Une étude de cas emblématique


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IV Haïti : paradigme du sous-développement et de la domination ?



Ce développement historique nous a permis de décrire les processus qui ont fait d’Haïti un espace tôt entré dans la mondialisation et devenu immédiatement un espace conquis et dominé. Cependant, et peut-être aussi parce que Saint-Domingue avait connu les formes les plus abouties et donc les plus oppressives de la première colonisation, Haïti a dès la fin du XVIIIème siècle une histoire originale par rapport aux autres colonies de l’espace Caraïbe. Mais débarrassé de l’esclavage et de la domination coloniale, Haïti connaît précocement le néo-colonialisme et l’exploitation indirecte, d’abord par une extension de l’économie de traite, puis ayant épuisé les ressources naturelles et agricoles du pays, par l’exploitation de sa main-d’œuvre. Haïti est un pays pionnier dans les processus de sous-développement, et celui-ci est étroitement lié à la problématique de la domination.

A Formes du sous-développement



Décrire le sous-développement d’Haïti, c’est décrire un paradigme du sous-développement : à la fois l’extrême dans le sous-développement et la totalité des formes de celui-ci. Le pays en cumule tous les indicateurs et ceux-ci sont presque toujours extrêmement élevés. Avec un IDH de 0,5032, Haïti est classé 146e pays sur 177, et ne laisse derrière que des pays pauvres de l’Asie du Sud-Est et des pays africains ayant battu des records en matière de corruption, ravagés par la guerre civile ou encore en situation de post-conflit. Haïti cumule toutes ces tragédies y compris la guerre civile. Il est le pays le plus pauvre du continent américain et de l’hémisphère nord.

1 Situation d’extrême pauvreté de la plupart des habitants



Le PIB par habitant est de 450 $ et 70 à 80 % des habitants sont en dessous du seuil de pauvreté : 60 % des Haïtiens vivent avec moins de 0,70 € par jour. La fréquence du rationnement face au manque d’argent ou de nourriture ou l’insuffisance pondérale des adultes montrent que la pauvreté touche d’abord l’essentiel : manger, survivre. Dans les bidonvilles de Port-au-Prince le substitut au riz est bien trop souvent… des galettes de terre ! L’espérance de vie est de 56 ans pour les hommes et 60 ans pour les femmes. La mortalité infantile (71 pour mille) est la plus élevée du continent américain.

L’accès aux soins et à l’école est difficile pour une part importante de la population. Le prix de ces services essentiels est souvent trop élevé. Dans les zones rurales se pose aussi le problème de l’enclavement. Car, si le pays est petit (27 748 km2) et la densité élevée (300 hab/km2), l’insuffisance des infrastructures rend une partie du pays difficilement accessible. Les moyennes nationales ne doivent pas cacher des déséquilibres très forts entre monde urbain et monde rural, et entre capitale et province. Port-au-Prince concentre les plus grands bidonvilles mais aussi la plupart des hôpitaux, des services spécialisés, les lycées etc… C’est là aussi que se trouvent le plus d’ONG et de structures religieuses qui sont la seule alternative pour l’accès aux soins et à l’école pour beaucoup d’Haïtiens. En conséquence, presque les deux tiers des ruraux sont analphabètes alors qu’ils sont 18 % à Port-au-Prince. Ce défaut de scolarisation est dramatique, surtout celui des filles, inférieur à celui des garçons, car il a des conséquences sur la nutrition, l’éducation des enfants, l’accès aux soins, la limitation des naissances (l’indice de fécondité est de quatre enfants par femme), la participation à la vie politique ou l’amélioration de l’économie, en particulier de l’agriculture. Ces déséquilibres territoriaux se lisent aussi dans l’accès aux infrastructures (90 % des ruraux n’ont pas accès à l’électricité) et aux biens de consommation (2 % des ruraux ont un réchaud, 26 % ont une radio, 24 % peuvent acheter des vêtements).

2 Une économie à la dérive



L’économie repose essentiellement sur le secteur agricole, les transferts venus de l’émigration et l’aide internationale. On estime aujourd’hui que 80 % de la population sont totalement ou partiellement au chômage. L’industrie de montage présente au début des années 1980, et le tourisme, important sous l’ère Duvalier, ont quasiment disparu avec la montée de l’insécurité et l’instabilité politique depuis le début des années 1990. L’apparition du SIDA dans les années 1980 — Haïti a été un des premiers pays touchés — a jeté le doute à cette époque sur cette destination touristique. Ajoutons que le blocus imposé par la communauté internationale de 1991 à 1994 à la suite du coup d’Etat militaire a encore fragilisé l’économie nationale. Quoi qu’il en soit, ni l’industrie de montage qui utilisait de la main-d’œuvre bon marché et profitait d’abord aux multinationales américaines, ni le tourisme fait d’enclaves littorales dont les revenus alimentaient la corruption et les comptes en banques des dirigeants, n’ont eu d’effets d’entraînement sur l’économie nationale. Ils n’avaient pas non plus aidé à l’élévation du niveau de vie du plus grand nombre. L’économie haïtienne aujourd’hui, en milieu urbain comme en milieu rural, est constituée de micro-entreprises, que ce soient les exploitations agricoles minuscules ou l’économie informelle urbaine de commerce et de réparation. Le travail salarié, minoritaire, se fait pour l’essentiel dans ce cadre, sans contrat, et sans couverture sociale bien entendu.

La croissance démographique en zone rurale a provoqué un morcellement extrême des parcelles : aujourd’hui leur taille moyenne est de 0,9 ha. C’est d’abord le monde rural qui doit faire face aux pressions démographiques. Les cultures et l’élevage essentiellement vivriers sont largement insuffisants, même pour les populations rurales autant touchées par la faim que les populations urbaines. Haïti doit importer 51 % de sa nourriture. Les rendements sont faibles : les techniques employées dans le travail du sol sont archaïques, rudimentaires. La houe domine parmi les instruments aratoires. L’usage d’intrants est extrêmement marginale.

Outre l’archaïsme des méthodes de culture, l’épuisement des sols est une des causes majeures de la faiblesse des rendements. Dès la fin de l’époque coloniale, il avait fallu amender les terres pour faire face à un épuisement précoce dû à leur exploitation intensive à la recherche du profit immédiat. Depuis, la surcharge démographique des campagnes et l’état d’arriération de l’économie rurale ont épuisé les sols. Il faut le lier à l’érosion qui est un problème majeur du pays. Celle-ci est liée à la déforestation : commencée sous l’époque coloniale, elle s’est continuée après l’indépendance avec les défrichements anarchiques des mornes liés aux cultures sur brûlis des paysans. Ajoutons lorsque le paiement des dettes au XIXème siècle s’est fait en partie avec des bois tropicaux. La couverture forestière a essentiellement reculé durant les vingt-neuf ans de l’occupation américaine avec l’exploitation intensive et prédatrice des forêts. La déforestation a continué après celle-ci en 1934, liée à la pression démographique et à la misère. La cuisson au bois ou au charbon de bois est aujourd’hui encore la plus répandue, particulièrement dans les zones rurales, où les populations n’ont pas les moyens d’acquérir des réchauds et des carburants. En conséquence, ce sont eux qui coupent encore des arbres, tout en se rendant compte des méfaits de la déforestation, de ses causes et de ses dégâts. Aujourd’hui la forêt ne représente que 2 % du territoire qui est aux deux tiers montagneux, sujet aux ruissellements à la moindre pluie tropicale, et aux torrents de boue lors des épisodes cycloniques. Les sols sont lessivés, incultes dans de nombreux endroits. Les effets sont aussi importants pour les ressources halieutiques car les particules en suspension entraînées par l’érosion saturent l’eau de mer proche des rivages. Or la plupart des pêcheurs n’ont pas les moyens d’aller pêcher en haute mer.

3 Des inégalités criantes



Cependant cette pauvreté ne touche pas tous les Haïtiens. Haïti est même un des pays où les inégalités sont les plus fortes33 : 10 % de la population touchent 48 % des revenus, 4 % possèdent 66 % des richesses. Il existe une haute bourgeoisie, une mince frange de la population qui a accumulé des fortunes considérables et peut mener grand train de vie à l’étranger ou dans des villas barricadées de certains quartiers de Port-au-Prince.

L’instabilité politique, l’absence de réelle démocratie est encore un trait du sous-développement de ce pays. Depuis son indépendance, Haïti connaît des alternances de coups d’Etat et de dictatures, la dernière ayant été celle des Duvalier, Papa Doc et Bébé Doc, de 1957 à 1986. Depuis la fin brutale du règne de Bébé Doc, l’instabilité politique a entraîné plusieurs interventions étrangères pour rétablir l’ordre. La violence politique (celle des Tontons Macoutes ou celle des Chimères), liée elle-même à la violence de droit commun (enlèvements, vols, assassinats, trafic de drogue vers les Etats-Unis), aggrave cette instabilité. La corruption gangrène tous les échelons de l’Etat. Les narco-traficants ont fait d’Haïti une plaque tournante vers les Etats-Unis, les trafiquants pesant parfois aux plus hauts échelons de l’administration et de l’Etat34. Ce pays n’a en fait jamais connu d’Etat moderne, avec des institutions stables et dépersonnalisées, une fonction publique, un Etat de droit. Ce n’est pas un problème de mentalité mais bien une résultante de l’histoire, une conséquence du sous-développement. Comment envisager une démocratie sereine quand la moitié de la population est analphabète ? Comment envisager un rapport serein à l’Etat quand l’immense majorité des habitants ne le connaissent que sous sa forme oppressive, sans retombée pour eux-mêmes (routes, école, santé…) ?


B Formes de son insertion dans la mondialisation



Saint-Domingue avant d’être Haïti était la Perle des Antilles, la colonie la plus prospère du royaume de France au temps de la première colonisation. La découverte de l’Amérique a placé cet espace au cœur de la première mondialisation en tant que périphérie dominée. Du XVIème au XVIIIème siècle, l’Europe en a organisé l’économie, le peuplement, l’histoire et la culture en fonction de ses propres besoins. Le coup de tonnerre des révolutions haïtiennes de 1791 à 1804 l’a relégué au rang d’espace paria, exclu. Pays délaissé, Haïti n’en est pas moins aujourd’hui intégré dans les logiques de la mondialisation. Et comme au temps des îles à sucre qui firent la fortune de ses planteurs, cet espace est bien une périphérie dominée, subissant de plein fouet cet état de domination à toutes les échelles de la mondialisation, au profit d’autres espaces et au détriment de la majorité des Haïtiens.

1 Les flux depuis et vers Haïti enrichissent-ils ou appauvrissent-ils le pays ?



Nous l’avons vu, Haïti ne produit presque rien, en particulier pour son alimentation où sa dépendance est aujourd’hui de 51 %. Le pays doit se fournir sur le marché international aux prix internationaux. Le riz est l’aliment de base de la population et ses importations proviennent essentiellement des Etats-Unis. Les hausses des cours mondiaux ont des répercutions immédiates et dramatiques car, même en temps normal, une part importante de la population cherche quotidiennement de quoi manger. En avril 2008, les prix du riz ont doublé et des émeutes de la faim ont éclaté à Port-au-Prince et dans les villes du Sud.

L’état de faillite du pays a créé un état de dépendance extrême. Aujourd’hui, l’essentiel des revenus provient de deux sources : les transferts venus de l’émigration et l’aide internationale.

Depuis l’occupation américaine (1915-1934), Haïti est devenu un pays fournisseur de main-d’œuvre à bon marché. Cela a d’abord été des ouvriers agricoles pour ses voisins (Dominicanie jusqu’à nos jours, Cuba jusqu’en 1959) en concurrence de la main-d’œuvre locale permettant de faire baisser les prix sur le marché du travail local. La logique est la même aujourd’hui : plusieurs centaines de milliers d’Haïtiens travaillent en Dominicanie dans les batay, les plantations et les usines sucrières, dans des conditions proches de l’esclavage, exploités par les propriétaires, avec la complicité de l’Etat dominicain. En plus des Caraïbes, les Etats-Unis sont une destination ancienne de l’émigration. Celle-ci est devenue massive depuis les années 1970, depuis qu’en 1971 les premiers boat-people haïtiens ont débarqué sur les côtes de Floride. Depuis, tous les pays de la Caraïbe et en particulier les DOM français, voient débarquer ces bateaux de réfugiés de la misère. On estime aujourd’hui que, sur huit millions d’Haïtiens, deux millions résident à l’étranger. Les deux tiers sont aux Etats-Unis et les transferts qu’ils génèrent permettent de faire vivre une proportion très importante de la population restée au pays : on estime que ces transferts de fonds de la diaspora ont représenté un apport cinq fois plus important que l'aide internationale. Selon la Banque Interaméricaine de Développement, les Haïtiens expatriés aux Etats-Unis, au Canada, en Dominicanie et en France ont envoyé 1,13 milliard d'euros à leurs familles en 2007, soit le tiers du PIB. Avec les dons en nature, le total dépasse 1,37 milliard d'euros. Aujourd’hui, dans la répartition mondiale des richesses, Haïti est clairement spécialisé dans l’espace américain comme pays fournisseur de main-d’œuvre bon marché, voire très bon marché. A l’échelle d’Haïti, c’est la principale richesse produite. Mais est-ce toujours une richesse ? L’émigration est aussi celle des cerveaux. Depuis le début des années 1980, plus de la moitié des diplômés ont choisi de ne pas travailler à Haïti, alors que le coût de leur formation a été payée par la société haïtienne. Cet exil des compétences a été aggravé par les politiques d’immigration choisie faites par les pays développés, par exemple par le Québec qui a besoin d’immigrés francophones.

2 Domination et dépendance



Haïti est depuis un siècle un pays sous assistance : assistance économique et assistance politique. Il est vrai que depuis son indépendance (1804, la deuxième du continent américain), le pays n’a jamais connu la stabilité politique, l’Etat de droit et la paix civile : c’est déjà sous ce prétexte que les Etats-Unis avaient occupé le pays de 1915 à 1934, pour le plus grand profit… des entreprises américaines. Depuis la fin de la dictature des Duvalier (1986), le pays connaît une grande instabilité politique, accompagnée de l’effondrement de l’Etat, et d’une forte insécurité. Celle-ci est aggravée par l’absence d’une police efficace, et alimentée par les activités délictueuses de bandes armées vivant du trafic de drogue et des rançons du kidnapping élevé au rang de sport national à certaines périodes dans des bidonvilles de Port-au-Prince. Toutes ces raisons ont amené la communauté internationale à intervenir plusieurs fois : d’abord en 1994 pour rétablir le président Aristide à son poste d’où il avait été chassé par un coup d’Etat militaire, puis en 2004 pour le chasser du pouvoir. Depuis 2004 c’est la MINUSTAH (Mission de Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti) qui a mandat du Conseil de Sécurité pour rétablir l’ordre. Forte de sept mille soldats et de deux mille policiers, en majorité sud-américains, et sous commandement brésilien, la MINUSTAH et la police ont repris le contrôle des grands bidonvilles de la capitale où sévissaient des gangs armés mais les progrès sont restés fragiles. Elle assure aussi des missions humanitaires au quotidien ou lors de catastrophes comme celles causées par les cyclones Hanna, Gustav et Ike en septembre 2008. Ses missions de rétablissement de l’ordre n’en ont pas toujours fait une institution très populaire : c’est elle qui a dû contenir les émeutes de la faim d’avril 2008 à Port-au-Prince et dans les villes du Sud, entraînant plusieurs morts et blessés35, c’est elle qui protège les zones de transit des biens (port, aéroport) et assure la sécurité des quartiers habités par les classes sociales les plus aisées. L’assistance internationale prend aussi la forme d’aide, mais les décaissements ont été freinés en 2007 par l'insécurité et les lourdeurs bureaucratiques. Haïti bénéficie par ailleurs de l’aide de pays latino-américains en lutte idéologique contre la domination états-unienne : le Venezuela s'est engagé à fournir du pétrole dans le cadre de l'accord Petrocaribe36 et un accord tripartite a été signé entre Haïti, Cuba et le Venezuela, prévoyant la remise en état de plusieurs centrales électriques et l'extension de la couverture sanitaire cubaine à toutes les communes37. L’assistance est aussi assurée par les ONG sans lesquelles la couverture sanitaire et scolaire du pays serait encore plus désastreuse, et par les différentes Eglises, très présentes dans le pays et dans ses paysages (inscriptions religieuses omniprésentes sur les murs, les enseignes, les tap-tap38, constructions d’églises, de temples etc…). C’est l’humanitaire qui a permis aux sectes nord-américaines et brésiliennes de s’implanter sur cette terre où le catholicisme était déjà en concurrence avec le vaudou.

Haïti, pays paria lors de son indépendance, a été exclu de la croissance mondiale. Il l’est encore de nos jours. Pour autant ce pays, qui est une périphérie dominée, est bien au cœur des logiques de mondialisation : mondialisation des trafics que ce soit la main-d’œuvre ou le narcotrafic, mondialisation des transferts d’argent et de capitaux, mondialisation du commerce des denrées alimentaires avec ses répercussions immédiates en cas de fluctuations des cours mondiaux. Enclavé, Haïti n’en est pas moins un espace ouvert à toutes les circulations : le fait que le virus du SIDA soit passé par Haïti dans les années 1970 entre l’Afrique et l’Amérique du Nord démontre, s’il le fallait encore, que ce territoire est ouvert aux circulations des hommes. Il est aussi un champ de bataille des idéologies : celles des sectes d’influence américaine ou celles que le Venezuela de Chavez et Cuba mènent contre l’impérialisme des Etats-Unis en Amérique latine. On pourrait ajouter les influences culturelles : la musique Kompa, qui fait danser toute l’île, est produite à New-York, Miami, Montréal ou Paris, et subit les influences des autres musiques des Caraïbes auxquelles elle est apparentée, mais aussi du rap américain. Inversement, le kompa est à l’origine du zouk des Antilles françaises. Les peintres et les écrivains haïtiens si appréciés ne peuvent connaître la gloire et la fortune qu’en s’expatriant.

Sa nature d’espace dominé fait d’Haïti un espace ouvert mais passif. Sa nature d’espace répulsif en fait un territoire émetteur pour son espace régional (Caraïbes et Amérique) et le monde entier. Hors du monde quand il s’agit des bienfaits du développement, dans le monde quand il s’agit des formes de domination. Le sous-développement de cet espace, dominé, ouvert et émetteur n’est pas dû à la nature ou à la position géographique. Il n’y a pas de déterminisme. Encore moins à la nature de ses habitants. Il est dû à son histoire depuis la première mondialisation : celle qui s’est ouverte avec la découverte de l’Amérique. C’est sur cette île que Christophe Colomb arriva en 1492 et il fit de cet espace un espace dominé. Depuis son ouverture au monde en 1492 les habitants de l’île, des Indiens Taïnos39 aux Haïtiens d’aujourd’hui, payent un lourd tribut à la domination.
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