Parmi les innovations de la prière de tarawih


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Parmi les innovations de la prière de tarawih
Shaikh Salih Ibn Ghânim As-Sadlân


Dans son excellent livre Salât Al-Jama’a, shaikh Sadlân expose quelques innovations courantes pendant la prière de tarawih. Nous en rapportons quelques unes, sans citer celles qui ne sont pas répandues chez nous.
1_ Parmi les innovations répandues dans de nombreux pays, la parole : « ô vous qui êtes présents priez sur le prophète élu » (Sallu ya hadhar ‘ala an-nabi al-mukhtar) ou la parole « la prière de la nuit, qu’Allah vous récompense » (Salat al-qyam athabakumullah). Le fait de faire le tahlîl, le takbîr à haute, la prière sur le prophète à voix haute toutes les deux raka’at.
2_ Lire le qur’an en chantant (al-hân wa tatrîb) : ce qui signifie allonger exagérément les allongements et transformer les voyelles en lettres (comme font les muezzins lors d’appel à la prière, exemple : « Allah, ah, ah ah u akbar » cela transforme une voyelle en lettre et c’est interdit). L’imam Malik dit : « je n’aime pas que l’on récite en chantant, pendant Ramadhan et en dehors, car cela ressemble à la musique et amène à se moquer du Qur’an ». Abu Dhar rapporte, « j’ai entendu le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) mettre en garde sa communauté contre des gens qui prendront le Qur’an comme de la musique, et ils feront avancer un homme pour qu’il les dirige dans la prière, il ne sera pas le plus savant d’entre eux mais celui qui chante le mieux ». En faisant cela, ils ne cherchent pas à comprendre les sens du Qur’an, les ordres et interdictions, les promesses et les avertissements, les exemples (des peuples précédents) l’application des règles… Tout ce qu’ils cherchent c’est la douceur de la musique, la vibration de la voix, comme Allah dit en blâmant Quraysh : « Leur prière auprès de la maison Sacrée n’est que sifflements et battements de mains ». Le Qur’an a été révélé pour qu’on médite sur ses versets et comprenne ses sens, Allah dit : « Un Livre béni que Nous t’avons révélé, afin qu’ils méditent sur ses versets ». Il est interdit qu’il soit récité en chantant, d’une manière qui ressemble à la musique, car cela empêche le (vrai) recueillement et diminue la crainte.
3_ L’imitation de certains lecteurs, si bien que sa préoccupation principale est d’embellir sa voix (afin de ressembler à ce lecteur connu) et d’attirer les gens vers lui. L’utilisation de micros et haut-parleurs afin d’attirer les prieurs dans cette mosquée. Si bien que les gens s’y pressent et qu’ils parcourent longues distances afin de pouvoir y prier, délaissant leurs moquées et la prière avec leurs voisins et les gens de leurs quartiers.
4_ Les pleurs et le recueillement forcés (exagérés) pendant la récitation. Parmi les choses étonnantes qui se répandent dans les mosquées sont les pleurs des imams et des prieurs derrière lui, au point que certains pleurent juste en entendant la voix de l’imam, même s’il ne sait pas ce qui est récité. Tout cela fait partie des ruses de shaytan (le shaikh n’interdit pas les pleurs dans la prière, hâsha, mais il met en garde contre ces pleurs qui ressemblent aux lamentations, où l’on entend les pleurs, alors que les salafs rapportent que les gens pleuraient parfois dans les rangs sans que leur voisin ne le sache).
5_ Se déplacer pour les mosquées pendant ramadhan. Si les musulmans réfléchissaient à ce que cela implique comme choses mauvaises et comme délaissement de bonnes choses, une seule de ces raisons leur suffirait, parmi lesquelles :

* certains vont dans des mosquées très éloignées perdant ainsi beaucoup de temps qu’il aurait pu consacrer à se rendre tôt dans sa mosquée, à être au premier rang, cela aurait meilleur pour lui.

* (Comme tous se rendent au même endroit), il y a de la foule, et il peut lui arriver des choses (mauvaises) ou être en retard pour la prière.

* En faisant cela il perd l’occasion de rencontrer ses voisins et les gens de sa mosquée.

* En se réunissant dans une seule mosquée, cela peut amener l’ostentation et atteindre même l’imam qui voit tous ces gens se rassembler autour de lui.
L’imam Ibn ul-Qayyim a rappelé parmi les preuves de la règle qui dit « qu’il faut interdire toutes les choses qui peuvent amener à quelque chose d’illicite même si cette chose est permise en soi », il dit : « point 54 : le Législateur a interdit à l’homme de délaisser la mosquée proche de lui pour se rendre à une autre, comme il est rapporté du prophète : « Priez dans la mosquée qui vous est proche et ne la délaissez pas pour une autre plus éloignée ». L’imam Ibnul-Qayim dit aussi dans Al-‘Ilâm : « Cela pour empêcher de s’éloigner des mosquées proches et préserver l’imam, mais si cet imam ne complète pas la prière ou est connu pour ses innovations ou sa perversité, alors il n’y a aucun mal à prier plus loin ». Muhammad ibn Bahr rapporte : j’ai vu Abu ‘Abdillah (l’imam Ahmad) pendant le mois de Ramadan, et Fadhl ibn Zyad est venu et il a prié devant l’imam Ahmad la prière de tarawih, et il avait une très belle voix. Alors les gens se sont rassemblés au point que la mosquée soit pleine. Alors l’imam Ahmad est sorti, il a monté les escaliers de la mosquée et il a regardé cet attroupement en disant : qu’est ce que cela ! Vous laissez vos moquées pour d’autres… celui qui est voisin d’une mosquée doit y prier. » Al-Hafidh Ibn Kathir dit : « Ce qui est voulu par la législation est l’embellissement de la voix dans la méditation du Qur’an, sa compréhension, la concentration, le recueillement, la soumission et l’obéissance. Quant aux voix des chansons innovées, qui sont là pour l’amusement et suivent les règles de la musique, le Qur’an en est loin et il est trop majestueux et important pour être récité ainsi. »
6_ L’invocation de la fin de la récitation du Qur’an dans la prière. Certains imams exagèrent en cela, et écrivent des invocations comme des chansons ou de la prose, en pleurant, faisant pleurer, se recueillant, changeant leur voix d’une manière qui n’était pas la leur dans la récitation du Qur’an qui si il avait été révélé sur une montagne elle se serait effondrée par crainte d’Allah (c’est-à-dire que tout ce qu’ils font comme pleurs et crainte dans la du’a ils ne le font pas en lisant le Qur’an). Alors qu’il n’y a aucune preuve authentique sur le fait de faire du’a à la fin de la récitation du Qur’an dans la prière, ni du prophète (salallahu’ alayhi wasalam), ni des califes bien guidés. Ils ont pris cela des actes des salafs qui le faisaient en dehors la prière, et du fait que l’on peut invoquer de manière générale… (En plus) ces invocations sont très longues, alors que s’ils avaient fait dans la prière quelques invocations courtes et générales et qu’ils avaient invoquaient en dehors de la prière comme l’ont fait certains salafs cela aurait été mieux. Encore qu’il est meilleur de laisser ces deux choses et de rester sur ce sur quoi étaient les salafs de cette communauté parmi les compagnons et ceux qui les ont suivi dans l’excellence.

Source : Salât Al-Jamâ’a : hukmuha wa ahkâmuha (p.86-92)

Traduit par les salafis de l’Est

L’imam prie plus de 11 raka’at
Shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani

Question : Shaikh, chez nous à Médine, les gens prient dans la mosquée du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) en trois groupes (pour la prière de tarawih) : un groupe qui prie avec l’imam la prière obligatoire (du ‘isha) puis 8 raka’at et ils s’en vont ; un autre groupe prie 10 raka’at et à ce moment le premier imam a terminé sa récitation (ils sont 2 par nuit) et s’en va et nous partons avec lui ; et le troisième groupe prie avec le deuxième imam les 20 raka’at et le witr. Eux nous disent que nous n’avons pas complété la prière de la nuit avec l’imam, et nous disons que lorsque l’imam part, nous partons avec lui. Que dites-vous sur cela ?
Réponse : Il n’y a aucun doute que le meilleur de ces groupes est celui du milieu, ceux qui prient 10 raka’at et partent avec l’imam. Ils sont meilleurs que ceux qui n’en prient que 8, et je ne sais pas pourquoi ils n’en prient que 8, car si ils partent c’est qu’ils sont de l’avis que la prière de tarawih ne se fait pas en 20 raka’at, mais pourquoi ne prient-ils pas 10 raka’at ? La position la plus juste est celle du milieu comme je l’ai rappelé.

Quant à ce que disent certains parmi les gens de science, qu’il ne faut pas partir tant que l’imam ne part pas, la réponse à est à l’image de la question, elle prend plusieurs formes. Pourquoi ?

Car ce qu’ils visent (en disant cela) c’est l’imam qui complète (termine) la prière, les 20 raka’at. Et lorsque vous leur dites que vous partez avec l’imam (le premier) cela ne leur convient pas puisque eux parlent du deuxième, sur lequel ils fondent leur preuve. J’ai lu de certains savants en Arabie saoudite qu’ils sont très mécontents contre ceux qui prient 10 raka’at et s’en vont, et ils leur rapportent le hadith auquel j’ai fait référence pour dire qu’ils ne sont pas partis avec l’imam (le hadith est : « Celui qui prie avec l’imam, jusqu’à ce qu’il s’en aille, a la récompense d’une nuit complète passée en prière »).
Ma réponse, que ce soit en ce qui concerne Médine ou Mecca, est qu’en regardant les preuves, nous comprenons que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) voulait dire par imam, quelqu’un regroupant des caractéristiques précises, et il n’y a aucun doute qu’il est celui qui prie comme le prophète (salallahu’ alayhi wasalam). Et s’il arrive qu’un imam ne prie pas comme le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) et (que le prieur) s’en aille, celui-ci n’a pas divergé (de l’imam). Pourquoi ? Car il y a dans la sunna, des preuves qui montrent des situations plus graves encore que ceux qui partent après avoir prié 10 raka’at. Il est connu qu’à l’époque du prophète (salallahu’ alayhi wasalam), Mu’adh (ibn Jabal) priait la prière du ‘isha avec le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) puis rentrait chez lui pour prier devant les gens en tant qu’imam, et comme le rapporte Jabir, (cette prière) était pour lui surérogatoire et pour eux obligatoire. Une nuit, un homme des Ansars est venu prier derrière Mu’adh qui commençait sourate Al-Baqara, ce Ansar a alors coupé sa prière, il s’est mis dans un coin de la mosquée, il a prié 4 raka’at et il est parti. Lorsque Mu’adh a terminé la prière et qu’on lui a rapporté ce qui s’était passé, il a insulté cet homme et a dit qu’il était hypocrite. Pourquoi ? Car il a laissé la prière en groupe, et dans cette situation Mu’adh avait le droit de dire qu’il était hypocrite, mais nous allons voir que Mu’adh était dans l’erreur et que ce que cet homme a fait était juste. Et ce que nous faisons aujourd’hui (partir après 10 raka’at) n’est pas plus grave que ce qu’a fait ce Ansar. On rapporta à cet homme des Ansars, ce que Mu’adh avait dit de lui et il partit se plaindre chez le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) en lui disant : « nous travaillons toute la journée et lui il allonge la prière ». Lorsque Mu’adh arriva, le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) lui dit : « Cherches-tu a créer la discorde Mu’adh ! Cherches-tu a créer la discorde Mu’adh ! Cherches-tu a créer la discorde Mu’adh ! Lorsque l’un d’entre vous dirige la prière, qu’il l’écourte car il y a derrière lui l’enfant, le vieillard, celui qui est occupé et le malade. Il te suffit de lire (sourate) As-Shams, Al-‘Ala et d’autres sourates semblables. ».

Le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) n’a pas reproché à cet homme d’avoir quitté (la prière en commun), au contraire il a fait des reproches à celui qui a allongé (la prière). Et nous, nous considérons que ceux qui prient 20 raka’at allongent (la prière), sachant qu’à la base il est légiféré d’allonger la récitation. C’est-à-dire que s’il prie seul et allonge (la récitation), il n’y a aucun problème, mais s’il prie en groupe et allonge (la récitation) il est en contradiction avec la sunna. Et malgré le fait que couper la prière ne soit pas permis à la base, s’il y a une excuse légale qui est de trop allonger la récitation dans la prière obligatoire, (cela est faisable). Le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) n’a pas reproché à ce Ansar d’avoir coupé sa prière, alors pourquoi certains masha’ikh (en Arabie) nous reprochent-ils de couper la prière, alors qu’en fait nous ne la coupons même pas. Nous sortons de la prière avec le salam, et le hadith dit : « On entre dans la prière par le takbir et on en sort par le taslim », nous ne coupons pas comme l’a fait cet homme. Pourquoi nous font-ils des reproches ? Allahu ‘alam, mais il semble que cela vient de deux choses : premièrement, penser que le fait de prier 20 raka’at est permis ou que c’est la sunna de ‘Umar. Deuxièmement, ils ne connaissent pas bien l’excuse de ceux à qui ils font des reproches, car s’ils avaient bien étudié ce qui est arrivé entre Mu’adh et ce Ansar et que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a donné raison à ce Ansar devant cet imam qu’est Mu’adh ibn Jabal.

Il ne convient pas de s’exciter contre ceux qui secourent la sunna lorsqu’ils partent après 10 raka’at, car nous disons que si un homme veut prier derrière l’imam seulement 2 raka’at personne ne peut le lui reprocher, car c’est une prière surérogatoire et il peut en prier ce qu’il veut, dans les limites de la législation comme nous disons. Personne ne peut reprocher à cet homme de prier seulement 2 raka’at, et encore moins à ceux qui prient 10 raka’at en suivant la sunna.
Question : Oui, mais ils parlent de la récompense de la prière de nuit, (et disent que ceux qui partent avant n’ont pas la récompense de la nuit en prière).
Réponse : Le fait d’allonger la lecture en dépassant la sunna n’est pas récompensé pour avoir dépassé la sunna. L’imam qui est cité dans le hadith est l’imam qui prie selon la sunna et pas celui qui en diverge, « priez comme vous m’avez vu prier »
Question : Shaikh, peut-on répondre à leur ambiguïté par le hadith que vous nous avez appris en ce qui concerne le jeûne de samedi, « Celui qui laisse une chose pour Allah, Allah le lui remplace par quelque chose de meilleur ».
Réponse : Allahu Akbar, bien sûr !
Traduit par les salafis de l’est

11, 23, 30, 40, …
Shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani

Question : certaines personnes justifient le fait de prier 20 raka’at (pour tarawih) en s’appuyant que le fait que ‘Aisha a transmis un acte de la sunna et pas une parole ? Et est-il vrai que ’Umar a réuni les gens (pour la prière de tarawih) sur 20 raka’at ?
Réponse : Cette question, à elle seule, nécessiterait un tarawih. Premièrement, il n’est pas authentique que ‘Umar ou que les gens à son époque ont prié 20 raka’at pour cette prière de nuit que les gens appellent la prière de tarawih. Cela n’est pas authentique, il y a un bien quelques versions (qui le disent) mais aucune d’entre elles n’est exempte de défauts clairs (dans la chaîne de transmission). Au contraire, il est rapporté dans le Muwata de l’imam Malik, avec une chaîne authentique, qu’ils ont accompli la prière de nuit en 11 raka’at sur l’ordre de ‘Umar. Il a ordonné à Ubay ibn Ka’b qui est un des lecteurs et des grands compagnons d’accomplir devant les gens (en tant qu’imam) 11 raka’at. Donc il n’est pas authentique de dire que ‘Umar ou que les gens à son époque ont prié 20 raka’at.
Deuxièmement, ce que ‘Umar a ordonné est quelque chose dont il n’aurait pu se détacher (il n’aurait pas pu dire autre chose), ceci car il sait comme ‘Aisha que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), n’a jamais accompli dans la prière de nuit, pendant Ramadhan ou en dehors, plus de 11 raka’at. Il est rapporté dans Al-Bukhari et Muslim, et cela vous suffit devant ces autres versions que nous avons cité auparavant (et qui ne sont pas exemptes de défauts), il vous suffit de voir que rien de cela n’est cité dans les deux recueils de hadith authentiques. (Au contraire), dans les deux Sahih, on rapporte qu’on a interrogé ‘Aisha sur la prière de nuit du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) pendant Ramadhan, elle répondit d’une réponse de sage, qui lorsqu’il est interrogé sur une chose, répond et ajoute à cela, comme le savant qui répond parfois à des questions avant qu’on les lui pose, voilà le comportement des premiers prédécesseurs. Elle répondit : « Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a jamais accompli plus de 11 raka’at, ni pendant ramadhan, ni en dehors de ramadhan. Il priait 4 raka’at, ne me demande pas combien elles étaient longues et bien accomplies, puis il priait 4 raka’at, ne demande pas combien elles étaient longues et bien accomplies, puis il priait 3 raka’at. ». Il n’y a aucun doute que ‘Umar connaissait ce qu’a rapporté ‘Aisha, c’est pourquoi il a ordonné (de suivre) sa guidée et à Ubay ibn Ka’b de prier 11 raka’at.
Nous ajoutons à notre réponse afin de rassurer nos frères qui cherchent la sunna et la préservent, je ne dis pas toute la sunna, car cela est impossible.

Il est impossible à l’un d’entre nous d’accomplir ce qu’a accompli le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), mais nous devons faire, comme il est dit : « Imitez-les si vous n’êtes pas l’un d’entre eux, car en il y a dans l’imitation des pieux, la réussite. ». Qui peut lire en une seule raka’a, sourate Al-Baqara, Al-‘Imran, Al-Ma’ida puis sourate An-Nisa, quatre des plus grandes sourates en une seule raka’a ! Mais ce n’est pas tout, ensuite il s’incline et reste en inclinaison autant de temps que pendant la récitation, et ce n’est pas tout, lorsqu’il se relève, il reste debout aussi longtemps que pendant la récitation, et ce n’est pas tout, lorsqu’il se prosterne, il reste en prosternation autant de temps que pendant la récitation et lorsqu’il se relève entre les deux prosternations, il reste assis autant de temps. Qui peut en faire autant ? Si les compagnons n’ont pu le faire, qu’en est-il de nous ? Une fois, Hudhayfa ibnul-Yaman s’est levé dans la nuit et a vu le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) prier seul dans la mosquée, il s’est donc joint à lui. Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a commencé à lire sourate Al-Baqara, Hudhayfa « a pris peur » et pensa que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), même s’il allongeait la récitation, s’inclinerait après 100 versets, mais il a continué, il pensa : après 200 versets, mais il continua et termina la sourate, et il pensait à chaque fois qu’il allait se prosterner, mais il a lu ensuite Al-‘Imran, Al-Ma’ida et sourate An-Nisa. Voilà comment était Hudhayfa ibnul-Yaman, celui qui connaissait les secrets du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam). Mais aussi ‘Abdullah ibn Mas’ud qui a prié une autre nuit avec le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et dit : « Et il a prolongé (la récitation) au point que j’ai pensait à faire une chose mauvaise. » On lui demanda : que voulais-tu faire ? Il dit : je voulais le laisser debout et m’asseoir. Ce que je veux dire est qu’il est impossible à quiconque de faire comme le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), d’adorer Allah comme lui, mais il faut faire comme je l’ai dit avant : « Imitez-les si vous n’êtes pas l’un d’entre eux, car en il y a dans l’imitation des pieux, la réussite. ».
Arrêtons nous instant : peut-on ressembler au prophète en ajoutant à son acte, dans la manière ou le nombre ? Sur la manière, nous avons vu que cela est impossible, mais sur le nombre c’est ce qui se passe. Aujourd’hui les gens accomplissent 23 raka’at, en contradiction avec le nombre de raka’at que le prophète a accompli. Certains prient, et c’est malheureusement le cas, prient 23 raka’at en 20 minutes, ou 30 minutes et au mieux 1 heure. (Nous disons) : Si vous priez 11 raka’at en 20, 30 min ou 1heure cela est meilleur que d’accomplir 20 raka’at dans lesquelles il n’y a aucune concentration, tranquillité. C’est pour cela que ‘Abdullah ibn Mas’ud, celui qui voulait s’asseoir alors qu’il était avec le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), dit en parlant de la prière du voyage, est-elle de 2 ou 4 raka’at ? Il dit qu’elle est de 2 raka’at comme cela et rapporté de Anas ibn Malik qui dit : « Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est sorti de Médine vers Mecca, et il n’a cessé de prier 2 raka’at jusqu’à ce qu’il revienne Médine ». ‘Abdullah ibn Mas’ud dit : « Si seulement je pouvais avoir 2 raka’at acceptées d’Allah », c’est-à-dire : comment pourrais-je prier 4 raka’at et être en désaccord avec le prophète qui a prié 2 raka’at lorsqu’il s’est rendu à Mecca jusqu’à ce qu’il revienne. Ainsi, qui est mieux guidé : ceux qui prient 20 ou 30 raka’at en 1 heure ou ceux qui prient 11 raka’at ? Il n’y a aucun doute que ces derniers ressemblent plus au prophète (salallahu ‘alayhi wasalam). Je ne dis pas qu’ils ont accompli la sunna, car il est impossible que nous accomplissions (totalement) la sunna, mais nous imitons au mieux celui qui nous a prescrit cette sunna, ou plutôt nous l’a établi (montré) car il n’est pas permis de dire que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a prescrit (shara’a) car c’est Allah qui légifère. Nous imitons donc celui qui nous a montré le fait d’accomplir la prière de nuit en 11 raka’at. Donc, priez 11 raka’at dans le temps où vous priez 23 raka’at afin de ressembler le plus au prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).
Il nous reste un dernier point sur cette question qui est (que certains) utilisent comme preuve la généralité de parole du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et que ‘Aisha a transmis son acte et pas sa parole, c'est-à-dire le hadith rapporté dans les deux Sahih par ‘Abdullah ibn ‘Umar : « La prière de nuit s’accomplit deux par deux, et si l’un d’entre vous craint l’arrivée de l’aube, qu’il complète ce qu’il a prié par une raka’a ». C’est une preuve, qui apparemment, est forte, mais qui est en vérité, faible. Et c’est une règle importante (qui va être donnée) c’est pourquoi je vous demande d’être attentif et de la retenir, car elle vous aidera à comprendre beaucoup de questions de fiqh sur lesquelles les savants sont en désaccords, de nos jours et parfois même avant, et que les gens de l’innovation peuvent utiliser pour justifier leurs innovations.
Je dis : en vérité c’est une preuve générale : « La prière de nuit s’accomplit deux par deux », il n’a pas dit : 10 raka’at et une raka’a pour le witr, il a seulement dit deux par deux. C’est pourquoi nous disons, et cela est précis, donc nous vous demandons d’être attentifs.

Toute preuve générale comprend des parties (choses) très nombreuses, et nous savons qu’accomplir une chose comprise dans la preuve générale mais que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a pas pratiqué est une innovation. C’est assez précis, mais des exemples viendront éclaircir cela, avant tout, nous disons que la base de toute innovation est de s’accrocher à des choses générales qui n’ont pas été mises en pratique par la première génération. Par exemple, l’appel à la prière, dans beaucoup de pays, il y a une introduction et une conclusion à cet adhan. Chez nous, dans le Sham, ils appellent l’introduction at-tadhkir (le rappel) et la conclusion est la prière sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), dans laquelle il y a beaucoup d’ajouts faux, comme le fait de l’appeler en disant : « ô toi la première créature d’Allah ». Tout cela se fait en Syrie, et peut être en Egypte. Prenons cet exemple : la prière sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) après l’adhan, cela rentre dans la généralité du Qur’an et de la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), Allah dit : « Allah et Ses anges prient sur le prophète. Ö vous les croyants, priez sur lui et saluez-le ». Y a-t-il un musulman qui réfute ce verset ? Celui qui le fait a mécru, donc il n’y a personne qui renie ce verset. Que disons-nous à ceux qui prennent comme preuve ce verset et disent : pourquoi interdisez-vous la prière sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) après l’adhan, alors qu’Allah dit : « Allah et Ses anges prient sur le prophète. Ö vous les croyants, priez sur lui et saluez-le ». Mais il y a aussi des hadiths dans lesquels le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : « Celui qui prie une fois sur moi, Allah prie dix fois sur lui ». Celui qui fait cela dit : je fais l’adhan et j’aime prier sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), pourquoi voulez-vous l’interdire ? Et il y a de nombreux cas similaires. Dans le Sham nous avons aussi une prière sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) après les prières obligatoires, toutes ces choses n’existaient pas à l’époque du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).
De deux choses l’une : soit la compréhension de ces innovateurs dans leur suivi des preuves générales est bonne, alors qu’en est-il des salafs (qui ne l’ont pas fait) et à leur tête le messager d’Allah ? Ils seraient dans l’erreur, et celui qui dit cela sort de l’islam, mais personne ne dit cela.
Soit ils disent : nous voulons faire plus d’obéissance que les pieux prédécesseurs. Si ce n’est pas une mécréance, cela y ressemble, car le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit dans de nombreux hadiths : « qu’ont ces gens à se détourner de ce que je fais ? Par celui qui tient l’âme de Muhammad dans Sa main, je suis, d’entre vous, celui qui craint le plus Allah », ce hadith est rapporté par Muslim. Il y a un autre hadith rapporté dans les deux Sahih et qui parle de ce groupe de gens qui sont venus chez le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et ne l’ont pas trouvé, ils ont alors interrogé ses femmes sur son jeûne, sa prière de nuit, ses mariages. Elles leur ont répondu de ce qu’elle savaient et ont dit : « Il prie la nuit et dort, il jeûne et mange, et il épouse les femmes », ils ont dit, et là est la grande erreur dans ce qu’ils ont dit : C’est le messager d’Allah, Allah lui a pardonné ses péchés passés et futurs, où sommes nous par rapport à lui, et ils se sont concertés alors que les femmes du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) les entendaient. Ils ont voulu exagéré dans les adorations, l’un d’entre eux dit : je ne me marierai pas, le deuxième dit : je jeûnerai continuellement, et le troisième dit : je prierai la nuit et ne dormirai pas, et ils sont partis. Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) arriva et on l’informa de ce qui s’était passé, il entra alors dans la mosquée, rassembla les gens et dit : « Qu’ont ces gens à se détourner de ce que je fais ? Par celui qui tient l’âme de Muhammad dans Sa main, je suis, d’entre vous, celui qui craint le plus Allah, je jeûne et je mange, je prie la nuit et je dors et j’épouse les femmes. Celui qui s’écarte de ma sunna n’est pas des miens. ».

C’est pourquoi, il est important pour expliquer les textes généraux de connaître la (sunna) pratique du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam). Il a été dit dans la question, par ignorance, que ‘Aisha a rapporté l’acte du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et pas sa parole, mais son acte est-il en désaccord avec sa parole ? Et il est dit dans le Qur’an : « Et je ne veux pas divergez de ce que je vous interdit ». Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) explique aux gens la parole d’Allah par son acte mais aussi par son acceptation, s’il voit quelqu’un accomplir une adoration et qu’il l’accepte, cela devient une sunna, et s’il voit quelqu’un accomplir un acte courant, et qu’il l’accepte, cela devient permis. Donc le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) explique la parole d’Allah (plus encore que sa propre parole) par son suivi et son explication par la parole et l’acceptation. C’est pourquoi la parole de ‘Aisha qui rapporte l’acte du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) explique sa parole « deux par deux ».
Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a vécu 20 ans (dans la prophétie) pendants lesquels il a expliqué aux gens la religion d’Allah. A-t-on rapporté qu’il a prié 20 raka’at ou 40 comme c’est parfois le cas à la mosquée sacrée ? Le fait que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) ait continuellement prié 11 raka’at dans la prière de la nuit explique sa parole : « La prière de nuit s’accomplit deux par deux ».
Pour expliquer cela, je donne un exemple, Allah dit : « le voleur et la voleuse, coupez-leur la main », si nous suivions le chemin de ces innovateurs ou de celui qui a fait une erreur dans la question lorsqu’il dit que ‘Aisha a montré son acte et pas sa parole, c’est-à-dire que sa parole comprend plus que ce qu’il a fait. Regardons ensemble : en arabe, la main peut désigner aussi bien la paume, l’avant bras ou le bras entier, tout cela s’appelle « main » et Allah dit : « coupez-leur la main », mais où ? (la main, l’avant bras…) deuxième chose : le voleur, (dans la langue) celui qui vole un œuf est un voleur quelle que soit la valeur de ce qu’il vole, et celui qui vole les plus grands trésors est un voleur. Doit-on couper la main de tout voleur ? En suivant la voie des innovateurs ou de celui qui dit que ‘Aisha a montré son acte pas sa parole, qu’Allah te pardonne ! Son acte vient expliquer sa parole, l’acte n’est jamais en contradiction avec la parole et la parole n’est jamais en contradiction avec l’acte. Où est-ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a coupé la main du voleur ? Ici (la main), donc l’acte du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est opposé à la généralité du texte coranique, doit on dire que c’est une opposition (une divergence) ? Ne plaise à Allah ! Au contraire, le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a expliqué la généralité de la parole d’Allah par son acte. En plus, le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a pas coupé la main de tout voleur, comme il est rapporté dans les deux Sahih : « On ne coupe (pas la main) en dessous (de la valeur) d’un quart de dinar ». La sunna du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est de trois types : des actes, des paroles, et des acceptations. Il faut prendre de ces trois types et ne pas les opposer. Donc pour la prière de nuit, il est vrai que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « La prière de nuit s’accomplit deux par deux », et cela comprend 10, 20, 30… mais qu’est-ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a appliqué : 11 raka’at.
En résumé, le sens du hadith est : ô toi le musulman, si tu veux accomplir la prière de nuit, de tarawih, de tahajud, tous ces noms désignent la même chose (dans une autre cassette, shaikh montre que c’est une innovation de différencier tarawih et tahajud), alors prie deux par deux, mais ne te presse pas, lis ce que tu peux du Qur’an, et allonge la récitation l’inclinaison, la prosternation, imitant ainsi le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et si tu crains l’arrivée de l’aube, complète par une raka’a. Mais je me demande où sont ces gens qui font comme dans le hadith de ‘Aisha, qui accomplissent la prière de la meilleure façon et allongent au point de craindre l’arrivée de l’aube. Voilà le sens du hadith, et cela ne signifie pas que l’on peut prier autant que l’on veut. Voilà la réponse à cette question.

Traduit par les salafis de l’Est

Quand survient la nuit d’Al-Qadr ?

P
ar les imams Al-Albani et Ibn Al-'Uthaymin


La Nuit d'Al-Qadr apparaît dans les dix dernières nuits de Ramadan pendant une nuit impaire (c'est-à-dire 21e, 23ème, 25ème, 27ème ou 29ème). Cependant les savants diffèrent quant à savoir si elle est fixée à une de ces nuits impaires chaque année ou si elle change chaque année à une nuit impaire différente. Ci-dessous sont les avis de deux de nos grands savants, Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaimin et Muhammad Nasir-ud-Din Al-Albani (qu’Allah leur fasse miséricorde).
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