Si les ventes ont chuté avec chaâbane, Ramadan et les fêtes religieuses, elles devraient reprendre normalement vers la fin de l’année, au mois de décembre


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Libertés, égalité ... précarité 



http://www.illionweb.com/blog/libertes-egalite-precarite/

C’est désormais une tradition. Le 10 octobre, date d’anniversaire de la réforme de la Moudawana, aujourd’hui Code de la famille, est devenu notre journée nationale à nous, citoyennes marocaines. Ce n’est pas un scoop mais il faut le rappeler : la Moudawana n’est plus. Elle est devenue un code comme un autre, celui de la famille. Un code dont l’essence est basée sur un principe clair : l’égalité entre les époux. Énorme avancée, donc, par rapport à une Moudawana qui consacrait la domination du mari sur sa femme et exigeait de cette dernière obéissance et soumission. Autre avancée considérable : le droit au divorce, y compris sans motif. Mais ces réformes concernent l’épouse et la mère, et non la femme en tant que telle. La preuve Ces grandes oubliées de la législation : les mères célibataires (voir notre dossier page 24).

Le mariage est donc un passage incontournable pour accéder à ses droits, car les célibataires ne sont pas concernées par le Code de la famille. Et les mères parmi elles sont les grandes victimes de ce vide juridique. Malgré le travail de la société civile, elles restent exposées à un discours haineux, stigmatisées par une société intolérante et rejetées par leur entourage au nom de l’honneur.

Dans leur jugement très cruel, les bien-pensants oublient souvent que pour faire un enfant, il faut être deux. Que l’homme, lui, n’est jamais inquiété. Jamais responsabilisé. On considère encore que c’est la femme, seule, qui a «péché». C’est elle qui l’a cherché. Même en cas de viol ou d’inceste, on la culpabilise. Depuis la réforme, le père peut - et n'est donc pas obligé ! - reconnaître son enfant sans être contraint d’épouser la mère (art.161). Mais l’obligation du test ADN n’est pas élargie aux grossesses et naissances en dehors des fiançailles. Ce qui aurait obligé les pères biologiques à assumer leurs responsabilités et prendre leurs précautions...

Ne nous y trompons pas. La problématique vécue par ces mères célibataires, reléguées socialement, ouvre un vrai débat de société : les relations sexuelles hors mariage, même si elles constituent un délit, sont une réalité. Elles peuvent conduire à des naissances non désirées. C’est une autre réalité. Aujourd'hui, dans le Maroc de 2015 et avec l’absence d’éducation sexuelle à l’école, l’article 490 - qui pénalise les relations sexuelles hors mariage - ou l’interdiction d’avorter, empêchent la femme de vivre pleinement sa féminité jusqu'au choix de devenir mère célibataire. Le corps de la femme appartient à son père, à son époux et/ou à son fils, quand bien même les Marocaines représentent 20 % des chefs de ménage. Des lois coercitives existent déjà. Il suffit juste d’un gouvernement zélé pour les appliquer à la lettre et nous serions alors, pour beaucoup d’entre nous, touchées au coeur de nos libertés individuelles qui nous semblent acquises lorsqu’elles ne sont que tolérées. Oui, toute femme désirant vivre et construire sa vie dignement, avec ambition, énergie et liberté d’être se retrouve, aujourd’hui, dans cette zone grise. Sauf pour les plus aisées qui, toujours, auront une porte de sortie.

Hors une protection masculine incarnée par le mariage, point de salut ? Ce n’est pas pensable en 2015 alors que toutes les énergies doivent être déployées pour sortir du sous-développement économique. Le Maroc vit sa transition démocratique. Mais vers où ? Quel pays voulons-nous ? Un pays appliquant des lois caduques - lesquelles continueront à être contournées car inadaptées à la réalité - ou une nation où le droit garantit l’égalité et la protection de citoyennes pleinement épanouies dans leur statut juridique au même titre que les hommes ? Souhaitons-nous devenir des rétrogrades légalistes ou rester des modernistes horsla-loi ? Ni l’un ni l’autre. Ce 10 octobre oblige, s’il le faut encore, à la prise de conscience d’une nécessaire avancée en matière d’égalité afin de sortir de cette impasse et d’atteindre, enfin, un sentiment de dignité à être une femme marocaine, libre et forte, dans toutes ses dimensions. Pour ce faire, une révision du Code pénal dans le sens donné par l'article 19 de la Constitution s’impose plus que jamais.

Quid.ma -

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Réformes : la Tunisie et le Maroc avancent, l’Algérie recule, selon TSA

Par Quid //oct, 09 à 12:50
http://www.quid.ma/politique/reformes-la-tunisie-et-le-maroc-avancent-lalgerie-recule-selon-tsa/

TSA souligne qu’au Maroc, « les choses avancent également dans la bonne direction. Les réformes promises début 2011 par le roi du Maroc ont été menées très rapidement, avec beaucoup d’efficacité : révision de la Constitution, élections législatives qui ont porté les opposants islamistes au pouvoir puis des élections régionales le 4 septembre dernier. Ce processus a donné de la légitimité au nouveau gouvernement en place. Ce qui lui a permis de mener des réformes ambitieuses et courageuses. »
« Le Prix Nobel de la paix a été attribué, ce vendredi 9 octobre, au quartet tunisien pour le dialogue « pour sa contribution décisive à la construction d’une démocratie pluraliste en Tunisie dans le sillage de la révolution de jasmin de 2011 ». Lancé à l’été 2013, le quartet est composé de l’UGTT (Union générale tunisienne du travail), de l’Utica (Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat), de l’Ordre des avocats et de Ligue des droits de l’Homme, écrit le site algérien Tout Sur l’Algérie (TSA).
« À travers cette distinction, le comité Nobel a cherché à encourager le processus démocratique tunisien, sans doute le plus aboutie du monde arabe. Il envoie aussi un message aux mouvements politiques dans les autres pays arabes : la cohabitation avec l’islamisme pacifique est possible pour construire une démocratie […] »
TSA ajoute qu’au Maroc voisin, « les choses avancent également dans la bonne direction. Les réformes promises début 2011 par le roi du Maroc ont été menées très rapidement, avec beaucoup d’efficacité : révision de la Constitution, élections législatives qui ont porté les opposants islamistes au pouvoir puis des élections régionales le 4 septembre dernier. Ce processus a donné de la légitimité au nouveau gouvernement en place. Ce qui lui a permis de mener des réformes ambitieuses et courageuses. »
S’attardant sur l’Algérie, TSA relève que « le président Bouteflika a promis des réformes au début de l’année 2011, soit presque à la même période que le roi du Maroc. Depuis, les choses n’avancent pas. Hier encore, la présidence promettait pour la énième fois que la nouvelle Constitution viendra bientôt couronner « les réformes ». Des réformes qui se sont limitées jusqu’à présent à des changements au sein du DRS. Ces derniers ont renforcé le clan présidentiel, sans mettre fin aux anciennes pratiques.
« Aujourd’hui, conclut le site, le président Bouteflika n’a plus aucune excuse pour ne pas amorcer des réformes sérieuses et crédibles, en s’inspirant des pays voisins. Il a tous les pouvoirs entre les mains pour mettre en place un processus de transition démocratique. Continuer à chercher à gagner du temps en espérant que les cours du pétrole vont remonter un jour est une stratégie suicidaire qui risque de mener le pays au chaos. »

Quid.ma -

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Alcool : Les Marocains consomment 260 millions de bouteilles de bière par an

Par Quid //oct, 09 à 09:21
http://www.quid.ma/societe/alcool-les-marocains-consomment-260-millions-de-bouteilles-de-biere-par-an/


Si les ventes ont chuté avec chaâbane, Ramadan et les fêtes religieuses, elles devraient reprendre normalement vers la fin de l’année, au mois de décembre.


Décidément, les Marocains adorent les boissons alcoolisées. Il n’y a qu’à voir les nouveaux chiffres publiés par l’Economiste dans son édition de ce 9 octobre pour  le comprendre. 85 millions de litres de bière sont consommés chaque année au royaume. Ce qui en fait 260 millions de bouteilles en moyenne pour une population de 33,5 millions d’habitants.
Concernant le vin et les autres alcools, 30 millions de litres sont consommés en moyenne par an. En matière de recettes fiscales, le Trésor sort grand gagnant avec 708,7 millions de DH en 2014 pour les seules ventes de bière et 465,5 millions de DH sur le commerce des vins et alcools pour la seule taxe intérieure de consommation (TIC). Si les ventes ont chuté avec chaâbane, Ramadan et les fêtes religieuses, elles devraient reprendre normalement vers la fin de l’année, au mois de décembre.
Par ailleurs, l’Economiste souligne que plusieurs amateurs de boissons alcoolisées ont créé des ateliers clandestins, proposant des produits dont les prix sont 50 à 70% inférieurs à ceux adoptés au Maroc. Si la lutte contre la contrebande et la fabrication clandestine des boissons alcoolisées est plus pointue, c’est parce que les gains qui en ressortent ne génèrent aucune recette fiscale.

Quid.ma -

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Prix Nobel : C’est la Tunisie qui remporte la consécration de la paix

Par Quid avec MAP //oct, 09 à 11:31
http://www.quid.ma/international/prix-nobel-cest-la-tunisie-qui-remporte-la-consecration-de-la-paix/


http://www.quid.ma/wp-content/uploads/2015/10/10187133631.jpg

Avec ce Prix Nobel de la paix, le Quartet du dialogue national tunisien est récompensé pour ses efforts historiques ayant évité à la Tunisie la guerre civile, qui menaçait le pays suite à une gravissime crise de gouvernance ayant résulté des assassinats politiques de 2013.
Le Quartet s’est imposé, à un moment critique et à une époque charnière de l’histoire du pays, comme la planche de salut d’un pays divisé sur tout et gagné de la peur de connaître le même sort tragique d’autres pays de la région ayant connu des changements de régime.
Le 6 février 2013, Chokri Belaïd, l’un des leaders emblématiques de la gauche tunisienne, est assassiné devant son domicile, après avoir longtemps fait l’objet de menaces de mort de la part de groupes extrémistes. Le 25 juillet de la même année, Mohamed Brahmi, membre de l’Assemblée constituante et figure de l’opposition, sera abattu de la même manière et apparemment avec la même arme.
Conjugués aux trébuchements patents du processus de transition démocratique enclenché à la suite de la Révolution de 2010-2011 et à une crise économique étouffante, ces deux assassinats étaient à même de plonger la Tunisie dans le précipice, si ce n’est le travail de premier plan mené par le Quartet pour faire entendre la voix de la raison et ramener tous les protagonistes à la table des négociations.
La force de cette structure est de rassembler des parties jouissant, à la fois, d’une légitimité militante historique et d’une représentativité indéniable au sein des différentes couches sociales.
Ayant réussi en 2012 à mener à bien des négociations sociales sans précédent, l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) et l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica, patronat) seront rejointes, au courant 2013, par la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et l’Ordre des avocats au pic de la crise politique.
Ensemble, ils ont constitué un front de choc avec la mission d’apaiser les tensions, rapprocher les vues et surtout rassurer les citoyens, terrifiés par l’escalade de violence et la montée de la menace terroriste.
En ce moment, l’opposition et la société civile laïque continuaient de contester la légitimité des institutions intérimaires, menées par le mouvement islamiste Ennahda auquel on attribuait une volonté hégémonique au sein de la Troïka au pouvoir et le désir de mettre la main sur les leviers de l’appareil d’Etat.
Alors, l’objectif prioritaire du Quartet était d’amener islamistes et modernistes à entrer dans un dialogue national devant aboutir à de nouvelles règles claires et acceptées de tous au sujet de la transition.
Au terme d’âpres négociations, 21 partis politiques, dont Ennahdha, ont fini par signer une Feuille de route fixant un échéancier bien défini sur les prochaines étapes. Ce qui fut fait. Une nouvelle Constitution sera adoptée le 26 janvier 2014. Les élections législatives auront lieu entre octobre et décembre de la même année.
L’attribution du Prix Nobel au Quartet intervient à un moment où la Tunisie est confrontée à nouveau à des divisions politiques bien marquées et à une crise politique qui se profile à l’horizon.

OreLa -

L’Observatoire des Religions et de la Laïcité
L’abattage rituel en Belgique : retour sur une polémique

Auteur: Caroline Sägesser

Vendredi 9 Octobre 2015
http://www.o-re-la.org/index.php?option=com_k2&view=item&id=1374:l%E2%80%99abattage-rituel-en-belgique-retour-sur-une-pol%C3%A9mique&Itemid=85&lang=fr

En 2015, le nombre d’abattages rituels rituel d’un ovin dans le cadre de la fête de l’Aïd el Kébir a diminué drastiquement en Belgique. En cause, l’interdiction des abattoirs temporaires dans deux régions du pays (la Flandre et la Wallonie) et un boycott des autres structures largement suivi au sein de la communauté musulmane. Cette évolution annonce-t-elle une interdiction générale de l’abattage sans étourdissement préalable, une question qui revient régulièrement dans l’actualité ces dernières années, en Belgique comme dans d’autres pays européens ?
La fête de l’Aïd el Kébir (grande fête), également appelée Aïd al Adha (fête du sacrifice) est, on le sait, célébrée chaque année par les musulmans dans le monde entier. Elle commémore la soumission d'Ibrahim (Abraham) à son Dieu, lorsqu’il accepte de lui sacrifier son fils unique Ismaël (Isaac dans la tradition judéo-chrétienne), à qui un mouton sera au dernier moment substitué. Lors de cette fête, les familles musulmanes sacrifient un animal, et en partagent la viande avec leurs proches et les personnes nécessiteuses de leur entourage. La fête de l’Aïd est l’occasion de grandes réjouissances.
Dans le cadre de cette fête, les familles musulmanes ont longtemps abattu des moutons à domicile. Dans un premier temps, des municipalités urbaines ont installé des containers destinés à recevoir les dépouilles des animaux abattus, avant que la prohibition de l’abattage à domicile ne soit imposée et que de nombreuses communes mettent en place des lieux d’abattage temporaires lors de l’Aïd. En 2013, la Wallonie en comptait 12, Bruxelles 4 et la Flandre 57. Ces structures ont fait débat, suscitant des plaintes — notamment pour non-respect des conditions d’hygiène —, et les protestations des associations de défense du bien-être des animaux.
Un règlement européen entré en vigueur le 1er janvier 2013 ((CE) n° 1099/2009) interdit l’abattage des animaux sans étourdissement préalable, tout en accordant aux États membres le droit de reconnaître des exceptions en faveur de l’abattage conforme à un rite religieux, à condition que celui-ci soit conduit dans un abattoir agréé et permanent. Conformément à la législation européenne, le Conseil d’État belge a estimé, dans un avis rendu le 11 juin 2015, que l'abattage des ovins sans étourdissement dans les établissements temporaires devait être interdit. Le ministre wallon en charge du bien-être animal, Carlo Di Antonio (CdH), a rejoint son homologue flamand, Ben Weyts (NV-A), dans sa décision d’interdire désormais l’abattage rituel ailleurs que dans des abattoirs fixes.
La capacité de ces abattoirs fixes est très insuffisante pour rencontrer le volume d’abattage désiré par les communautés musulmanes lors de l’Aïd. Le gouvernement bruxellois a, lui, maintenu l’organisation d’abattoirs temporaires, en octroyant à trois communes les agréments nécessaires (Anderlecht, Molenbeek-Saint-Jean et Schaerbeek), afin « d'éviter les abattages clandestins, générateurs de souffrances inutiles ». Selon la secrétaire d'État bruxelloise au Bien-être animal, Bianca Debaets (CD&V), il s'agit toutefois d'une étape intermédiaire avant de proposer une solution structurelle dès l'année prochaine.
Devant cette nouvelle situation, le Conseil des théologiens des Musulmans de Belgique, une structure intégrée à l’Exécutif des Musulmans, a rappelé que le sacrifice n’était pas obligatoire d’un point de vue théologique quand les conditions requises pour sa pratique n’étaient pas réunies, tout en appelant « les responsables des divers gouvernements régionaux belges à déployer tous les efforts nécessaires permettant aux citoyens musulmans de s’acquitter de leur rituel dans des conditions adéquates ». Le Collectif contre l'Islamophobie en Belgique (CCIB) a également déploré l'application de la législation européenne sans discussion préalable, évoquant « une pierre supplémentaire dans la construction du problème musulman ».
Plusieurs organisations musulmanes ont déposé un recours contre la décision du ministre flamand du Bien-être animal, Ben Weyts (N-VA), recours rejeté par le juge des référés de Bruxelles le 16 septembre dernier. Un appel à boycotter le sacrifice, soutenu par de nombreuses mosquées et institutions musulmanes bruxelloises et relayé sur les réseaux sociaux a, semble-t-il, été largement suivi : seules 200 inscriptions environ ont été enregistrées auprès des abattoirs temporaires de la Région bruxelloise, prévus pour en accueillir jusqu'à 1.600. Les effets conjoints de l’interdiction et du boycott ont eu un impact sensible sur les ventes d’ovins par les éleveurs wallons et flamands, qui ont fait part de leur mécontentement aux autorités face à la baisse de leur chiffre d’affaires.
Les protestations ont également pris la forme d’un rassemblement de plusieurs centaines de personnes, dont semble-t-il de nombreuses personnes âgées, le 19 septembre, place de l'Albertine à Bruxelles, pour l'action « Touche pas à mon mouton ». À cet égard, on peut relever que l’année précédente, en septembre 2014, une marche contre l’abattage rituel à l’initiative de l’organisation de défense des animaux Gaia avait rassemblé, elle, plusieurs milliers de personnes.
La mobilisation en faveur du bien-être animal croît depuis plusieurs années, ce dont témoigne notamment le renforcement de la législation européenne, même si on note qu’elle est souvent plus appuyée pour s’opposer à l’abattage rituel que pour dénoncer les conditions de vie des animaux dans l’élevage intensif. L’interdiction de l’abattage rituel dans des structures temporaires semble ainsi irréversible, eu égard à la législation européenne. Dans la mesure où les abattoirs fixes ne peuvent rencontrer la forte demande lors de l’Aïd, on assistera dès lors soit au retour des abattages clandestins soit à la diminution de la pratique, le sacrifice de l’animal étant remplacé par une offrande en argent. Le déroulement des événements de l’automne 2015 plaide plutôt pour une diminution de la pratique du sacrifice, comme l’ont remarqué plusieurs observateurs.
Cette interdiction des abattoirs temporaires pourrait-elle déboucher sur une interdiction généralisée de l’abattage sans étourdissement, donc rituel ? Nombre de pays européens (Norvège, Suède, Danemark, Islande, Suisse, Grèce, Luxembourg, ainsi que plusieurs provinces autrichiennes) n’autorisent aucune dérogation à l’interdiction de l’abattage sans étourdissement. Dans ces pays, les communautés musulmane et juive importent de la viande halal et casher en provenance de pays qui autorisent l’abattage rituel, augmentant le volume de production de ces viandes dans ces pays et, également, l’opposition qu’y suscite leur mode de production.
Le débat autour de l’interdiction de l’abattage rituel sans étourdissement, qui se pose avec de plus en plus d’insistance en Belgique comme dans le reste de l’Europe, met aux prises deux principes : le droit à la liberté de culte et le respect du bien-être animal. Ce débat n’est pas sans en rappeler un autre, celui autour de la circoncision pour motifs religieux, qui voit s’opposer droit à la liberté de culte et respect des droits de l’enfant, en ce compris le droit à l’intégrité physique. Si jusqu’à présent l’interprétation de la Convention européenne des Droits de l’Homme est favorable à la liberté de culte, garantie en son article 9, l’évolution de la société pourrait contribuer à amener un changement. L’opinion publique paraissant particulièrement sensible à la question du bien-être animal, il paraît probable que l’abattage rituel continue à faire l’objet de restrictions ou d’interdictions de plus en plus larges.
Caroline Sägesser (Université libre de Bruxelles).

Le Soir.be -  11/10/15
Europalia Turquie censurée? Pas si vite!

Catherine Makereel
Mis en ligne jeudi 8 octobre 2015, 19h09
L’ouverture, mercredi, de l’exposition « Anatolia » à Bozar a déchaîné les critiques sur Europalia. En ligne de mire : le contexte politique turc actuel : génocide arménien, question kurde, dérives autoritaires du président Erdogan. L’équipe artistique nous répond.


  • Image extraite de l’exposition « Imagine Istanbul » du photographe Ara Güler. « Si celui-ci a été invité, ce n’est pas parce qu’il est Arménien mais parce que c’est un grand artiste » se défend le directeur artistique Dirk Vermaelen. © Ara Güler



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En jetant son dévolu sur la Turquie comme nouveau pays hôte d’Europalia, les organisateurs s’attendaient sans doute à essuyer quelques médisances mais sans doute pas le déferlement de critiques qui s’est abattu, dès mercredi, sur l’ouverture de l’exposition « Anatolia, terre de rituels ». Des citadelles hittites à la cour ottomane, de Cybèle aux dieux de l’Olympe, de la chrétienté à l’islam, l’exposition patrimoniale retrace les rites et les cultes à travers les nombreuses civilisations qui se sont succédé en Anatolie jusqu’à l’empire Ottoman. A priori, pas grand-chose à voir avec le génocide arménien, les tensions avec le PKK ou l’autoritarisme du très conservateur président Erdogan. Pourtant, de nombreux médias se sont rués sur l’événement pour questionner l’objectivité de la programmation artistique d’Europalia Turquie, largement soutenue par le gouvernement turc.
Ara Güler.

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« On se bat depuis plus de deux ans pour que ce programme soit objectif et le plus complet possible, se défend Kristine De Mulder, directrice générale d’Europalia. Il faudrait commencer par regarder notre programmation au lieu d’arriver avec des partis pris, de ne viser que le sensationnel ! Tout comme Europalia Chine n’était pas un hommage à Xi Jinping, avec, par exemple, des curateurs comme Ai Wei Wei, cet Europalia n’est pas un hommage à Erdogan. C’est une scène qu’on donne aux artistes. Les autorités ne sont pas si bêtes, elles savent l’importance de faire acte de démocratie culturelle. » Et la patronne d’Europalia de mettre en avant des artistes comme Nedim Gürsel. L’auteur des Filles d’Allah avait ouvertement pris position pendant les événements de Gezi avec sa fameuse carte blanche dans Le Mondeintitulée « Je veux siroter mon raki sur le Bosphore, Monsieur Erdogan ! ». L’équipe cite aussi Babazula, groupe rock psychédélique dont certaines chansons sont interdites sur les ondes turques. Ou encore Alptekin, très critique envers le gouvernement, et dont on présente « Luxe Démocratique », exposition d’art contemporain. Pourtant, pas question de commencer à faire le compte des Kurdes ou des Arméniens présents dans la programmation : les personnalités sont invitées avant tout pour leur qualité artistique. « Une chaîne de télé m’a demandé de poser devant l’affiche d’“ Imagine Istanbul” et de dire qu’Ara Güler était là parce qu’il est arménien, explique Dirk Vermaelen, directeur artistique. Je refuse : il est là parce que c’est un grand artiste. »
Kristine De Mulder refuse elle aussi cette comptabilité : « Hier, un journaliste m’a demandé si on avait tenu compte du partage proportionnel des minorités. Que voulait-il qu’on fasse ? Qu’on aille compter les Arméniens, les Kurdes, les Alévis ? Qu’on fasse des quotas ? Nous sélectionnons les artistes pour leur qualité. Nous refusons de les mettre dans des boîtes. D’ailleurs, les artistes eux-mêmes ne mettent pas toujours sur leur C.V. s’ils sont d’origine kurde ou autre. Et puis, le génocide arménien n’est pas un sujet artistique. Ce n’est pas notre métier, qu’on laisse faire les historiens là-dessus. »
La directrice d’Europalia reconnaît qu’une programmation comme Europalia se négocie forcément avec les partenaires, turcs en l’occurrence. « On se rend compte que le contexte est particulièrement sensible, peut-être plus qu’avec d’autres pays, parce que c’est près de nous, la Turquie, et parce qu’il y a une grande communauté turque en Belgique. Mais il faut faire la part des choses. On m’a demandé pourquoi nous n’avions pas annulé. Si nous avions annulé, on aurait puni 600 artistes avec lesquels on prépare ce festival depuis des mois, des artistes chevronnés ou plus jeunes à qui on donne la chance de jouer sur une scène internationale, et qui vont échanger avec les artistes belges. »
Ces critiques révèlent en tout cas une attente explosive autour de cet événement.« On nous a accusés d’avoir fait une exposition patrimoniale, parce que c’était plus pratique de parler des gens, que ça évitait de poser des questions, nous confie Dirk Vermaelen. C’est absurde : on ouvre toujours Europalia avec une expo patrimoniale. Si on avait voulu faire dans la facilité, on aurait fait une expo sur les trésors du Palais Tokapi. Mais au contraire, on a voulu prendre le fil des nouvelles recherches scientifiques, sous la houlette du professeur Marc Waelkens. On a aussi entendu dire qu’il n’y avait pas d’objets arméniens dans l’expo alors que, dans la partie sur la transmission des rites, il y a une boîte en forme de pigeon qui vient d’une église arménienne. »
Selim Aydoğdu : « Difficile de croire à une totale transparence »



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Le danseur et chorégraphe belgo-turc, qui a notamment créé Roots and Road, connaît bien la scène artistique turque actuelle. « Quand on sait comment l’art et le pouvoir sont intrinsèquement liés en Turquie, il est difficile de croire à une totale transparence, même si je ne doute pas que les équipes d’Europalia aient œuvré à un juste milieu. Ça reste une programmation très lisse, qui contente tout le monde, qui établit des ponts mais qui n’affiche pas de prise d’opinion. En Turquie, ce sont les gouvernements qui donnent le ton alors que les culturels rêvent d’ouvrir leur champ d’action. Les missions sont très balisées en Turquie. J’en ai fait moi-même l’expérience avec des dates de spectacle annulées pour cause d’élections à venir. C’est plus flagrant encore pour la danse contemporaine qui, dans les groupes islamo-conservateurs, a quand même cette étiquette d’arme de propagande occidentale. Dans la programmation danse, il y a de belles choses comme Christian Rizzo(D’après une histoire vraie, qui revisite les danses traditionnelles turques, NDLR), ou Ziya Azazi qui fait un travail superbe. Avec Ziya, Europalia prend un risque sans en prendre un. Ziya prend les piliers du soufisme pour les décaler, les faire sortir de leurs balises. Il joue sur un fil très intéressant, mais il est déjà fort reconnu à l’étranger, il ne risque donc pas de porter préjudice à l’image du gouvernement. S’ils lui avaient commandé une nouvelle pièce, là ils auraient sans doute pris plus de risques, mais avec une pièce qui a déjà tourné des centaines de fois… »
Mustafa Balci : « On reste dans le domaine de l’alibi »

© D.R.

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Cinéaste, Mustafa Balci est aussi le coordinateur de Plateforme 50, mis sur pied au moment de commémorer les 50 ans de l’immigration turque, pour œuvrer à l’émergence d’un milieu culturel d’origine turque et ancré dans l’identité bruxelloise.« Au départ, nous avons été contactés par Europalia pour réfléchir à une programmation off, mais sous réserve, car au final, c’était le ministère de la Culture turque qui décidait en dernier recours. Finalement, nous n’avons pas été rappelés. La programmation reste très consensuelle alors que la Turquie vit une situation de guerre civile où la population kurde est en première ligne. C’est l’actualité. Oui, il y a l’un ou l’autre artiste d’origine kurde, mais dans un événement très contrôlé par le gouvernement. On reste dans le domaine de l’alibi : “vous voyez, on fait tel ou tel artiste”, mais ce sont des petites choses. Dans l’ensemble, c’est surtout la grande Turquie ottomane qui est représentée, où les minorités sont très effacées. Ça reste une vitrine officielle de l’Etat turc. Ici, à Bruxelles, nous sommes les premiers à créer des projets qui ouvrent le dialogue entre Araméens, Syriaques, Kurdes, Arméniens. Mais nous sommes un peu les petits Poucet comparés à Europalia qui a des budgets colossaux. La situation actuelle est brûlante et dramatique et nous essayons de dépasser les clivages. Nous attendions plus que des alibis de la part d’Europalia, mais il faut aussi reconnaître que le festival fait les frais du contexte actuel de la Turquie, et c’est évidemment malheureux. »

La Libre.Be -
Très peu de musulmanes portent le voile intégral en France

BERNARD DELATTRE CORRESPONDANT PERMANENT À PARIS Publié le vendredi 09 octobre 2015 à 18h43 - Mis à jour le samedi 10 octobre 2015 à 08h42
http://www.lalibre.be/actu/international/tres-peu-de-musulmanes-portent-le-voile-integral-en-france-5617eea03570b0f19f3f3a69


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C’était le 11 octobre 2010. Le Parlement français approuvait définitivement la loi interdisant la dissimulation du visage sur la voie publique. L’Hexagone devenait ainsi le premier pays d’Europe - suivi par d’autres, depuis - à voter un dispositif concernant principalement le port du voile intégral musulman, même s’il prohibe également d’autres tenues : les cagoules arborées lors de manifestations, par exemple. Les contrevenants s’exposent à une amende de 150 euros et/ou à l’obligation de suivre un "stage de citoyenneté". "Vivre la République à visage découvert est une question de dignité et d’égalité", avait alors justifié la ministre de la Justice de l’époque, Michèle Alliot-Marie.
Cinq ans plus tard, c’est l’heure d’un premier bilan. Il confirme que le port du voile intégral musulman est, somme toute, un phénomène assez marginal, en France. Dans ce pays qui compte la plus grande communauté musulmane d’Europe (évaluée à une demi-douzaine de millions d’âmes), un millier de femmes seulement y arborent régulièrement cette tenue.
Deux fois moins que les estimations
Entre 300 et 400 contrôles sont effectués chaque année sur ce sujet, par les policiers. Le chiffre est resté globalement stable, depuis 2011. A l’issue de ces contrôles, quelque 1 500 contrevenantes ont, au total, été verbalisées. Dans nombre de cas, il s’est agi de récidivistes, déjà plusieurs fois mises à l’amende pour le même motif. Si bien que les autorités évaluent aujourd’hui à entre un demi-millier et un millier le nombre de porteuses de voile intégral musulman, sur l’ensemble du territoire national. C’est moitié moins que l’estimation que les partisans de la loi avaient brandie au début des années 2010, et qui avait conduit à la pénalisation du port de cette tenue.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi, les syndicats policiers font état de leurs difficultés quotidiennes à la faire respecter, sur le terrain. Il arrive que les verbalisations de contrevenantes donnent lieu à des attroupements hostiles. Dans un cas même, en 2013 à Trappes (banlieue parisienne), une interpellation de ce type a dégénéré en plusieurs nuits d’échauffourées. On a également frisé plusieurs fois l’incident diplomatique : quand de riches touristes en provenance de pays du Golfe ont été verbalisées, voire, à l’aéroport de Roissy, interdites d’entrée sur le territoire. Globalement, toutefois, "dans la grande majorité des cas", la mise en œuvre de cette prohibition vestimentaire s’effectue "sans recours à la contrainte et sans occasionner de trouble à l’ordre public". C’est le constat que dresse l’Observatoire de la laïcité, l’organisme public qui conseille le gouvernement sur les questions de laïcité.
De probables polémiques, en 2017
Le port de tenues connotées religieusement devrait faire partie des sujets qui vont enflammer la prochaine campagne présidentielle, en 2017, dont tout le monde s’attend à ce qu’elle se focalise sur les questions d’identité, d’immigration et de laïcité. Deux cas de figure concrets alimenteront notamment ces débats électoraux. Dès maintenant, d’ailleurs, ils constituent des sujets récurrents de polémiques ainsi que des motifs de division au sein même des familles politiques, à droite comme à gauche.
D’une part, l’interdiction du port du foulard musulman aux mères de familles qui encadrent les enfants lors de sorties scolaires. D’autre part, l’extension à l’université du champ d’application de la loi prohibant tout signe religieux ostensible à l’école.

The Economist – Oct 10th, 2015

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