Partie 1 Pourquoi décliner le référentiel Rev3 dans le champ des opérations de renouvellement urbain ?


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Réaliser des aménagements et des programmes immobiliers de qualité prenant en compte les usages, les enjeux de gestion et de sureté et anticipant les évolutions et mutations futures

Que l’on se place du point de vue du renouvellement urbain ou des approches Rev3, la prise en compte des usages et l’anticipation des évolutions futures constituent un enjeu important. Ces enjeux concernent aussi bien les bâtiments à vocation résidentielle ou d’activité que les équipements et les espaces publics. Cela peut se traduire par la mise en place d’un parcellaire mutable et par une stratégie patrimoniale différenciée s’appuyant sur une analyse multicritères de la situation et du potentiel de chaque bâtiment.

Dans le domaine du logement, les évolutions à intégrer sont liées aux aspects démographiques (transformations de la cellule familiale, vieillissement de la population) et aux aspects sociologiques (évolution des préférences et des modes de vie). De manière plus spécifique, en relation avec les enjeux de transition énergétique et sociétale, les aménagements et les équipements seront conçus pour favoriser des usages et des pratiques qui constituent des réponses à ces enjeux de transition. On peut citer en particulier les pratiques d’entraide (échanges de service ou de matériel), le partage d’équipements (laverie…), les nouvelles habitudes de mobilité (garages à vélo…), de nouveaux comportements (jardin partagé, gestion des déchets…). Ces éléments impliquent la programmation d’espaces et de locaux permettant les échanges, la mutualisation, l’innovation, avec tout ce que cela implique en termes de souplesse et d’évolutivité.

Les aménagements et les constructions intégreront pleinement les piliers de la TRI en termes d’énergie, en expérimentant ou en déployant des solutions énergétiques favorisant l’autoconsommation et la mutualisation énergétique à l’échelle d’îlots (EnR, bâtiments producteurs d’énergie, stockage, internet de l’énergie). La prise en compte de l’empreinte carbone, ainsi que les principes de l’économie circulaire et de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération guideront également les choix en matière de construction (écoconception, nature des matériaux, évolutivité et réversibilité des aménagements…).

Dans les opérations de renouvellement urbain, il y a parfois lieu d’arbitrer entre rénover des bâtiments et les démolir pour faire place à des constructions nouvelles. Plusieurs dimensions apparaissent importantes pour réaliser de tels arbitrages : l’empreinte carbone (en considérant évidemment l’ensemble du cycle de vie des bâtiments), mais aussi l’impact des choix opérés sur le modèle urbain (éléments de patrimoine…) et surtout sur le modèle social (éléments d’identité, relations sociales, pratiques collectives…).

  1. Adapter les bâtiments aux évolutions économiques et culturelles, en aménageant les parties communes pour en faire des espaces de convivialité, de partage, voire d'économie locale 35

  2. Valoriser la biodiversité ainsi que la végétation en ville 36

  3. Développer l'écoconception pour respecter l'environnement et le bien-être des habitants 37



Engagement, objectif

Adapter les bâtiments aux évolutions économiques et culturelles, en aménageant les parties communes pour en faire des espaces de convivialité, de partage, voire d'économie locale

Enjeu global, bénéfices attendus, argumentaire

Enjeux globaux

Bénéfices attendus

Besoins spécifiques à certaines catégories de population

Vieillissement de la population

Disposer de solutions en termes d’habitat et de services adaptées aux besoins de groupes particuliers de la population (jeunes, âgés…), aux besoins actuels et aux besoins futurs

Evolution des modes de vie

Offrir des bâtiments qui intègrent des habitudes et des préférences nouvelles, et qui contribuent à un renforcement de l’attractivité du quartier

Lien avec les critères Rev3 (critères Rev3 et critères associés)



Acteurs pertinents (et spécifiques)

Collectivités territoriales

Organismes d’HLM


Dimension citoyenne

Espaces « capables » (espaces non aménagés susceptibles d’accueillir ultérieurement des projets issus des habitants), aménagements éphémères

Ateliers de co-élaboration en phase conception du projet

Création d’une association ou d’une structure coopérative pour la gestion d’espaces collectifs

Actions

Appréhender les besoins en tenant compte des évolutions passées, actuelles et futures et considérer les différentes échelles géographiques (quartier, commune, EPCI)

Susciter et, le cas échéant, accompagner des projets d’habitat participatif

Promouvoir des résidences ou îlots intergénérationnels

Favoriser des offres d’habitat spécifiques pour étudiants, jeunes actifs, jeunes en situation de précarité

Favoriser des offres d’habitat pour les personnes âgées (entre logements ordinaires et hébergement en EHPAD)

Inciter la construction ou la rénovation de bâtiments adaptés à de nouvelles pratiques, intégrant logements, espaces et services communs, espaces de coworking…

Ressources, dispositifs, outils, accompagnement

Réunions publiques, forums ouverts, balades urbaines, enquêtes, ateliers d’urbanisme…

Région Hauts de France : Observatoire de la démocratie participative et e-démocratie (à vérifier)

IREV (« Participation des habitants : de l’expression à la co-construction »), CERDD

Niveaux de performance (critères, les 3 niveaux)

*

**

***

Existence, dans le quartier, de réponses adaptées aux évolutions démographiques et de modes de vie

Une offre d’habitat dédiée à des besoins spécifiques (jeunes, personnes âgées…)

Une offre d’habitat incluant de manière significative des espaces et/ou des services communs

Un îlot ou un bâtiment intégrant logements et espaces pour des activités économiques, favorisant échanges et mutualisation

Points de vigilance, risques

Eviter les solutions irréversibles ou trop rigides : les solutions qui apparaissent innovantes et adaptées aujourd’hui ne le seront peut-être plus demain.

Exemples, sources

Exemples d’habitat participatif (Villeneuve d’Ascq, Lille Bois-blancs…)

Ilot Bon secours, Arras (Pas de Calais habitat)



Engagement, objectif

Valoriser la biodiversité ainsi que la végétation en ville

Enjeu global, bénéfices attendus, argumentaire

Enjeux globaux

Bénéfices attendus

La place de la nature en ville est primordiale pour répondre aux enjeux en termes d’atténuation et d’adaptation au changement climatique.

La biodiversité apporte des services sur différents plans : gestion des eaux pluviales, maintien de la diversité des espèces animales et végétales, paysages de qualité, lieux d’apprentissage et de découverte, production potagère, réduction des îlots de chaleur…

Lien avec les critères Rev3 (critères Rev3 et critères associés)



Acteurs pertinents (et spécifiques)

Collectivité territoriale (définition du PLU), aménageurs, écologues

Dimension citoyenne

Intégrer la démarche participative (ex Interreg ADUS : étude socio)

Ateliers de quartier

Actions

Toitures et murs végétalisés

Un espace de nature accessible à tous, avec des espaces et des habitats adaptés à une diversité d’espèces animales et végétales (dont arbres fruitiers, essences mellifères, en priorité des variétés locales)

Gestion différenciée des espaces verts, sans produits phytosanitaires

Une gestion des eaux pluviales fondée sur des aménagements écologiques (noues…)

Création ou préservation de continuités écologiques : des trames verte, bleue et noire

Animations pédagogiques en direction des enfants

Projets d’agriculture urbaine

Ressources, dispositifs, outils, accompagnement

Associations spécialisées dans le suivi de la biodiversité, associations d’éducation à l’environnement

Les communes ou EPCI peuvent établir une charte urbaine, architecturale et paysagère à destination des constructeurs.

Niveaux de performance (critères, les 3 niveaux)

*

**

***

CBS (coefficient de biotope par surface) : surface éco aménageable/surface de la parcelle

Coefficient de 0,5 appliqué seulement aux îlots nouvellement aménagés

Coefficient global de 0,4 appliqué à l’ensemble du quartier

Coefficient global de 0,6 appliqué à l’ensemble du quartier

Points de vigilance, risques




Exemples, sources

Le (CBS)
http://multimedia.ademe.fr/catalogues/CTecosystemes/fiches/outil11p6364.pdf

http://www.bourgogne-franche-comte.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/GT-TVB_Fiche_8_Coefficient_Biotope_Surface_Juillet_2015_cle2be58b.pdf

Charte renouvellement urbain durable

Manifeste pour des projets d’urbanisme durable

Interreg ADUS


Engagement, objectif

Développer l'écoconception pour respecter l'environnement et le bien-être des habitants

Enjeu global, bénéfices attendus, argumentaire

Enjeux globaux

Bénéfices attendus

Actuellement le parc immobilier est à l’origine de presque un quart des émissions de gaz à effet de serre en France. Un bâtiment durable est un bâtiment dont le processus de conception, voire de réhabilitation, a fait l’objet d’une démarche calée sur celle de l’éco conception.

Le secteur du bâtiment génère des volumes importants de déchets (déchets inertes pour l’essentiel), en particulier les opérations de démolition et de rénovation.

Une réduction des émissions de GES par une diminution des consommations énergétiques et de l’empreinte carbone des interventions immobilières

Une réduction des consommations de matière première

Des bâtiments confortables (lumière naturelle, apports solaires, environnement sain)

Une réduction de la pollution générée par des déchets et des risques sanitaires associés

Lien avec les critères Rev3 (critères Rev3 et critères associés)



Acteurs pertinents (et spécifiques)

Maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre

Dimension citoyenne

Auto construction, auto réhabilitation accompagnée

Actions

Intégrer, lors des opérations de construction neuve et de rénovation, une approche d’écoconception prenant en compte l’ensemble des étapes du cycle de vie et en intégrant, dès la conception, la gestion de la fin de vie des bâtiments et des matériaux.

Réaliser des bâtiments durables : économes (en énergie, en entretien-maintenance, en coût global) ; respectueux de l’environnement (implantation et orientation des bâtiments, utilisation de matériaux ayant une faible empreinte carbone, limitant les nuisances liées aux chantiers) ; confortables (apports solaires maîtrisés et rafraîchissement passif, lumière naturelle contrôlée et vues agréables, environnement sain).

Expliciter lors de la consultation des entreprises la nécessité de préciser les modalités de gestion des déchets de chantier, en considérant l’estimation des quantités de déchets produits par nature, l’identification des sites de traitement, de stockage ou de recyclage, l’évaluation du coût de l’élimination des déchets et les modalités d’organisation (collecte, stockage, transport…).

Ressources, dispositifs, outils, accompagnement

L’analyse en cycle de vie (ACV)

Cd2e

Circulaire du 15 février 2000 relative aux plans de prévention et de gestion des déchets de chantiers du bâtiment et des travaux publics

Niveaux de performance (critères, les 3 niveaux)

*

**

***

% de bâtiments (ou surfaces de plancher) éco conçus dans les opérations de construction neuve et de rénovation

40% des surfaces de plancher en construction neuve, intégrant la démarche d’écoconception

40% des surfaces de plancher en construction neuve et en rénovation, intégrant la démarche d’écoconception

60% des surfaces de plancher en construction neuve et en rénovation, intégrant la démarche d’écoconception

% de déchets de BTP recyclés

50% des déchets du BTP

70% des déchets du BTP (c’est l’objectif à horizon 2020 fixé par une directive européenne et repris par la loi française sur la transition énergétique de 2015)

80% des déchets du BTP

Points de vigilance, risques

S’assurer que les performances énergétiques visées lors de la conception soient effectives en étant attentif à l’exploitation des bâtiments, aux pratiques des intervenants techniques et des occupants.

Les plans de gestion des déchets sont centrés sur le tri, l’enlèvement et le traitement des déchets. L’organisation des chantiers, des commandes de matériaux peuvent avoir un impact sur le volume de déchets produits et la réduction du volume des déchets peut constituer également un objectif.

Exemples, sources

Fiche écoconstruction et écoconception

http://ecoconception.oree.org/eco-conception-en-question/qu-est-ce-que-l-eco-conception/eco-construction-et-eco-conception.html

Fiche Fédération française du bâtiment (gestion des déchets de chantier)

http://www.ffbatiment.fr/federation-francaise-du-batiment/le-batiment-et-vous/construction-durable/la-gestion-des-dechets-de-chantier.html



1 Tuer un gisement : cela signifie qu’une action de rénovation peut limiter la poursuite de la rénovation pour des raisons économiques. Par exemple, la réalisation d’une isolation plus performante que l’existant, mais encore loin des standards de la maison passive, ne permet pas d’aller au bout du gisement d’économies d’énergie.

2 Gisement d’économies d’énergie : il s’agit des potentiels de réduction de consommation liés à la technique (isolation thermique d’un bâti, remplacement des ampoules, des radiateurs, des menuiseries, …) ou aux usages (éco-gestes, sobriété, …).

3 Trame verte : réseau formé de continuités écologiques terrestres, favorisant les déplacements et l’accomplissement du cycle de vie des espèces terrestres.

Trame bleue : réseau formé de continuités écologiques aquatiques.

Trame brune : réseau formé de continuités écologiques des sols naturels, essentiels au fonctionnement des écosystèmes.

Trame noire : réseau formé de corridors sur lequel l’éclairage artificiel nocturne est adapté pour limiter ses impacts sur la nature.






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