Programme National Nutrition Santé (pnns)


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Programme National Nutrition Santé (PNNS)



Sommaire



Introduction 3

Contexte

Enquête 4

EPODE 5

Historique
PNNS 2001-2005 6

Neuf objectifs nutritionnels spécifiques

Six axes stratégiques

Détails des axes stratégiques
PNNS 2006-2010 9

Améliorer l’offre alimentaire dans les établissements scolaires

Augmenter l’activité physique à l’école

Développer des actions pédagogiques dans le champ de la nutrition 10

Renforcer l’action des professionnels de santé scolaire
Conclusion 11
Bibliographie 12


  1. INTRODUCTION


L'obésité infantile est devenue un enjeu de santé publique majeur dans la plupart des pays industrialisés.

En France, elle touche actuellement près d'un enfant sur six. Il est aujourd'hui avéré qu'un enfant obèse risque fortement de le rester à l'âge adulte, entraînant une augmentation considérable de maladies associées (maladies cardio-vasculaires et diabète de type 2) et diminuant de 13 ans son espérance de vie. La prise en charge restant difficile et encore peu évaluée, il est fondamental de prévenir et prendre en charge dès le plus jeune âge la prise de poids excessive des enfants. Pour cela, la prévention se doit de dépasser le cadre strictement médical en impliquant l'ensemble des acteurs de la collectivité et ainsi modifier les facteurs environnementaux en grande partie responsables de cette évolution alarmante.

L'indice de masse corporelle (IMC) ou de corpulence permet d'estimer si une personne est trop maigre, d'une corpulence normale, en surpoids ou obèse. Cet indice est calculé en divisant le poids (en kilogrammes) par le carré de la taille (en mètres).


NB : prévalence : Nombre de cas d'une maladie ou d'un événement pour une population, à un moment ou pour une période donnés.
A – Contexte
Il est aujourd’hui parfaitement établi que l’alimentation et l’état nutritionnel participent de façon essentielle au développement et à l’expression clinique des maladies qui sont aujourd’hui les plus répandues en France, comme dans l’ensemble des pays industrialisés :


  • Les maladies cardiovasculaires sont aujourd'hui la première cause de mortalité en France (32 %

  • des décès), à l’origine de près de 170 000 décès chaque année.

  • Les tumeurs malignes représentent 29 % de l’ensemble des décès chez l’homme et 23 % chez la

  • femme. Le nombre de nouveaux cas est estimé à 240 000 par an.

  • L'obésité concerne 7 à 10 % des adultes et 10 à 12,5 % des enfants de 5 à 12 ans. Sa prévalence

  • augmente, chez les enfants, de façon dramatique depuis quelques années.

  • L'ostéoporose, à l'origine d'une fragilité osseuse exposant les patients à un risque de fractures

  • concernerait 10 % des femmes à 50 ans, 20 % à 60 ans et 40 % à 75 ans.

  • La prévalence du diabète, tous âges confondus, est estimée à 2-2,5 %.

  • Près d’un adulte sur 5 présente une cholestérolémie supérieure à 2,50 g/l.




B- Enquête
En janvier 2001, un Programme national nutrition-santé (PNNS) a été mis en place pour une durée de cinq années en France : il fixe neuf objectifs nutritionnels prioritaires à atteindre d'ici l’année 2005 parmi lesquels figurent l’augmentation de la consommation moyenne de fruits et légumes, l’augmentation de l'activité physique, ou encore l’augmentation de la consommation d'aliments sources de calcium. L'enquête Baromètre santé nutrition, réalisée en février 2002, permet de faire le point sur les opinions, connaissances, attitudes et comportements en matière d'alimentation et de nutrition au début de la mise en œuvre du PNNS. Cet article issu du Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire de l'Institut de veille sanitaire présente les premiers résultats de cette enquête centrés sur plusieurs indicateurs liés aux objectifs du PNNS : fréquence de consommation de certains aliments la veille de l’interview, ou au cours des 15 derniers jours, et fréquence de l'activité physique. L’enquête a été réalisée entre le 2 février et le 29 mars 2002 auprès de 3 153 personnes âgées de 12 à 75 ans.
Les premiers résultats d'enquête mettent en évidence l’écart entre les comportements déclarés et les recommandations nutritionnelles du PNNS. Ils seront complétés grâce aux autres enquêtes en cours de préparation axées sur une quantification des prises alimentaires. Ces résultats indiquent la nécessité de poursuivre l'information du public sur les repères de consommation quotidienne de chaque grand groupe d’aliments. Les obstacles à la consommation de certains aliments comme les fruits et légumes et les manières de les lever devront être étudiés, de même que la manière d'intéresser le public masculin à une nutrition favorable à un bon état de santé.


Répartition de la proportion d'enfants de 5 à 6 ans en surpoids en France


En moyenne, 10 % des adultes sont obèses en France et l'incidence de l'obésité ne cesse d'augmenter. Sa fréquence

En France est plus grande dans l'Est (22 %) et le Nord (20 %) que dans le Centre (9 %) ou le Sud (8 % à 12 %).


1) La prévalence du surpoids chez les enfants de 5 à 11 ans augmente partout.

2) Pourcentage des enfants âgés de 7 à 11 ans en surpoids ou obèses selon les pays européens.

C- Projet EPODE
« Ensemble, prévenons l'obésité des enfants » est un programme de prévention santé inédit, lancé dans 10 villes, dans 10 régions en France, afin d'éviter la prise de poids excessive des enfants de 5 à 12 ans.

C'est à l'échelon local, au cœur même de la ville que des actions transversales sont mises en place pendant 5 années pour mobiliser l'ensemble de la collectivité. Des actions de proximité sont menées pour et avec la population, dans la ville. Les notions de nutrition et de diversité alimentaire sont ainsi développées pour familiariser les enfants avec les fruits et légumes dès la maternelle, favoriser la découverte pratique des aliments et leur appréciation gustative. Les jeux « actifs » et la découverte d'activités physiques ne relevant pas nécessairement d'une pratique sportive sont également promus.
EPODE s'articule autour de deux principes d'intervention. Dans un premier temps, une prévention « primaire » auprès de l'ensemble de collectivité pour sensibiliser l'ensemble des acteurs, former les intervenants, agir dans les écoles et la ville. Puis une prévention « secondaire » auprès des professionnels de santé, afin de prendre en charge les enfants en surpoids. Ces étapes sont incontournables pour une prévention efficace.
D - Historique
En 1999, la Direction Générale de la Santé avait sollicité l’avis de différents experts nationaux. En mai 1999, la Ministre de l’Emploi et de la Solidarité et le Secrétaire d’Etat à la Santé et à l’Action Sociale demandaient au Haut Comité de la Santé Publique (HCSP) une étude globale de la situation. Le rapport « Pour une politique nutritionnelle de Santé Publique en France » contenant diverses recommandations a été remis à la Secrétaire d’Etat à la Santé et aux Handicapés en juin 2000. Le Premier Ministre, dans son discours de clôture des Etats Généraux de l’Alimentation du 13 décembre 2000, a annoncé le lancement en janvier 2001 d’un Programme National Nutrition Santé (PNNS), coordonné par la Secrétaire d’Etat à la Santé et aux Handicapés, en lien avec les membres du gouvernement chargés de l’Education nationale, de l’Agriculture et de la Pêche, de la Recherche, de la Jeunesse et des Sports et de la Consommation.

Il en a fixé les grandes orientations. Le présent plan s’appuie sur les travaux du Haut Comité de la Santé Publique, du Conseil National de l’Alimentation et des Directions techniques des différents ministères impliqués, en concertation avec l’Assemblée des Départements de France, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, l’Institut de Veille Sanitaire (INS), la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, la Fédération Nationale de la Mutualité Française, des personnalités scientifiques, des représentants de consommateurs.


  1. Le Programme National Nutrition-Santé 2001-2005


Le PNNS a comme objectif général d’améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs qu’est la nutrition.
Neuf objectifs nutritionnels prioritaires en terme de santé publique

  • augmenter la consommation de fruits et légumes afin de réduire le nombre de petits consommateurs,

  • augmenter la consommation de calcium,

  • réduire la contribution moyenne des apports lipidiques totaux,

  • augmenter la consommation de glucides afin qu’ils contribuent à plus de 50% des apports journaliers,

  • réduire l’apport d’alcool : apport ne doit pas dépasser l’équivalent de 20g d’alcool pur par jour,

  • réduire de 5% la cholestérolémie moyenne chez les adultes,

  • réduire de 10mmHg la pression artérielle systolique chez les adultes,

  • réduire de 20% la prévalence de surpoids et de l’obésité (IMC supérieur à 25),

  • augmenter l’activité physique quotidienne.




  1. Neuf objectifs nutritionnels spécifiques


Ici, un seul des objectifs nous concerne, les autres sont à destiné des femmes enceintes, personnes âgées, personne en situation de précarité… Il s’agit d’améliorer le statut en fer, en calcium et en vitamine D des enfants et adolescents.


  1. Six axes stratégiques




  • informer et orienter les consommateurs vers des choix alimentaires et un état nutritionnel satisfaisant, éduquer les jeunes et créer un environnement favorable à une consommation alimentaire satisfaisante,

  • prévenir, dépister et prendre en charge les troubles nutritionnels dans le système de soins,

  • impliquer les industriels de l’agro-alimentaire et la restauration collective ainsi que les consommateurs,

  • mettre en place des systèmes de surveillance alimentaire et nutritionnelle de la population

  • développer la recherche en nutrition : recherches épidémiologiques, comportementales et cliniques,

  • engager des mesures et actions de santé publique destinées à des groupes spécifiques de population.




  1. Détails des axes stratégiques…




  • INFORMER


L’un des axes principaux du PNNS est de diffuser une information simple, claire et exhaustive autour des neuf objectifs prioritaires définis par le HCSP. La part de prévention faite dans chaque établissement scolaire dépend du projet d’établissement et de l’importance donnée à son volet « nutrition ». Dans un de ses rapports, Serge Hercberg (professeur de nutrition et membre de l’Unité de surveillance et d’Epidémiologie Nutritionnelle), cite plusieurs actions réalisées afin d’aider concrètement un retour à une nutrition plus saine :
-des coupons de fruits et légumes frais d’une valeur d’environ 10€ par mois délivré par les CROUS,

-une distribution de fruits et légumes une fois par semaine en maternelle avec des actions pédagogiques menées en parallèle,

-interdire les marques alimentaires et les jeux vidéos à l’école.
Actions prévues : mise au point d’un logo et vulgarisation d’un logo de communication, diffusion d’un guide alimentaire national tout public et de guides spécifiques par public, lancement de campagnes média tous publics pour la promotion des fruits et des légumes, pour l’activité physique et pour les produits sucrés et féculents, création de sites internet (sante.gouv.fr et mangerbouger.fr), développement des réseaux de proximité.


  • ÉDUQUER


L’enfance et l’adolescence sont des étapes déterminantes pour l’acquisition de comportements alimentaires favorables à la santé et au développement de l’activité physique. L’action en milieu scolaire et extrascolaire, complémentaire du milieu familial, nécessite une cohérence entre plusieurs composantes : une offre alimentaire satisfaisante sur le plan nutritionnel et une pédagogique qui favorise l’acquisition de comportements critiques.

Toutes ces actions sont menées en partenariat avec le Ministère de l’éducation nationale, le Ministère de la jeunesse et des sports et le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche.
Actions menées :

-amélioration de la restauration scolaire dans les cantines

- intégration de la dimension nutrition dans les programmes scolaires

- mise en place d’outils pédagogiques

- mise en place de matériel pédagogique produit par les firmes agroalimentaires conforme au PNNS

Au niveau départemental, il existe deux pôles permettant la formation de personnels qualifiés afin d’offrir une éducation alimentaire intéressante aux plus jeunes :

-INTRASCOLAIRE : formation des enseignants pour la nutrition et l’activité physique correspondant à l’éducation nutritionnelle incluse dans le tronc commun des connaissances

-EXTRASCOLAIRE (garderies, centres aérés) : formation de diététiciens et éducateurs sportifs ainsi que de cuisiniers de la restauration scolaire.


  • ORIENTER


Il paraît nécessaire de fournir aux jeunes un environnement d’offre alimentaire cohérente avec les objectifs nationaux que ce soit dans le cadre d’activités scolaires ou extrascolaires. Par exemple, la mise en place de fontaines d’eau fraîche dans les établissements.


  • PREVENIR, DEPISTER, Prendre en charge les troubles nutritionnels dans le système de soins


Sur le domaine de la santé, les professionnels de santé sont des informateurs crédibles et écoutés facilement par la population. Ils sont responsables du dépistage et de la prise en charge des pathologies liées à des troubles de la nutrition. Pour une meilleure gestion de la santé, il existe plusieurs objectifs à atteindre, notamment au niveau scolaire.


  1. Utilisation d’un disque d’évaluation nutritionnelle en pratique clinique :

Constat : Lors de l’examen systématique du patient, il est trop souvent omis d’étudier l’état nutritionnel qui est une composante majeure de l’état de santé des individus.

Objectif : Favoriser l’évaluation de l’état nutritionnel du patient par estimation de l’indice de masse corporelle dans une optique de prévention (dépistage précoce) ou de prise en charge.

Action : Concevoir et diffuser des outils et des livrets d’accompagnement

Diffuser 60000 outils enfants pour les pédiatres, médecins scolaires, de PMI, généralistes à tendance pédiatrique.

(Mise en place : 2001)


  1. dépistage pendant le cursus scolaire par les infirmières et les médecins scolaires.

  • Visite de grande section relevant du code public qui n’est pratiquée que dans 20% des établissements. Dans la plupart des écoles, les médecins voient seulement les enfants signalés par les enseignants.

  • Visite de CE2 où l’ensemble des enfants sont vus et surtout ceux qui ont été repérés en grande section (pour étudier l’évolution de la courbe de poids). A ce niveau, un bilan infirmier est exigé ; ainsi que le suivi des enfants à risque.

  • Visite de 6e : les enfants à risques signalés en CE2 sont revus par la même infirmière

  • Visite de 5e où un bilan complet est pratiqué

  • Si des troubles nutritionnels persistent, l’enfant est confié au médecin traitant


NB : La prise en charge de ces enfants est cependant difficile. Des centres de nutrition comme celui de l’hôpital Sud facilitait cette prise en charge. Mais ce dernier a été fermé pour cause de restrictions budgétaires : L’ensemble des actions pratiquées par les professionnels ne sont pas recensées. Au 2nd degré, il y a le rapport d’activité des infirmières qui permet d’avoir certaines informations. Cependant au 1er degré, les pratiques sont moins bien recensées.


  1. Préciser les fonctions et les métiers de la nutrition. Adapter les formations des professionnels aux enjeux actuels

Constat : La nutrition est une discipline sous-enseignée dans de nombreuses filières de santé. Pour améliorer le dépistage, il faut une mise à plat complète de l’ensemble des professionnels de santé.

Objectif : Par cette culture commune, renforcer l’efficacité et la complémentarité entre les divers métiers de la nutrition. Il faut de plus une harmonisation avec les partenaires européens et une estimation des besoins quantitatifs des différents types de professionnels.

Actions :

  • commander un rapport sur le sujet à des personnalités reconnues dans ce domaine, choisies en accord avec les sociétés de nutrition et de diététique.

  • Susciter une discussion et une réflexion autour du rapport lors d’un colloque qui devrait être européen

  • Réviser les formations et les programmes d’enseignement initial et continu, sur la base du rapport et de la discussion qu’il soulèvera, en vue de renforcer la composante nutrition de santé publique. Ceci concerne les professionnels de santé, les enseignants et les personnes relais (diététiciens, éducateurs sportifs) au sein de l’établissement.

Mise en place :

 De l’analyse : 2001-2002

 De la révision des enseignements : 2002-2003


  1. Veille scientifique et diffusion de synthèses actualisées


Pour une meilleure information des professionnels, des synthèses actualisées à partir de la veille scientifique sont rédigées et diffusées sous l’expertise du comité français d’éducation pour la santé. Par exemple, en 2001 une synthèse sur le cancer a été diffusée. Les thèmes ultérieurs seront définis avec les instances scientifiques et professionnelles.


  • Favoriser l’implication des consommateurs et des professionnels de la filière agro-alimentaire dans le cadre du PNNS

Des discussions seront menées avec les industriels de l’agro-alimentaire, les professionnels de la distribution et de l’artisanat alimentaire et les consommateurs afin de déterminer les critères permettant une valorisation des informations promotionnelles mentionnant une valeur santé qui prennent en compte les objectifs du PNNS.


  1. Renforcement de la formation des professionnels de l’alimentation dans le champ de la nutrition :

Constat : Les professionnels de l’agro-alimentaire et des filières alimentaires sont des acteurs actifs de la politique nutritionnelle.

Objectif : Les produits que les professionnels de l’agro-alimentaire et des filières alimentaires sont susceptibles de développer doivent correspondre à une demande des consommateurs et prendre en compte la qualité nutritionnelle. Leur formation essentielle.


  1. Définition des conditions de conformité au PNNS. Valorisation de cette conformité

Objectif : Faciliter l’analyse par le consommateur de la conformité aux objectifs du PNNS.

Action : Définir, en lien avec les représentants des acteurs concernés –filières alimentaires, consommateurs, administrations– les conditions pouvant permettre la validation de la conformité au PNNS de l’information promotionnelle mentionnant une valeur santé.


  1. Renforcement de la formation des professionnels de l’alimentation dans le champ de la nutrition

Constat : Les professionnels de l’agro-alimentaire et des filières alimentaires sont des acteurs actifs de la politique nutritionnelle.

Objectif : Les produits que les professionnels de l’agro-alimentaire et des filières alimentaires sont susceptibles de développer doivent correspondre à une demande des consommateurs et prendre en compte la qualité nutritionnelle. Leur formation essentiellement axée sur la science de l’aliment doit être mieux ouverte vers des préoccupations de santé publique.

Actions : - appuyer les initiatives actuelles allant dans ce sens.

- analyser les cursus de ces écoles.

- proposer aux diverses écoles des compléments de nutrition humaine.

III) PNNS 2 : Actions spécifiques destinées aux enfants en milieu scolaire
On observe une continuité entre les PNNS 1 et 2, fait essentiel puisque le temps de mise en place sur le terrain des différents axes d’un plan d’une telle ampleur est de 3 à 4 ans. Le PNNS 2 confirme ainsi les acquis du PNNS 1 et particulièrement les 9 repères de consommation déjà contenus dans ce premier programme.
Le PNNS 2 est cependant davantage axé sur la prévention et sur la précarité, prévoyant des mesures spéciales en faveur des populations défavorisées. Le PNNS 2 a pour ambition d’aller au-delà du PNNS 1 en étant élargi à quatre principaux axes d’action :

- La prise en compte spécifique des populations défavorisées, particulièrement touchées par l’obésité

- La prise en charge par les professionnels de santé de l’obésité de l’enfant et de l’adulte.
- La promotion renforcée des actions locales en faveur d’un meilleur comportement nutritionnel avec la mise en place pour tous des conditions pour une alimentation et une activité physique favorable à la santé.

- L’amélioration de la qualité et de la présentation de l’offre alimentaire.
Pour ce qui nous concerne, nous nous concentrerons sur les actions spécifiques destinées aux enfants en milieu scolaire.


  1. Améliorer l’offre alimentaire dans les établissements scolaires




  • Inscrire dans un texte réglementaire ayant force d’obligation des normes en termes de composition des repas servis en restauration scolaire

  • Augmenter la présence des fruits et des légumes (répondant à une charte de qualité) dans les repas servis en restauration scolaire et universitaire

  • Subventionner les services de restauration qui s'engageraient dans le développement de la consommation des aliments identifiés comme favorables à la santé

  • Généraliser l’installation de fontaines d’eau (sans gobelet) dans toutes les enceintes scolaires,

  • Autoriser exclusivement, dans les foyers des établissements scolaires la vente des fruits, petits légumes, produits laitiers, pain farine 80 et aliments porteurs du logo clé nutrition-santé PNNS

  • Distribuer des fruits (ou des petits légumes), 1 fois/ semaine en petite section maternelle (avec actions pédagogiques) prolongée pendant toutes les années de maternelle et de primaire dans les structures scolaires des ZEP

  • Affichage obligatoire des repères de consommation du PNNS dans les structures de restauration scolaires, sur panneaux d’affichage de menus et dans structures de médecine scolaire,

  • Apporter de la « compétence nutritionnelle » dans les établissements, en mutualisant un poste de diététicien par type d’établissements

  • Pour les étudiants boursiers distribution des coupons exclusifs (et non échangeables) de fruits et légumes frais correspondant à 10 euros par mois, délivrés par le CROUS et permettant d’acheter tout type de fruits et légumes dans les lieux de vente.




  1. Augmenter l’activité physique à l’école




  • Aménager les cours de récréations pour favoriser le jeu et la pratique de l’activité physique (paniers de basket, buts multisports…).

  • Partager les temps de permanence entre les activités physiques et le travail de classe.

  • Augmenter le temps alloué à l’éducation physique avec une augmentation de la proportion de ce temps où les enfants sont réellement actifs.

  • Sensibiliser les enseignants à une approche spécifique et adaptée aux capacités des enfants obèses,

  • Former les surveillants ou recruter des surveillants titulaires d’un brevet professionnel sportif pour encadrer des activités physiques et sportives pendant les heures de permanence et pendant les récréations


  1. Développer des actions pédagogiques dans le champ de la nutrition




  • Introduire un cours sur les groupes d’aliments et les repères de consommation du PNNS: une heure par an en CE2 et en 5ème,

  • Introduire de l’enseignement ménager et consumériste dans les différentes disciplines (enseignement civique, biologie,…).

  • Utiliser le temps de restauration collective pour développer des activités ludiques pédagogiques sur la nutrition,

  • Interdire les marques alimentaires ou de jeux vidéos à l’école sur les menus, affiches, dépliants, matériel scolaire ou sportif et réserver réglementairement la possibilité de diffuser des outils pédagogiques sur la nutrition aux seuls bénéficiaires du logo PNNS.




  1. Renforcer l’action des professionnels de santé scolaire




  • Renforcer le dépistage et les actions de prévention par les services de médecine scolaire : visite annuelle de dépistage de l’obésité ou du risque d’obésité et articulation avec les réseaux de prise en charge de l’obésité (REPOB).

  • Mise en place des REPOB qui devront s’engager sur ma mise en place et sur l’évaluation des mesures suivantes :

- un système d’information sur l’accès au soin

- une aide à la prise en charge

- un programme de formation et de sensibilisation

- des ressources d’équipement, d’expertise et de formation : les centres de référence

- une mobilisation des acteurs locaux
Les REPOB seront financés par la DRDR (Dotation régionale de développement des réseaux : URCAM et ARH, Agence Régionale d’Hospitalisation) et le FAQSV. (Fond d’Aide à la Qualité des Soins en Ville)

Ces réseaux auront comme finalité d’aider le patient, son médecin traitant et l’ensemble des autres acteurs concernés, à identifier et accéder aux ressources nécessaires à la prise en charge et au suivi des sujets. Le médecin traitant (et ou le pédiatre) est l'élément central du réseau.
Il faut cependant bien séparer, chez l’adulte, les problématiques différentes de l’obésité « commune » de l’obésité « morbide » et garder à l’esprit que la prise en charge de l’obésité ne doit pas générer d’effet délétère, en termes de stigmatisation, culpabilisation ni de victimisation.





Bibliographie



ENTRETIEN AVEC MADAME GUILLERMIC, infirmière et conseillère technique

« Que comporte le programme scolaire en rapport avec la nutrition ?

-Dans le tronc commun des connaissances, il y a ce qu’on appelle l’éducation nutritionnelle. Au niveau départemental, il existe deux pôles intra et extra scolaire. En intra-scolaire, il y a la formation des enseignants sur la nutrition et l’activité physique pour aboutir à une culture commune. Nous sommes partis de difficultés rencontrées à l’école comme les problèmes de collation, le manque d’activités physiques, comme la marche à pied.

- Par qui est financé cette formation ?

- Par la CPAM et DDASS et pour certaines actions spécifiques il y a des budgets qui sont débloqués.

-Et pour l’extrascolaire ?

- Des binômes de diététiciens et d’éducateurs sportifs, qui sont des personnes relais au niveau des établissements scolaires, sont formés afin de mettre en route des actions de prévention.

-Combien de binômes ?

- 8 binômes par département.

- Comment contrôler les actions mises en place ?

- Tout est basé sur la bonne volonté des professionnels, mais toutes les actions ne sont pas recensées notamment dans le premier degré. Dans le second degré, des rapports d’activité des infirmières scolaires nous permettent d’avoir des informations. Par exemple, il y a 2 ans, une enquête sur les collations à Fougères et un plan nutrition à Cleunay a été établi. Également, à Vitré une étude nommée EPODE a été lancée.

- Combien de villes participent à cette étude ?

- Environ 6 ou 7 villes.

- Existe-t-il des lois cadrant la politique de nutrition ?

- Il y a des circulaires et des arrêtés concernant l’obligation des offres alimentaires dans les cantines. Les conseils généraux se chargent de la formation des cuisiniers à l’éducation nutritionnelle. Il faut savoir que tout est très légiféré, notamment le problème du rapport qualité-prix.

-Les cantines sont-elles réellement contrôlées ?

- Toutes les cantines ne sont pas contrôlées. Dans les entreprises faisant de la restauration, il n’y a pas de contrôle. Au sein des établissements, il y a des commissions de menus qui sont très bien faites pour le choix et l’offre alimentaires.

-Y a-t-il une prévalence de surpoids dans certaines catégories sociales ?

- L’obésité est plus forte dans les milieux précaires car il y a un réel souci de l’éducation à long terme des parents par perte des habitudes culinaires.

- Comment sont gérées les zones défavorisées ?

- Il y a un fonctionnement par association dans les maisons de quartier où il y a une éducation nutritionnelle des populations. Il y a aussi le service d’hygiène et santé de la ville de Rennes qui met en place des actions nutritionnelles à l’école.

- Comment décide-t-on de la mise en application des actions ?

- En fonction des directives ministérielles et la ville décide plus ou moins d’intervenir sur le terrain.

- Quelle est la réelle différence entre le PNNS 1 et le PNNS 2 ?

- Le PNNS 2 s’appuie essentiellement sur l’activité physique et la précarité. (elle nous montre de nombreux documents en rapport avec la prévention faite à l’école)

- Quelles actions concernant la nutrition sont mises en place dans les écoles ?

- Des coupons non échangeables de fruits et de légumes frais d’une valeur de 10€ par mois sont délivrés par le CROUS, une distribution de fruits et de légumes une fois par semaine en maternelle avec des actions pédagogiques, généralisation de l’installation des fontaines à eau.

- Comment allez-vous augmenter l’activité physique concrètement ?

- Les cours de récréation doivent être aménagées. Il faut augmenter le temps livré à l’activité physique avec une augmentation de la proportion du temps où les élèves sont actifs. Les surveillants doivent être formés pour des animations sportives. Il faut développer des actions pédagogiques dans le champ de la nutrition (un arrêté va bientôt être mis en application). Il faut introduire dans les cours des repères nutritionnels selon le PNNS, une heure par an en CE2 et en 5e. Il faut utiliser le temps de restauration pour développer des activités physiques, ludiques et pédagogiques.

- Comment pensez- vous renforcer le dépistage ?

- Le dépistage est réalisé par les infirmières et les médecins scolaires. Les différentes visites ont lieu : en grande section (réalisé dans seulement 20% des écoles), en CE2 ( un bilan infirmier est réalisé où l’ensembles des enfants sont vus et à ce niveau on remarque les enfants à risque), en 6e ( les enfants remarqués en CE2 sont revus par la même infirmière) et en 5e (les enfants subissent un bilan complet). Les enfants qui ont de véritables problèmes de poids sont confiés au médecin traitant.

- Comment se passe la prise en charge de ces enfants ?

- C’est très difficile, comme dans toutes les autres maladies. Jusqu’alors il existait un centre de nutrition à l’hôpital Sud qui a été fermé pour restriction budgétaire mais qui facilitait la prise en charge de ces enfants.

- Quels sont les résultats actuels concernant les actions entreprises ?

- Au niveau départemental, il n’y a pas assez de recul ! Par contre, une première étude a été réalisée à Lille où des premiers résultats sont sortis. Actuellement, sur une tranche d’âge donnée, on remarque un surpoids passant de 9 à 13% en 10 ans ! La mise en place des différentes actions exigées par le PNNS est d’environ 3 ou 4 ans, de plus nous sommes dans une politique d’obligation de résultats d’où l’intérêt de la continuité des deux PNNS.

- Quelle est votre optique de l’avenir ?

- Pour moi les grandes actions nationales n’ont pas de très bons résultats à long terme, mais le « travail de fourmis » de tous les jours permettra une évolution positive.



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