marge brute et la valeur ajoutée) peut également varier d'une entreprise à une autre, dans le but de rendre le résultat final le plus pertinent et révélateur possible en fonction du métier de l'entreprise.

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Tout au long de cette exposé, nous illustrerons nos définitions pas un exemple. Nous partirons de la liasse fiscale suivante pour calculer les SIG.

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Tableau des Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG):sig.tiff

Les différents SIG

Marge commerciale


Elle constitue un indicateur fondamental de l'activité des entreprises commerciales. Les calculs des taux de marges facilitent les comparaisons inter-entreprises; Ils peuvent-être calculés par branche d'activité, par produits et constituent d'excellents outils de gestion.

Taux de marge =

Marge commerciale x 100
coût d'achat



Taux de marque =

marge commerciale x 100
prix de vente



= Vente de marchandises

comptes (707-7097)

- Coût d'achat des marchandises vendues

- comptes (607+6087±6037-6097)




Production de l'exercice


Elle constitue un indicateur de gestion qui n'est pas homogène, car la production vendue est exprimée au prix de vente (généralement HT) alors que la production stockée et la production immobilisée sont évaluées au coût de production. Cependant, cet indicateur mesure mieux que le chiffre d'affaire l'activité de l'entreprise.

= Production vendue

comptes (701 à 706 + 708 - 709)

± Variation de la production stockée

± compte (713)

+ Production immobilisée

+ compte (72)




Valeur ajoutée


La valeur ajoutée mesure l'activité propre de l'entreprise et contribue à la formation du résultat. Elle exprime la création de valeur que l'entreprise apporte aux biens et services en provenance des tiers.
La valeur ajoutée est un indicateur de gestion très important, car c'est elle qui permet la rémunération des divers facteurs de production (Etat, personnel...).
De plus, cet indicateur permet d'apprécier :
· les structures et les méthodes d'exploitation de l'entreprise,
· l'efficacité des facteurs de production.

= Production de l'exercice

Production de l'exercice

+ Marge commerciale

+ Marge commerciale

- Consommations de l'exercice en provenance des tiers

- comptes (601+602+604+605+606-6091-6092-6093+6031+6032+61+62)

Le ratio (Valeur ajoutée / Production de l'exercice) donne une idée du degré d'intégration de l'entreprise. Plus il est élevé, plus l'entreprise est intégrée (si l'entreprise est fortement intégrée, elle fait peu appel à l'extérieur et , donc, les consommations en provenance des tiers sont peu importantes.




Excédent brut d'exploitation (EBE)


L'EBE est le SIG le plus significatif car il permet d'apprécier la rentabilité de l'exploitation de l'entreprise avant :
· les décisions relatives aux amortissements, aux provisions et aux résultats,
· l'influence des résultats financiers et exceptionnels,
· l'incidence de l'impôt sur les bénéfices et de la participation des salariés aux résultats de l'entreprise.
L'EBE permet donc d'utiles comparaisons avec les exercices précédents des performances industrielles et commerciales.

= Valeur ajoutée

Valeur ajoutée

+ Subventions d'exploitation

+ compte (74)

- Impôts, taxes et versements assimilés

- compte (63)

- Charges de personnel

- compte (64)




Résultat d'exploitation


Il permet d'apprécier les performances de l'entreprise indépendamment de sa politique financière, d'investissement ou de distribution. Il facilite la comparaison des performaces d'entreprises dont les politiques de financement sont différentes

= EBE

EBE

+ Reprises sur amort. et prov. d'exploitation

+ compte (781)

+ Transferts de charges d'exploitation

+ compte (791)

+ autres produits de gestion courante

+ compte (75)

- Dotation aux amort. et aux prov. d'exploitation

- compte (681)

- Autres charges de gestion courante

- compte (65)




Résultat courant avant impôts


La comparaison du résultat courant avant impôts avec le résultat d'exploitation met en évidence l'importance prise par la gestion financière dans la formation du résultat de l'entreprise.

= Résultat d'exploitation

Résultat d'exploitation

+ produits financiers

+ comptes (76+786+796)

- Charges financières

- comptes (66+686)

± Quotes-parts de résultat sur opérations faites en commun

± comptes (755-655)




Résultat exceptionnel


= Produits exceptionnels

comptes (77+787+797)

- Charges exceptionnelles

- comptes (67+687)

Résultat de l'exercice


Il ne reflète pas vraiment la capacité de l'entreprise à dégager des profits car il est souvent influencé par des facteurs à caractère exceptionnel ou extérieurs à l'exploitation. Il présente cependant un intérêt au niveau public car il représente le revenu qui revient aux associés. C'est à partir du résultat de l'exercice qu'est calculée la rentabilité des capitaux propres.

= Résultat courant avant impôts

Résultat courant avant impôts

± Résultat exceptionnel

± Résultat exceptionnel

- Participation des salariés

- compte (691)

- Impôt sur les bénéfices

- compte (695)




Plus values ou moins values sur cessions d'éléments d'actif




= Produits des cessions d'éléments d'actif

compte (775)

- Valeur comptable des éléments d'actif cédés

- compte (675)



Les SIG de la Centrale de bilans

La richesse de l’information apportée par le compte de résultat et le tableau des soldes intermédiaires de gestion est incontestable. Mais elle est parfois critiquée dans sa présentation. Pour certains points, ces imperfections méritent un aménagement des calculs.


Les retraitements des postes selon la Centrale des bilans

  • Retraitement du poste Subventions d'exploitation : les subventions d'exploitation versées en compensation du prix de vente sont analysées comme un complément au chiffre d'affaires et sont rajoutées à la marge brute d'exploitation pour calculer la valeur ajoutée CDB. Les autres subventions sont prises en compte pour calculer le résultat d'exploitation.

  • Retraitement du poste Sous-traitance : les frais de sous-traitance de fabrication enregistrés dans le compte 611 sont retirés de la production de l'exercice pour obtenir la production propre.

  • Retraitement des redevances de crédit-bail et de locations financières (location-financement) : pour être pertinante, la comparaison des SIG de plusieures entreprises doit être basée sur des soldes homogènes. Or, deux entreprises strictement identiques, mais dont l'une fait appel au crédit-bail alors que l'autre est propriétaire de tous ses actifs de production, auront des valeurs ajoutées PCG différentes. Afin d'éviter cette anomalie, la Centrale de blians traite les entreprises qui ont des biens en crédit-bail comme si elles avaient acquis ces biens par endettement.

On retranche donc les redevances de crédit-bail des consommations en provenance des tiers afin de les porter :
* en amortissement correspondant aux dotations qui auraient été pratiquées si l'entreprise avait été propriétaire du bien,
* en charges d'intérêt pour le solde.

  • Retraitement du poste Personnel extérieur : ce poste est retranché des consommations en provenance des tiers et rattaché aux charges de personnel.

  • Autres retraitements : certains éléments de l'activité financière sont transférés à l'activité d'exploitation.

Les soldes selon la méthode CDB

  • Marge sur production propre: c'est l'excédent dégagé par les ventes de biens et services, produits par l'entreprise, sur les achats consommés de matières premières et d'approvisionnement.


  • Marge brute d'exploitation: c'est l'excédent dégagé par l'ensemble des ventes (marchandises + biens et services) sur l'ensemble des achats consonmmés.


  • Valeur ajoutée CDB: ce sont les ressources obtenues au niveau de l'exploitation au sens strict avant déduction des charges de personnel, des impôts, taxes et versements assimilés.


  • Résultat brut d'exploitation: ce sont les ressources obtenues grâce à l'exploitation de l'entreprise ou encore le premier solde obtenu à l'issue du processus de production et de commercialisation de l'entreprise.


  • Revenus répartis: c'est la richesse totale produite au niveau de l'ensemble des activités de l'entreprise.


  • Résultat brut global: c'est la richesse dégagée dans le cadre de l'ensemble des activités de l'entreprise après déduction des charges de personnel, y compris personnel extérieur.


  • Résultat net global: rapporté au capital financier, il mesure la rentabilité économique nette. Il est calculé en retranchant les dotations aux amortissements du résultat brut global.


CAF: Elle se calcule à partir du résultat brut global et est égale à la CAF du PCG + la fraction des redevances de CB + amortissements.

Les retraitements courants à opérer : Crédit bail et personnel intérimaire

Rappel : Qu’est ce que c’est un crédit bail ?

Le crédit-bail est une technique de financement d'une immobilisation par laquelle une banque ou une société financière acquiert un bien meuble ou immeuble pour le louer à une entreprise, cette dernière ayant la possibilité de racheter le bien loué pour une valeur résiduelle généralement faible en fin de contrat.
 

LES CARACTERISTIQUES D'UN CREDIT-BAIL

- Ce n'est pas une vente à tempérament car l'utilisateur n'est pas propriétaire du bien financé.

- Ce n'est pas une simple location car le locataire dispose d'une faculté de rachat.

- Ce n'est pas une location-vente car le locataire n'est pas obligé d'acquérir le bien loué après un certain délai.

 
LE MECANISME D'UN CREDIT-BAIL

L'entreprise choisit son équipement. Le fournisseur est réglé par la société de crédit-bail.

La durée du contrat doit correspondre à la vie économique du bien loué.

En fin de contrat, le chef d'entreprise peut :
- soit rendre l'équipement

- soit le racheter pour sa valeur résiduelle fixée au départ dans le contrat (1 à 6% du prix d’origine HT)

- soit continuer à le louer moyennant un loyer très réduit

Les loyers de crédit-bail sont payables "terme à échoir" (en début de période) et peuvent être linéaires ou dégressifs, le plus souvent à échéance trimestrielle.


LES AVANTAGES DU CREDIT-BAIL

Le crédit-bail est d'une grande souplesse d'utilisation. Il permet un financement à 100 % du montant de l'investissement et n'exige par conséquent aucun apport du créateur, (sous réserve du premier loyer payable d'avance). L'utilisateur étant locataire du bien financé n'a pas à fournir de garantie réelle.

Il n'y a pas d'immobilisation au bilan puisqu'il s'agit de location. Les loyers sont comptabilisés au compte de résultat (charges externes), ce qui fait baisser le résultat avant l’impôt et donc fait réduire l’impôt. L'avantage fiscal est d'autant plus important que la durée du remboursement soit rapide, choix qui s'avère doublement intéressant pour les matériels frappés d'obsolescence rapide (informatique, bureautique…).

 
LES INCONVENIENTS DU CREDIT-BAIL
 
Il s'agit d'une technique de financement d'un coût élevé surtout pour les petits investissements.

Ce type de financement est réservé aux biens standards. Les biens financés ne peuvent être donnés en garantie. Le locataire en rachetant le bien, même pour une valeur résiduelle faible, doit l'amortir à l'issue du contrat.
 

LES MODALITES
 
Le dossier est accepté par la société de crédit-bail après examen de la situation financière de l'entreprise et accord sur le bien financé.

Un contrat de location est signé entre la société de crédit-bail et l'entreprise, assorti d'une option d’achat à un prix convenu (valeur résiduelle).

La location commence à la réception du matériel constatée par la signature d'un procès-verbal.

La société de crédit-bail reste propriétaire du bien jusqu'au paiement de la valeur résiduelle à l'échéance du contrat.

Le locataire doit faire assurer le matériel et le maintenir en bon état pendant toute la durée du contrat (usure normale).

 


Exemple du retraitement du crédit-bail et du personnel intérimaire dans les SIG :

Considérons 2 entreprises A et B, engagées dans la même activité, disposant des mêmes moyens matériels et humains et réalisant un même résultat net.

Résultat net= 27.5 millions d’euros

Moyens matériels= 200 machines

Moyens humains= 500 personnes

Ces 2 entreprises, rigoureusement comparables sur le plan des moyens industriels et de la rentabilité finale, présentent les tableaux SIG suivant (en K€) :

( en K€)

A

B

Valeur ajoutée

100 000

83 500

Frais de personnel

50 000

35 000

Excédent brut d’exploitation

50 000

48 500

Dotations aux amortissements

2 000

1 000

Résultat d’exploitation

48 000

47 500

Frais financiers

500

0

Résultat courant avant impôt

47 500

47 500

Impôt

20 000

20 000

Résultat net

27 500

27 500

On constate que la VA, l’EBE et le résultat d’exploitation sont différentes. L’importance de ces informations est telle que l’image de A apparaît largement supérieure à celle de B.

L’explication de ce biais est simple :

- A est propriétaire de ses machines, financées par emprunts. De plus, le personnel de A est salarié.

Montant de l’emprunt : 5 millions d’euros à 10 % l’an

Frais de personnel : 50 millions d’euros

- B a recours au crédit-bail pour la moitié de son parc.

Le tiers du personnel de B est intérimaire

Montant du loyer annuel de crédit-bail : 1.5 million d’euros

Charges d’intérim : 15 millions d’euros.

Ces choix ne remettent pas en cause l’équivalence des performances de A et B. Mais ils modifient l’information émise, car les loyers et frais d’intérim de B sont enregistrés en charges externes. Or les charges d’intérim sont des coûts de main-d’œuvre, et les loyer de crédit-bail sont pour une part des dotations aux amortissements et pour l’autre part des frais financiers. Le loyer annuel est décomposé en 3 parts : 2/3 en dotations que l’entreprise supporterait si elle était propriétaire du bien et 1/3 en charges financières pour le solde loyer-dotation.

Ainsi, les différences constatées sont dues au fait que la VA de B est amputée de coûts de main-d’œuvre et d’amortissement.

L’EBE de B subit cette même amputation, ce qui est normal pour les coûts de main-d’œuvre, mais anormal pour les amortissements. Pour restaurer l’équivalence, il faut redonner à ces charges externes leur nature véritable.

Les retraitements à opérer dont résumés par le tableau ci-dessous :

Intérim

Frais de personnel (pour 15 millions d’euros)

Loyers de crédit- bail

Dotations aux amortissements (pour 1 million d’euros)

Frais financiers (pour 0.5 million d’euros)

Les SIG retraités sont alors bien identiques :

( en K€)

A

B

Valeur ajoutée

100 000

83 500+ 15 000+ 1 500= 100 000

Frais de personnel

50 000

35 000 + 15 000 = 50 000

Excédent brut d’exploitation

50 000

50 000

Dotations aux amortissements

2 000

1 000 + 1 000 = 2 000

Résultat d’exploitation

48 000

48 000

Frais financiers

500

0 + 500 = 500

Résultat courant avant impôt

47 500

47 500

Impôt

20 000

20 000

Résultat net

27 500

27 500

La capacité d'autofinancement (CAF)
La CAF, comme son nom l'indique, détermine les possibilités d'autofinancement d'une entreprise. Elle est en effet partagée entre les actionnaires (par le biais des dividendes) et l'entreprise elle même, pour son financement (autofinancement). Plus elle est élevée et plus les possibilités financières de l'entreprise sont grandes. La CAF va permettre à l'entreprise de financer ses investissements et de rembourser ses emprunts.

De plus, le ratio « Dettes financières / CAF » permet de déterminer la capacité de remboursement des dettes de l'entreprise. Les banques considèrent en général que ce ratio ne doit pas excéder 3 ou 4. Donc (CAF < 4 × Dettes financières) est un facteur favorable (mais non suffisant!!!) à l'obtention d'un emprunt.

Calcul à partir de l'EBE
::caf ebe.tiff

Calcul à partir du résultat
::caf resultat.tiff

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